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Contraception en France : évolution des pratiques au cours des 16 derniers mois

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Alors que la chute des ventes des contraceptifs oraux combinés (COC) de 3e et 4e générations se confirme depuis 16 mois, on observe parallèlement une augmentation de 26 % des ventes d'autres dispositifs contraceptifs comme l'implant ou le DIU. Cette tendance traduit une évolution des habitudes, marquée par un recours moins systématique à la pilule.

Evolution des ventes de COC de 1re et 2e générations en 2012, 2013 et début 2014 (@ Rapport ANSM 23 juin 2014).

L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) publie un septième point d'étape sur l'évolution des ventes de contraceptifs (hors préservatifs) en pharmacie au cours des 16 derniers mois (janvier 2013 à avril 2014).
Sans surprise et comme l'avait observé l'étude Fecond présentée par l'Institut national d'études démographiques (Ined) en mai dernier, l'utilisation des contraceptifs oraux combinés (COC) est en recul, avec une chute très nette des ventes de pilules de 3e et de 4e générations, au profit de celles de 1re et 2e générations ainsi que des implants et dispositifs intra-utérins notamment ceux au cuivre. 

Les COC aux risques thromboemboliques les plus faibles sont privilégiés
sur la période considérée :
  • une diminution de 48 % des ventes des contraceptifs oraux combinés (COC) de 3e et 4e générations par rapport aux données de 2012 ;
  • une augmentation de 32 % de celles des COC de 1re et 2e générations.
Ces tendances s'observent quelles que soient les tranches d'âge considérées.
En avril 2014, le ratio des ventes de COC de 1re et de 2e générations par rapport aux COC de 3e et de 4e générations était de 79 %/21 %  contre 52 %/48 % en avril 2012.
Pour l'ANSM, ces résultats confirment "que les femmes et les prescripteurs privilégient les contraceptifs qui présentent des risques thromboemboliques les plus faibles et qu'ils ont pris en compte de façon durable les recommandations émises".

Un changement des habitudes contraceptives
Conformément aux conclusions de l'enquête Fecond, on n'observe pas de désaffection vis-à-vis de la contraception mais une évolution des habitudes.
En effet, ce rapport fait état d'une très faible diminution des ventes globales de contraceptifs (hors préservatifs) de 0,5 % avec :
  • une diminution globale, de l'ordre de 5,6 %, des ventes générales de COC,
  • une diminution de 15 % des ventes d'estroprogestatifs non oraux (dispositifs transdermiques et anneaux vaginaux),
  • une augmentation marquée de 26 % des ventes d'autres dispositifs (implants, dispositifs intra-utérins avec et sans progestatifs) et plus particulièrement des DIU au cuivre dont les ventes ont augmentées de 45 %.
 La répartition des ventes de COC a également évoluée en fonction de leur teneur en estrogènes : les ventes de COC de 1re et de 2e générations dosés à 20 µg d'estrogènes représentaient 30 % des ventes de COC en avril 2014 contre seulement 11 % en avril 2012.

Les dernières données de ce rapport concernent les ventes de contraceptifs d'urgence en augmentation de 5,6 % par rapport aux données reportées de 2012.

Pour aller plus loin
Evolution récente de l'utilisation en France des contraceptifs oraux combinés (COC) et autres contraceptifs - Communiqué (ANSM, 23 juin 2014)
Evolution de l'utilisation en France des Contraceptifs Oraux Combinés (COC) et autres contraceptifs de janvier 2013 à avril 2014 - Rapport (ANSM, 23 juin 2014)
La crise de la pilule en France : vers un nouveau modèle contraceptif ? (N.Bajos et coll, Inserm et Ined, mai 2014)

Sur www.vidal.fr
La contraception en France : utilisation de la pilule en baisse et diversification des méthodes (15 mai 2014)

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