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L’accouchement, source d’anxiété chez les futurs papas (étude)

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Une étude suédoise récente met en avant les facteurs qui peuvent favoriser l’anxiété de l’accouchement chez les futurs pères : première paternité, mauvaise santé physique et mentale, stress élevé, vision négative de la grossesse et de la naissance… autant d’éléments qui augmentent le risque de paniquer à l’approche du terme.

Peu d'études existent sur les angoisses relatives à l'accouchement chez les futurs pères. Pourtant, chez certains d'entre eux, l'approche de la naissance provoque anxiété, irritabilité, voire dépression. Pour mieux comprendre les éléments favorisant ces inquiétudes, une équipe suédoise a interrogé un millier de futurs pères à l'aide de questionnaires standardisés administrés à mi-parcours de la grossesse de leur partenaire.

Au total, c'est un homme sur sept (14 %) qui déclare s'inquiéter fortement du bon déroulement de l'accouchement à venir. Mais cette proportion varie selon certains facteurs.
 
Le premier enfant, plus anxiogène que les suivants
Premier résultat logique, le papa novice est plus anxieux sur l'accouchement à venir que celui qui est déjà père d'un ou plusieurs bambins. Il est plus enclin à y penser dès les premiers mois de la grossesse, et il a davantage tendance à avoir une image négative de la grossesse. De plus, ces nouveaux pères considèrent la césarienne comme une solution plus simple que l'accouchement par les voies naturelles, la naissance étant alors considérée comme un geste chirurgical, moins "mystérieux", et dont la responsabilité incombe à une autre personne que leur partenaire.
 
Le manque de communication et d'information renforce l'anxiété
Les futurs pères nés hors de Suède et ceux qui n'ont pas participé aux consultations prénatales sont également plus exposés à ce type d'anxiété. Un manque d'information, une moins bonne maîtrise du langage, ou le fait d'avoir grandi dans un pays où la césarienne est très pratiquée (ou dans lequel les conditions sanitaires sont mauvaises), tous ces facteurs augmentent le risque d'angoisser à l'idée de l'accouchement.
 
L'effet aggravant d'une mauvaise santé physique ou mentale
Les futurs pères qui souffrent de problèmes de santé, physique ou mentale, sont également plus enclins à avoir une image négative de la grossesse et de l'accouchement, et à angoisser vis-à-vis de la naissance à venir. De plus, les chercheurs ont noté un niveau de stress plus élevé (en général, pas uniquement autour de la grossesse) chez les futurs pères qui souffraient d'anxiété vis-à-vis de l'accouchement.
 
Les auteurs de cette étude concluent qu'un effort devrait être fait en terme d'information des futurs pères sur les modalités de l'accouchement, en particulier à destination de ceux dont c'est la première paternité, ceux nés hors de Suède et ceux souffrant de stress ou de maladies physiques ou mentales. Ainsi, ces hommes pourraient vivre la grossesse plus sereinement et être davantage présents auprès de leur partenaire au moment de l'accouchement, ainsi que dans les semaines qui le précèdent et le suivent.
 
En savoir plus : 
Childbirth fear in expectant fathers: Findings from a regional Swedish cohort study, Hildingsson I et coll., Midwifery 2014 : 30; e242-e247
Childbirth fear in Swedish fathers is associated with parental stress as well as poor physical and mental health. Hildingsson I et coll., Midwifery 2014 : 30; e248-e254 
 

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