En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. ×

Les omégas 3, on les prend dans le poisson !

1
2
3
4
5
(aucun avis, cliquez pour noter)
vu par 740 lecteurs

Pour prévenir les AVC,  il est préférable de consommer directement du poisson plutôt que des compléments alimentaires d'oméga 3.

huile poisson

Les omégas 3 d'huiles de poissons sont préconisés chez les sujets souffrant de maladies cardiaques (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). Selon plusieurs études, les huiles de poissons gras seraient en effet capables de diminuer le taux sanguin de triglycérides, d'où leur utilisation en cardiologie. En raison de ces propriétés intéressantes, de nombreux compléments alimentaires contenant des omégas 3 ont été commercialisés au cours des dernières années ; mais les bénéfices de ces produits sont-ils comparables à la consommation de poissons gras ?

Une récente étude a permis d'évaluer la relation entre le risque d'AVC (accident vasculaire cérébral) et, d'une part la consommation en poisson, d'autre part les apports et les taux sanguins en omégas 3. Les auteurs ont analysé les données issues d'études d'observation et d'essais portant sur les compléments alimentaires. Tous les participants (794 000 au total) étaient initialement en bonne santé.

Selon les résultats, une consommation régulière de poisson, comprise entre 2 et 4 fois par semaine, permet de réduire de 6 % le risque d'AVC. Cette réduction atteint 12 % chez les grands consommateurs, c'est-à-dire ceux qui mangent du poisson plus de cinq fois par semaine. Plus la consommation de poisson augmente, plus le risque d'AVC est faible. En revanche, et c'est tout l'intérêt de cette étude, les auteurs n'ont pas observé de relation entre la consommation directe d'oméga 3 et le risque d'AVC. Autrement dit, en prévention des AVC, il est préférable de consommer du poisson plutôt que des compléments alimentaires d'oméga 3. Cette différence pourrait être liée aux interactions qui existent entre les nutriments présents naturellement dans le poisson, et qu'on ne retrouve plus lorsque les acides gras sont isolés. Aux cinq fruits et légumes par jour, il faudrait donc ajouter 3 poissons (saumon, sardine, maquereau) hebdomadaires !

 

source : R.Chowdhury et coll. : Association between fish consumption, long chain omega 3 fatty acids, and risk of cerebrovascular disease : systematic review and meta-analysis. BMJ, 2012

Commentaires (0)