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Le suivi médical de la mère après l'accouchement

Mis à jour : Jeudi 08 Janvier 2015

L'accouchement est suivi d'un court séjour en maternité pour s'assurer que la nouvelle maman récupère correctement après cet événement important et... fatigant ! Ces quelques jours sont l'occasion de se reposer mais également de poser toutes les questions qui surgissent avec la naissance de bébé et le retour au domicile. Allaitement, soins au bébé, contraception... les sujets à évoquer ne manquent pas.

L'importance du repos après l'accouchement

après l'accouchement

Les jours qui suivent l’accouchement (les « suites de couches ») sont marqués par la fatigue liée aux efforts de l’accouchement, par une brusque modification hormonale (la chute des taux sanguins de progestérone et ses effets sur le psychisme) et, bien sûr, par la présence du bébé.

Pendant ces premières journées, le repos est essentiel à la fois pour récupérer physiquement, mais également pour s’adapter à l’arrivée de bébé, en particulier s’il est le premier. Les bouleversements hormonaux tendent à favoriser les sentiments de doute ou de tristesse, le célèbre « baby blues ». Cet état est habituel dans les jours qui suivent l’accouchement et ses signes évoquent ceux de la dépression, y compris sous la forme de troubles du sommeil. Cette phase, le plus souvent d’une durée inférieure à deux semaines, ne doit pas susciter de sentiment de culpabilité. Le repos permet de réduire ses effets. Si le baby blues perdure au-delà des deux premières semaines, il est essentiel d’en parler rapidement, avec son médecin ou sa sage-femme.

Les examens cliniques après un accouchement

Pendant le séjour en maternité, la nouvelle maman fait l’objet d’un examen clinique quotidien de la part de la sage-femme. Celle-ci surveille sa température pour dépister rapidement une éventuelle infection (urinaire, utérine ou des cicatrices), son pouls et sa pression artérielle. Elle observe la muqueuse conjonctive de ses yeux à la recherche de signes d’anémie et examine les éventuelles cicatrices de césarienne ou d’épisiotomie. Elle effectue également un examen clinique de l’utérus, des seins et des jambes.

L'examen clinique de l'utérus après l'accouchement

Pendant les jours qui suivent l’accouchement, la sage-femme palpe le ventre de la nouvelle maman pour évaluer la façon dont son utérus reprend sa taille normale. Le lendemain de l’accouchement, l’utérus a la taille d’un pamplemousse et il est dur à la palpation. Petit à petit, il devient plus petit tout en restant ferme. Des contractions (les « tranchées ») le vident des débris de muqueuse et des caillots de sangs (les « lochies »), qui disparaissent en une semaine environ et ne doivent jamais sentir mauvais. Ces contractions ne sont pas douloureuses, sauf parfois après plusieurs grossesses.

Le suivi médical de l’épisiotomie
Lorsqu’il a été nécessaire d’inciser le périnée pour permettre le passage du bébé, il est important de prendre toutes les précautions pour que la plaie ne s’infecte pas (le périnée est exposé aux micro-organismes des flores intestinale et vaginale). Plusieurs toilettes de la plaie doivent être faites chaque jour, suivi d’un badigeonnage à l’éosine (comme le cordon du bébé) et d’un séchage au sèche-cheveux. La cicatrice doit rester sèche et protégée. Pour éviter de s’asseoir dessus, il est conseillé d’utiliser une bouée gonflable comme coussin (il en existe dans les magasins de matériel médical).
Les premiers jours, la plaie d’épisiotomie est souvent gonflée (œdème), ce qui tire sur les fils de suture et peut être douloureux. Heureusement, l’œdème diminue rapidement. Il est parfois nécessaire d’enlever un ou deux points de suture pour diminuer l’inconfort.

L'examen clinique des seins après l'accouchement

Si la maman a décidé d’allaiter son bébé, celui-ci sera mis au sein très rapidement pour que la montée de lait se déclenche, habituellement en quelques jours. Chaque jour, la sage-femme examine les mamelons pour s’assurer de l’absence de crevasses ou de gerçures. Elle donne des conseils à la maman pour maintenir la peau de ses mamelons en bon état et peut lui prescrire une crème à base de vitamine A ou E. Elle lui apprend également à masser ses seins pour éviter les engorgements.

Si la maman a décidé de ne pas allaiter, elle reçoit un traitement médicamenteux destiné à bloquer la montée de lait (bromocriptine).

L'examen clinique des jambes après l'accouchement

Un examen clinique quotidien des jambes est effectué pour dépister rapidement une éventuelle phlébitethrombo-embolie »). Après une césarienne, des injections d’anticoagulants sont effectuées tous les jours pendant une semaine à dix jours.

L'examen du nouveau-né
Avant la sortie de la maternité, le bébé est vu par un pédiatre, qui fait un examen complet. Cet examen est obligatoire et a pour but de dépister d'éventuelles maladies rares, le plus souvent d'origine génétique : phénycétonurie, mucoviscidose, hypothyroïdie congénitale, drépanocytose. Un dépistage de la luxation de la hanche est également fait. Il consiste en une manipulation de la hanche, éventuellement associée à une échographie du bassin.

Les autres soins médicaux après l'accouchement

Si la maman n’a jamais eu la rubéole et n’a jamais été vaccinée contre cette maladie infectieuse, un vaccin antirubéole lui est administré après l’accouchement.

De plus, lorsqu’une mère de rhésus sanguin négatif a eu un bébé de rhésus positif, elle reçoit une injection intraveineuse d’immunoglobulines dans les 48 heures après la naissance. Cette injection est destinée à l’empêcher de développer des anticorps contre le facteur rhésus, ce qui compliquerait une future grossesse avec un autre fœtus de rhésus positif.

Les conseils prodigués à la maternité

Au-delà du suivi médical, le séjour en maternité est également un moment propice pour recevoir des conseils, en particulier pour celles qui sont maman pour la première fois.

Ces conseils concernent les soins au bébé (en particulier les soins au cordon ombilical), ceux relatifs à l’allaitement (y compris des conseils d’ordre diététique pour la maman), et la contraception, même chez les mamans qui allaitent (l’allaitement n’est pas toujours accompagné d’un arrêt de la fertilité).

Les conseils pourront également porter sur les soins de la peau (elle est souvent sèche dans les semaines qui suivent l'accouchement) ou des cheveux (qui ont tendance à tomber trois à six mois après la naissance) et sur les mesures à prendre pour retrouver la ligne et un bon tonus abdominal. L'activité physique régulière est recommandée, mais attention aux régimes amincissants, en particulier si vous allaitez (ils sont alors déconseillés jusqu'au sevrage).

La contraception après l'accouchement
Pour éviter une nouvelle grossesse trop rapprochée, il est souvent nécessaire de rapidement mettre en place une forme de contraception après l’accouchement. Le préservatif et les gels spermicides (ou le préservatif féminin) sont une bonne solution en attendant le retour des règles (« retour de couches »). Il est également possible de prendre une pilule progestative ou estroprogestative minidosée. N’hésitez pas à parler contraception avec votre sage-femme avant de sortir de la maternité.

Les séances de suivi post-natal

Avant de repartir chez elle, la nouvelle maman aura une dernière discussion avec la sage-femme ou le médecin qui lui prescrira les éventuels médicaments nécessaires (antalgiques, antibiotiques, éosine, suppléments de fer, vitamine D pour le bébé, etc.).

Ensuite, deux séances de suivi post-natal auprès d’une sage-femme peuvent être programmées entre huit jours après la naissance et la consultation post-natale (voir ci-dessous). Ces séances sont l’occasion de faire le point sur les aspects physiques et psychiques de la santé de la mère. Les soucis de dépression persistante ou de difficultés à reprendre une vie sexuelle peuvent y être abordés sans honte.

La consultation post-natale

De la même manière qu’elle a bénéficié de consultations régulières pendant la grossesse, la maman doit effectuer une consultation post-natale dans les six à huit semaines après l’accouchement, soit auprès de son médecin traitant, soit auprès d’une sage-femme si la grossesse s’est déroulée sans compli

Une attention particulière est portée à la continence urinaire. En effet, environ 15 % des femmes souffrent d’incontinence urinaire d’effort (par exemple en toussant) dans les semaines qui suivent l’accouchement. Si c’est le cas, le médecin prescrit des séances de rééducation périnéale spécialisée auprès d’une sage-femme ou d’un kinésithérapeute.

Dans tous les cas, une dizaine de séances de rééducation du périnée sont prescrites, qui seront réalisées par un kinésithérapeute ou une sage-femme, en ville ou à l’hôpital. Ces séances ont pour but de renforcer le tonus des muscles du périnée, ainsi que celui des muscles abdominaux. Elles sont prises en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

Sources :

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