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Les troubles de la fertilité

Mis à jour : Lundi 02 Juin 2014

Lorsqu'une grossesse désirée tarde à venir, il est fréquent que les couples s'inquiètent et consultent pour dépister d'éventuels troubles de la fertilité. Pourtant, les cas d'infertilité avérée restent rares et les techniques de fécondation in vitro ont considérablement contribué à aider celles et ceux qui ont du mal à concevoir un enfant. Aujourd'hui, ces troubles sont pris en charge par des équipes pluridisciplinaires qui accompagnent les couples tout au long d'un parcours souvent éprouvant, mais fréquemment couronné de succès.

Quand parle-t-on de troubles de la fertilité ?

Lorsqu’un couple qui souhaite concevoir un enfant n’y parvient pas au bout d’une année de tentatives, on parle de troubles de la fertilité. Si la femme a eu des règles irrégulières toute sa vie, si elle a souffert d’infections génitales mal soignées ou si elle est âgée de plus de 35 ans, le délai au-delà duquel le médecin recherche un éventuel trouble de la fertilité est de six mois.

En moyenne, en France, on estime que 15 % des couples consultent pour des troubles de la fertilité, mais seulement 3 à 4 % ne parviendront pas à avoir un enfant.

Quelles sont les chances d'être enceinte après six mois de tentatives ?
En moyenne, 80 % des femmes qui essaient d’avoir un enfant y parviennent dans un délai de six mois. Ce pourcentage diminue avec l’âge de la femme : il est de 94 % à 30 ans, de 86 % à 35 ans et de 64 % à 40 ans.
Après arrêt de la contraception :
  • 26 % des femmes sont enceintes après un mois ;
  • 32 % des femmes sont enceintes après six mois ;
  • 18 % des femmes sont enceintes après un an ;
  • 8 % des femmes sont enceintes après deux ans.

Comment se passe la fécondation ?

fécondation d'un ovule par un spermatozoïde

Pour qu’il y ait développement d’un embryon, il faut qu’il y ait fécondation, c’est-à-dire pénétration d’un ovocyte (également appelé ovule ou parfois « œuf ») par un spermatozoïde (une cellule du sperme). L’ovocyte est produit par l’ovaire sous l’action d’hormones féminines (la FSH et la LH), le spermatozoïde est produit par le testicule sous l’action de la testostérone.

À la puberté, les ovaires contiennent un nombre déterminé de follicules (des ovules immatures). Lors de chaque cycle menstruel, sous l’effet des hormones FSH et LH produites par le cerveau, un follicule (rarement deux) mûrit et donne naissance à un ovule qui, libéré par l’ovaire, descend dans les trompes de Fallope (les trompes de l’utérus). C’est là que l’ovule, devenu ovocyte prêt à être fécondé, va entrer en contact avec les spermatozoïdes après un rapport sexuel.

En moyenne, un ovocyte survit une journée dans les trompes. S’il n’est pas fécondé, il meurt et il faut attendre le cycle suivant pour une éventuelle fécondation. Les spermatozoïdes survivent en moyenne trois jours dans les trompes. Ainsi, le rapport sexuel destiné à concevoir un enfant peut avoir eu lieu un peu avant l’ovulation.

À la ménopause, les ovaires ne contiennent plus de follicules et il n'est plus possible de concevoir un enfant avec ses propres ovocytes.

Quand doit-on consulter lorsqu'on ne parvient pas à avoir un enfant ?

Le délai sans conception après lequel il est légitime de consulter un médecin (ce qu’on appelle la « durée d’infécondité ») est d’une année pour un couple où la femme a moins de 35 ans, et de six mois si la femme a plus de 35 ans. Dans la pratique, parce que l’âge moyen de la première maternité est aujourd’hui de 30 ans en France, certains médecins recommandent systématiquement une première consultation après six mois d’essais, ne serait-ce que pour faire un premier bilan médical.

Quelle est la fréquence idéale des rapports sexuels pour concevoir un enfant ?
Il n'existe guère d'études à ce sujet, mais il est généralement admis que deux à trois rapports sexuels par semaine constitue la bonne fréquence pour, à la fois, augmenter les chances de rapport au moment de l'ovulation et laisser le temps aux testicules de produire suffisamment de spermatozoïdes entre deux rapports sexuels.

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