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Lexique médical – Termes commençant par I

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iatrogène

Se dit d'une affection provoquée par l'action d'un médicament ou par un geste médical : effet indésirable, infection après une injection ou une intervention, accident lors de la pratique d'un examen complémentaire, etc.

ID

Abréviation d'intradermique.

IM

Abréviation d'intramusculaire.

IMAO

Abréviation d'inhibiteur de la mono-amine-oxydase. Famille de médicaments utilisés en psychiatrie et en neurologie (dépression, maladie de Parkinson). Ces médicaments sont divisés en deux types : les IMAO non sélectifs, qui sont incompatibles avec de nombreux médicaments et même certains aliments, et les IMAO sélectifs (A ou B), pour lesquels ces inconvénients sont absents ou limités.

imidazolé

Famille de médicaments qui regroupe des antifongiques, des antibiotiques et des antiparasitaires.

immunité

Résistance du corps à certains agents infectieux.

Voir aussi : déficit immunitaire.

immunodépresseur

Voir traitement immunodépresseur.

immunoglobuline

Anticorps sécrété par certains globules blancs, destiné à neutraliser spécifiquement une substance étrangère ou un agent infectieux. Les immunoglobulines d'origine humaine sont utilisées comme médicament ; elles sont alors purifiées et stérilisées.

Synonyme : gammaglobulines.

immunomodulateur

Voir traitement immunomodulateur.

immunosuppresseur

Voir traitement immunodépresseur.

impatiences

Sensations pénibles localisées dans les jambes. Elles se manifestent, généralement lors du coucher, par un sentiment d'inconfort, un besoin irrépressible de bouger les jambes.

impédancemétrie

Méthode d'exploration du corps à l'aide de très faibles courants électriques. Selon la fréquence des courants utilisés, l'impédancemétrie permet de mesurer le pourcentage de graisses, de muscles ou d'eau dans le corps. Des techniques d'impédancemétrie sont également utilisées pour explorer les organes de l'audition.

impétigo

Infection de la peau due à un streptocoque ou à un staphylocoque. Elle se manifeste par des plaques rouges, puis des vésicules et des croûtes.

impuissance

Érection impossible ou insuffisante pour la pénétration.

Consultez l'article : Troubles de l’érection

incontinence

Émission involontaire d'urine ou de selles.

Consultez l'article : Incontinence urinaire

incubation

Délai entre la contamination par un germe et l'apparition des symptômes d'une maladie infectieuse.

indice de masse corporelle (IMC)

Formule permettant d'évaluer la proportion de graisse chez une personne :

Poids ÷ (Taille x Taille).

Par exemple, pour une personne pesant 82 kg et mesurant 1,60 m, l'indice de masse corporelle est égal à :

82 ÷ (1,60 x 1,60) = 32.

L'obésité est définie par un indice supérieur à 30.

Consultez l'article : Obésité

inducteur enzymatique

Le foie, véritable usine chimique de l'organisme, assure l'élimination ou la destruction de nombreux médicaments.

Certaines substances stimulent les enzymes hépatiques qui assurent cette fonction d'élimination. Ces substances sont des inducteurs enzymatiques, et leur consommation peut diminuer la concentration sanguine des médicaments sensibles à leur action, diminuant, voire annulant, leur effet. Une augmentation de la posologie du médicament permet souvent de compenser l'effet de la prise conjointe d'un inducteur enzymatique, mais le risque d'inefficacité conduit parfois à déconseiller leur association. C'est le cas pour les contraceptifs oraux (« pilules »), qui peuvent perdre leur efficacité s'ils sont associés à la prise régulière d'un inducteur enzymatique.

Le risque est mentionné dans la rubrique Interactions médicamenteuses lorsqu'un médicament est susceptible de voir son action significativement modifiée par la prise d'un inducteur enzymatique.

Les principaux inducteurs enzymatiques sont généralement eux-mêmes des médicaments :

  • anti-épileptiques (anticonvulsivants) : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone ;

  • antituberculeux : rifabutine, rifampicine ;

  • antifongique : griséofulvine.

D'autres substances peuvent avoir un effet inducteur enzymatique :

  • le millepertuis, plante contenue dans certaines préparations ;

  • le tabac et l'alcool.

induration

Léger gonflement et perte de l'élasticité de la peau qui devient localement ferme et peu mobile. Une induration peut se produire après l'injection d'un médicament, une piqûre d'insecte, une infection ou une réaction allergique.

infarctus du myocarde

Destruction d'une partie du muscle cardiaque (myocarde), privé de sang par obstruction de ses artères.

Consultez l'article : Après un infarctus du myocarde

infections opportunistes

Infections secondaires à un déficit immunitaire, dues notamment à une infection par le VIH (virus du sida). Les germes responsables (virus, bactéries ou levures) profitent de la baisse des défenses de l'organisme pour provoquer une infection. La plupart de ces germes n'entraînent pas d'infection lorsqu'il n'y a pas de déficit immunitaire.

Consultez l'article : Infection par le VIH/sida

infiltration

Injection d'une substance médicamenteuse à proximité d'une région douloureuse ou inflammatoire. Les solutions injectables utilisées contiennent généralement des anesthésiques locaux ou des corticoïdes.

inflammation

Réaction naturelle de l'organisme contre un élément reconnu comme étranger. Elle se manifeste localement par une rougeur, une chaleur, une douleur ou un gonflement.

infusion

Mode de préparation de la plupart des tisanes ; ce procédé permet d'extraire les substances contenues dans les plantes en versant de l'eau bouillante sur celles-ci. Cette technique est différente de la macération et de la décoction.

inhalation
  • Terme général désignant l'absorption par la bouche et le nez de substances gazeuses ou de particules en suspension qui diffusent dans les voies respiratoires après une inspiration profonde.

  • Mode d'administration de substances volatiles, en solution dans de l'eau chaude. Ces substances sont destinées à agir sur les voies respiratoires. Contrairement à l'aérosol, qui nécessite un appareillage électrique, l'inhalation se pratique d'une manière simple : en respirant les vapeurs d'une solution contenue dans un bol, la tête recouverte d'une serviette. Il existe en pharmacie des bols inhalateurs, peu onéreux, qui comportent un embout recouvrant la bouche et le nez.

inhibiteur calcique

Médicament capable d'inhiber la contraction des vaisseaux sanguins en bloquant l'entrée du calcium dans leurs parois. Il est utilisé principalement dans le traitement de l'hypertension artérielle et de l'angine de poitrine. Ce médicament n'a aucune influence sur la fixation osseuse du calcium.

Consultez les articles : Hypertension artérielle (HTA) et Angine de poitrine (Angor)

inhibiteur de fusion

Famille de médicaments antirétroviraux actifs sur le principal virus de l'immunodéficience humaine (VIH-1). À la différence des autres traitements antirétroviraux, qui agissent sur le virus après sa pénétration dans les cellules, l'inhibiteur de fusion s'oppose à son entrée en se fixant à une protéine de l'enveloppe virale. Il est utilisé en association avec d'autres médicaments antirétroviraux.

Consultez l'article : Infection par le VIH/sida

inhibiteur de l'angiotensine II

Ces médicaments sont parfois appelés sartans, car les noms des molécules appartenant à cette famille se terminent par sartan (losartan, candésartan, etc.).

Cette famille de médicaments bloque l'action de l'angiotensine II, substance qui augmente la tension artérielle et fatigue le cœur.

Les inhibiteurs de l'angiotensine II sont utilisés pour traiter l'hypertension artérielle.

Consultez l'article : Hypertension artérielle (HTA)

inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC)

Cette famille de médicaments bloque l'action d'une enzyme, qui convertit l'angiotensine I (substance naturelle inactive) en angiotensine II. Cette dernière substance augmente la tension artérielle et fatigue le cœur.

Les IEC sont utilisés pour traiter l'hypertension artérielle, l'insuffisance cardiaque ou les suites d'infarctus du myocarde.

Consultez les articles : Hypertension artérielle (HTA), Troubles du rythme cardiaque et Après un infarctus du myocarde

inhibiteur de la recapture de la sérotonine (IRS)

Antidépresseur augmentant la quantité de sérotonine présente dans le cerveau, en limitant sa recapture. Certains IRS sont également utilisés pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et de l'anxiété.

Voir aussi : antidépresseur sérotoninergique.

Consultez les articles : Troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et Anxiété

inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA)

Antidépresseur augmentant la quantité de sérotonine et de noradrénaline présente dans le cerveau, en limitant leur recapture.

Voir aussi : antidépresseur sérotoninergique.

inhibiteur de la topoisomérase

Variété de chimiothérapie anticancéreuse bloquant la division des cellules en inhibant une enzyme (la topoisomérase) qui permet à l'ADN de se diviser.

inhibiteur enzymatique

Substance ou médicament qui diminue l'efficacité d'une enzyme. En pharmacologie, un inhibiteur enzymatique est un médicament qui diminue la dégradation d'autres médicaments en diminuant l'efficacité des enzymes hépatiques responsables de leur dégradation.

Un inhibiteur enzymatique (contrairement à un inducteur enzymatique) a donc pour effet d'augmenter le taux sanguin des médicaments sensibles à son action.

inhibiteurs de la transcriptase inverse

Médicaments antirétroviraux qui agissent en bloquant une enzyme (la transcriptase inverse) nécessaire à la reproduction du virus du sida (VIH) dans les cellules infectées. Ce type de médicament bloque l'une des étapes essentielles du cycle de reproduction du virus, sans toutefois permettre son élimination complète. Les inhibiteurs de la transcriptase inverse, dont il existe deux types (« nucléosidiques » et « non nucléosidiques »), sont généralement associés à d'autres médicaments antirétroviraux.

Consultez l'article : Infection par le VIH/sida

INR

Abréviation d'International Normalized Ratio. Expression normalisée du taux de prothrombine, l'INR permet de limiter les variations de résultats d'un laboratoire d'analyses à l'autre. Il est utilisé pour contrôler l'efficacité d'un traitement anticoagulant oral par antivitamine K. Il varie de 1 (absence d'effet anticoagulant) à 5 et plus (effet anticoagulant maximal et apparition d'un risque d'hémorragie).

Dans la majorité des cas, l'objectif recherché est un INR compris entre 2 et 3.

Lorsque l'INR est inférieur à 2, le traitement est insuffisant et justifie une augmentation de la posologie.

Lorsque l'INR est supérieur à 3, le traitement est excessif et augmente le risque d'hémorragie ; la posologie doit être diminuée.

Dans certaines situations à haut risque d'accident thromboembolique comme le port de prothèses cardiaques, un INR supérieur à 3 peut être nécessaire pour apporter une protection suffisante.

Les modifications de posologies doivent être minimes et leur effet ne se fera sentir sur l'INR qu'après plusieurs jours (délai variable suivant les médicaments) ; elles sont généralement décidées par le médecin. En cas d'INR supérieur à 3,5 le médecin doit être joint avant la prise suivante pour dicter la conduite à tenir. En cas d'INR supérieur à 5, le risque hémorragique est important et peut nécessiter une correction urgente par un traitement spécifique : joindre rapidement un médecin ou à défaut un service d'aide médicale urgente.

Du fait de fréquentes interactions médicamenteuses, un INR de contrôle devrait être pratiqué 3 à 4 jours après la prescription de tout nouveau médicament pris de façon régulière par une personne en traitement anticoagulant.

L'INR n'est pas adapté à la surveillance des traitements anticoagulants injectables.

insuffisance cardiaque

Incapacité du cœur à remplir sa fonction de pompe. Les principaux symptômes de l'insuffisance cardiaque sont une fatigue et un essoufflement lors d'un effort.

Consultez l'article : Troubles du rythme cardiaque

insuffisance coronarienne

Incapacité partielle des artères du cœur (artères coronaires) à irriguer le muscle cardiaque. Des crises d'angine de poitrine peuvent survenir, le plus souvent lors d'un effort.

Consultez l'article : Angine de poitrine (Angor)

insuffisance hépatique

Incapacité du foie à remplir sa fonction, qui est essentiellement l'élimination de certains déchets, mais également la synthèse de nombreuses substances biologiques indispensables à l'organisme : albumine, cholestérol et facteurs de la coagulation (vitamine K, etc.).

insuffisance médullaire

Atteinte de la moelle osseuse, qui devient incapable de produire les cellules du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes).

Voir aussi : aplasie médullaire.

insuffisance pancréatique exocrine

Incapacité du pancréas à sécréter les enzymes nécessaires à la digestion. Exocrine signifie « vers l'extérieur », car les enzymes vont dans le tube digestif. Ce terme s'oppose à endocrine qui signifie « à l'intérieur » et désigne la sécrétion par le pancréas d'insuline dans le sang.

insuffisance rénale

Incapacité des reins à éliminer les déchets ou les substances médicamenteuses. Une insuffisance rénale avancée ne se traduit pas forcément par une diminution de la quantité d'urine éliminée. Seuls une prise de sang et le dosage de la créatinine peuvent révéler cette maladie.

insuffisance rénale chronique

Atteinte progressive, importante et définitive du fonctionnement des reins.

insuffisance respiratoire

Incapacité des poumons à oxygéner correctement le sang et à éliminer le gaz carbonique en excès.

insuffisance surrénale

Défaut de fonctionnement des glandes surrénales, qui sécrètent essentiellement la cortisone.

insuffisance veineuse

Incapacité des veines des jambes à faire remonter le sang vers le cœur.

Consultez l'article : Jambes lourdes

insuline

Hormone sécrétée par le pancréas après consommation de sucres. Elle diminue le taux de sucre dans le sang et permet son utilisation par les organes. L'insuline sert au traitement de certains types de diabète. La seule insuline actuellement utilisée est obtenue par biotechnologie ; les insulines d'origine animale ne sont plus commercialisées.

Les différentes insulines disponibles diffèrent par leur délai et leur durée d'action.

Consultez les articles : Diabète de type 1 et Diabète de type 2

intolérance

Effet indésirable, le plus souvent digestif, lors de la prise d'un médicament. L'irritation de l'estomac due à l'aspirine est une intolérance et non une allergie.

intradermique

Injection d'un médicament, d'un réactif ou d'un vaccin entre l'épiderme et le derme.

Abréviation : ID.

intradermoréaction

Injection intradermique (entre l'épiderme et le derme) d'une substance d'origine microbienne, contre laquelle l'organisme réagit en formant un bouton. Cette réaction signifie que l'organisme reconnaît cette substance et a déjà été en contact avec le microbe.

L'intradermoréaction la plus connue est une injection de tuberculine, issue d'une culture de bacilles tuberculeux tués. La formation d'un bouton sur la peau dans les jours qui suivent l'intradermoréaction indique que l'organisme a été en contact avec le bacille tuberculeux (tuberculose ancienne ou en cours), ou que la vaccination par le BCG a été efficace et que l'organisme est donc immunisé contre la tuberculose. La positivité de l'intradermoréaction à la tuberculine peut par conséquent avoir deux significations :

  • chez une personne non vaccinée par le BCG, il s'agit d'un signe de tuberculose (ancienne ou en cours) ;

  • chez une personne vaccinée par le BCG, il s'agit d'un signe de bonne protection contre la tuberculose.

intramusculaire

Injection d'un médicament dans un muscle, généralement au niveau de la fesse. L'effet du médicament, qui ne passe que progressivement dans le sang, est retardé mais prolongé. Une bonne désinfection préalable de la peau est nécessaire, car cette injection profonde expose à un risque d'abcès. La douleur due à la piqûre dépend surtout de la nature du produit utilisé. Cette voie d'administration est contre-indiquée chez les hémophiles et chez les personnes qui suivent un traitement anticoagulant, car elle expose alors à un risque d'hématome de la fesse.

Abréviation : IM.

intraveineuse

Injection d'un médicament dans une veine, généralement au pli du coude, après désinfection de la peau. Lorsqu'il s'agit d'une injection intraveineuse directe à l'aide d'une seringue, l'effet du médicament est immédiat, mais bref. À l'inverse, la perfusion permet une administration continue et contrôlée de la substance active, diluée dans un flacon de sérum.

Abréviation : IV.

iris

Membrane colorée située en arrière de la cornée, l'iris est couvert de pigments qui déterminent la couleur des yeux. Il est percé d'une ouverture circulaire, la pupille, par laquelle la lumière pénètre dans l'œil.

IRM

Imagerie par résonance magnétique ; méthode de visualisation analogue au scanner, mais sans utilisation de rayons X.

irrigation nasale

Technique d'utilisation de certains médicaments qui permet un contact étroit et prolongé avec les fosses nasales : renverser la tête en arrière et faire couler lentement la solution dans une narine. Dans le même temps, prononcer de façon répétée et rapide la syllabe « ké » pour empêcher la solution de couler dans la bouche. Laisser pendant quelques instants le médicament en contact avec les sécrétions, puis l'évacuer en penchant la tête en avant.

irrigation vaginale

Mode d'administration d'un médicament dans le vagin. La solution, pure ou diluée, est introduite à l'aide d'une canule reliée à une poire ou à la tubulure d'un récipient placé en hauteur.

IRS

Abréviation d'inhibiteur de la recapture de la sérotonine. Voir ce terme.

IRSNA

Abréviation d'inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline.

IST

Abréviation d'infection sexuellement transmissible.

Synonyme de MST.

IV

Abréviation d'intraveineuse.