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Rubéole et grossesse

Mis à jour : Vendredi 06 Septembre 2013

La rubéole, lorsqu’elle est contractée pendant la grossesse, peut entraîner de graves malformations chez le fœtus. Pour cette raison, le dépistage de la rubéole est obligatoire en début de grossesse : un test pour évaluer l'immunité de la femme enceinte contre la rubéole est prescrit lors du premier examen prénatal (entre deux et trois mois de grossesse), en l’absence d’un certificat de vaccination contre cette maladie ou d’une précédente analyse de sang (sérologie) montrant la présence d'anticorps contre la rubéole.

En revanche, si la future mère a déjà eu la rubéole ou a été vaccinée au moins un mois avant le début de la grossesse, le contact proche avec une personne contaminée n’entraîne pas de risque pour le fœtus.

Quels sont les risques encourus par le fœtus dont la mère contracte la rubéole pendant la grossesse ?

femme enceinte

La transmission du virus de la rubéole de la mère au fœtus est très fréquente si la mère contracte la maladie pendant le premier trimestre de la grossesse. Le risque de transmission mère-enfant est alors de plus de 80 %. Ensuite, il diminue jusqu’à une valeur de 30 % avant d’augmenter à nouveau à partir de la 30e semaine d’aménorrhée pour approcher de 100 % en fin de grossesse. Les risques encourus par le fœtus sont toutefois très différents selon le moment où la mère contracte la rubéole.

  • En cas de rubéole avant la 12e semaine d’aménorrhée (pendant le premier trimestre de la grossesse), l’infection peut entrainer des conséquences graves pour le fœtus. Outre le risque de décès, il existe un risque de malformations sévères (syndrome de rubéole congénitale) : malformations des yeux (risque de cécité), de l’audition (risque de surdité), du cœur, mais aussi neurologiques (avec un possible retard mental).
  • En cas de rubéole entre la 12e et la 18e semaine d’aménorrhée (pendant les 3e et 4e mois de la grossesse), la rubéole n’entraine généralement qu’une surdité.
  • En cas de rubéole entre la 18e et la 29e semaine d’aménorrhée (du 4e au 7e mois de la grossesse), le risque est quasiment nul pour le fœtus.
  • En cas de rubéole après la 29e semaine d’aménorrhée, soit le 7e mois de grossesse, l’infection peut entrainer un retard de croissance du fœtus.

Il n’existe pas de traitement antiviral efficace susceptible de réduire les conséquences d’une infection par le virus de la rubéole sur le fœtus.

Quels sont les risques encourus par une femme enceinte qui contracte la rubéole ?

Près de la moitié des femmes enceintes infectées par la rubéole ne présentent pas de symptôme. Les autres développent une éruption cutanée qui peut parfois être confondue avec une réaction allergique, éventuellement accompagnée de fièvre. Il n’y a pas de complication particulière à craindre pour la future mère.

Que faire si une femme enceinte n'est pas immunisée contre la rubéole ?

Sans preuve écrite d’une immunité par rapport à la rubéole, le médecin prescrit un test sérologique au moment du premier examen prénatal. Ce test consiste, à partir d’une prise de sang, à doser les anticorps dirigés contre le virus de la rubéole.

Lorsque cet examen sérologique montre que la femme enceinte n’est pas immunisée contre la rubéole, une nouvelle prise de sang à 20 semaines d’aménorrhée (au début du 5e mois de grossesse) est recommandée, afin de vérifier que la rubéole n'a pas été contractée pendant cette période.

En l’absence d’immunisation, la femme enceinte ne peut pas être vaccinée contre la rubéole pendant la grossesse. Elle doit éviter tout contact avec une personne susceptible d’être contaminée (enfant avec une éruption de tâches rosées en cours ou récente), surtout durant les 4 premiers mois de la grossesse. Pour protéger d’éventuels autres grossesses, la vaccination contre la rubéole est pratiquée après l’accouchement, avant même la sortie de la maternité. Elle n’empêche pas l’allaitement maternel.

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