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Les symptômes des anévrismes

Mis à jour : Mercredi 02 Novembre 2011

Pendant des mois voire des années, l’anévrisme n’est associé à aucune manifestation particulière. Dans de rares cas, des symptômes apparaissent lorsque l’anévrisme devient volumineux : ils annoncent sa rupture. Dans la grande majorité des cas, seule la rupture de l’anévrisme provoque des symptômes dus à la compression des tissus par l’hémorragie.

Les symptômes qui peuvent précéder une rupture d'anévrisme

Ces symptômes sont dus à la pression provoquée par la poche de l’anévrisme sur les organes voisins. De plus, les anévrismes gênent la circulation du sang en créant des zones de tourbillon et de stagnation qui augmentent le risque de formation d’un caillot sanguin. Des fragments de caillot peuvent se détacher et partir dans la circulation sanguine et boucher de petites artères dans d’autres organes (« embolie »).

Lorsque l’anévrisme se développe dans le cerveau, certains symptômes peuvent faire soupçonner son existence :

  • maux de tête inhabituels ;
  • fatigue ;
  • troubles de l’équilibre, de l’audition, de la vision ou paralysies partielles ;
  • difficultés d’élocution temporaires ;
  • douleur au niveau de la nuque ;
  • confusion, désorientation passagère ;
  • pupille dilatée ;
  • nausées ou vomissements.

Les symptômes de la rupture d'anévrisme

Lorsqu’un anévrisme se rompt, les symptômes dépendent de l’importance de l’hémorragie après la rupture et de sa localisation.

En cas de rupture d'anévrisme du cerveau, les symptômes peuvent prendre la forme d'un accident vasculaire cérébral avec maux de tête intenses, troubles de la vision (perte d'une partie ou de tout le champ visuel, vision double), douleurs dans la nuque, douleurs au-dessus ou derrière les yeux, paralysie partielle, troubles de l'élocution, etc. Si l'hémorragie est importante, la personne peut perdre connaissance et tomber dans le coma.

Les ruptures des anévrismes de l’aorte produisent souvent des hémorragies internes importantes qui entraînent perte de connaissance et décès rapide.

Quelles sont les complications des anévrismes ?

Les complications des anévrismes sont liées aux effets de l’hémorragie suite à la rupture. Au niveau du cerveau, l’excès de pression due à la poche de sang peut empêcher l’oxygénation des zones du cerveau voisines et provoquer leur destruction, entraînant le décès du patient ou des séquelles invalidantes.

Dans les jours qui suivent la rupture d’anévrisme, un rétrécissement des artères du cerveau, le « vasospasme », peut également se produire et provoquer des complications similaires. De plus, la poche de sang hémorragique peut bloquer la circulation du liquide qui baigne le cerveau et la moelle épinière (le « liquide céphalorachidien ») et provoquer une surpression au sein du cerveau, l’hydrocéphalie, qui gêne son oxygénation.

Les séquelles neurologiques dépendent de la zone du cerveau où se trouve l’anévrisme : zones contrôlant les mouvements, l’audition, la parole, la vision, etc.

Comment diagnostique-t-on un anévrisme ?

examen IRM

Lorsqu’un anévrisme du cerveau s’est rompu, le diagnostic repose sur les symptômes et sur des examens complémentaires (IRM, scanner) pour confirmer la présence d’une hémorragie. La présence de sang dans le liquide céphalorachidien peut également aider au diagnostic.

Un autre examen complémentaire, l’artériographie, peut être nécessaire pour localiser l’hémorragie avec précision et évaluer l’état des autres vaisseaux sanguins du cerveau. Cet examen consiste à injecter une substance opacifiante dans le sang avant de pratiquer un examen de type scanner.

Les anévrismes de l’aorte sont parfois diagnostiqués à la palpation du ventre (le médecin sent la présence d’une masse qui « bat » au rythme du pouls).

Dans un tiers des cas, le diagnostic d’anévrisme est fait chez des patients sans symptômes au cours d’un examen effectué pour une autre raison.

Quel est le pronostic d'une rupture d'anévrisme du cerveau ?

Aujourd’hui, on estime que deux tiers des personnes qui ont une rupture d’anévrisme au niveau du cerveau survivent à cet accident si elles bénéficient rapidement d’un traitement adapté. Des séquelles invalidantes permanentes sont observées chez environ un tiers des personnes hospitalisées pour rupture d’anévrisme du cerveau.

Le pronostic dépend fortement de l’âge de la personne et de la sévérité des symptômes. Un patient jeune qui n’a pas de pas de perte de connaissance au moment de la rupture d’anévrisme a environ trois chances sur quatre de guérir sans séquelles, mais seulement une chance sur dix en cas de coma. Après 60 ans, ces chances de récupération complète passent respectivement à une sur deux (en l’absence de perte de conscience) et une sur vingt (lors de coma).

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