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Accident vasculaire cérébral (AVC)

Mis à jour : Mardi 31 Juillet 2012

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont la troisième cause de mortalité en France et la première cause de handicap. Chaque année, on compte 120.000 nouveaux cas d'AVC dans notre pays. Environ 60 % des personnes qui ont eu un AVC conservent une certaine forme d'invalidité : paralysie (dans 30 % des cas), perte sensorielle, troubles de la mémoire, de l'élocution ou de la vue, dépression ou autres types de troubles psychiques, etc. Les conséquences peuvent être lourdes pour le patient comme pour son entourage.

Qu'est-ce qu'un AVC ?

homme après avc

L’accident vasculaire cérébral (AVC ou, plus communément, attaque cérébrale, embolie cérébrale ou apoplexie) se caractérise par une lésion d’une partie du cerveau à la suite de l’obstruction d’un vaisseau (accident ischémique ou infarctus cérébral) ou par la rupture d’un vaisseau sanguin et l’accumulation d’une poche de sang (accident hémorragique ou hémorragie cérébrale).

L’interruption du flux sanguin, ou l’accumulation de sang lors d’accidents hémorragiques, provoque la destruction par asphyxie des cellules nerveuses (ou neurones) dans la région concernée. Les conséquences de l’AVC varient selon la zone du cerveau touchée et l’ampleur des lésions. Environ 85 % des AVC sont d’origine ischémique et 15 % d’origine hémorragique. Cette maladie touche autant les hommes que les femmes et 75 % des personnes atteintes ont plus de 65 ans.

Qu'appelle-t-on accident ischémique transitoire ?
L'accident ischémique transitoire (AIT) est une forme légère d'AVC causée par l'interruption temporaire du débit sanguin dans une partie du cerveau. Dans le cas d'un AIT, les symptômes durent moins d'une heure et ne laissent pas de signe anormal sur les images du cerveau par IRM. L'AIT est un peu plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Le risque de survenue d'un AVC à la suite d'un AIT est élevé (jusqu'à 10 % des cas dans la semaine qui suit l'AIT). De ce fait, comme l'AVC, l'AIT est une urgence médicale.

Quels sont les symptômes de l'AVC et de l'AIT ?

Les symptômes de l’AVC et de l'AIT sont similaires, mais ceux de l'AIT durent moins d'une heure et disparaissent spontanément. Ces symptômes se manifestent subitement et ne précèdent l’accident que de quelques minutes ou de quelques heures.

    Il est important de connaître les principaux signes d’un AVC et d'un AIT pour bénéficier rapidement d’un traitement :
  • apparition soudaine d'une difficulté à s'exprimer (dysarthrie, aphasie) ou à comprendre les autres ;
  • paralysie ou engourdissement soudain d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe (hémiplégie) ;
  • perte soudaine de la vue (souvent dans un seul œil) ou vision dédoublée ;
  • perte de l’équilibre ou de la coordination des mouvements ;
  • mal de tête soudain et violent, sans cause apparente.

L'intensité des symptômes observés lors d'un AVC ne permet pas de prévoir l'intensité d'éventuelles séquelles. Un AVC ayant entraîné des symptômes sévères et variés peut ne laisser que peu de séquelles.

Que faire en cas de symptômes évoquant un AVC ou un AIT ?
Lorsqu'une personne présente des symptômes qui suggèrent un AIT ou un AVC, il faut immédiatement appeler le Samu (15, 112) qui orientera vers la structure adaptée. Il est recommandé de ne pas attendre son médecin, ni de se rendre aux urgences, ce qui risquerait d'entraîner une perte de temps au cas où l'administration d'un traitement visant à dissoudre le caillot serait possible.

Comment diagnostique-t-on un AVC ou un AIT ?

En plus de l'examen de son patient, des examens complémentaires (IRM) peuvent aider le médecin à poser un diagnostic et à distinguer un accident ischémique d'un accident hémorragique. Lors d'accident ischémique, d'autres examens (angiographie, échographie) sont utilisés pour déterminer l'origine du caillot ou de la plaque d'athérome responsable de l'obstruction du vaisseau.

Le diagnostic d'un AIT repose essentiellement sur l'interrogatoire du patient. Les symptômes ont spontanément disparu et aucune image anormale n'apparaît à l'IRM.

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