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Prééclampsie

Mis à jour : Vendredi 24 Mars 2017

La prééclampsie est une maladie de la grossesse. Elle est causée par une malformation des vaisseaux sanguins du placenta et provoque une souffrance du fœtus et une hypertension artérielle chez la mère. Les complications de cette maladie peuvent être graves, notamment la crise d'éclampsie, et nécessitent une hospitalisation. En cas d'aggravation de l'état de santé de la mère ou du fœtus, l'accouchement est provoqué en urgence, parfois de manière précoce et le plus souvent par césarienne.

Qu'est-ce que la prééclampsie ?

femme enceinte chez le médecin

La prééclampsie est une maladie liée à la grossesse qui peut mettre en danger la vie de la mère et du fœtus. Autrefois, la prééclampsie était appelée « toxémie gravidique ». Elle est caractérisée par la présence, chez la femme enceinte, d’une hypertension artérielle, d’œdèmes importants (des gonflements) et d’une perte de protéines dans les urines. La prééclampsie survient pendant la seconde moitié de la grossesse, à partir de vingt semaines d’aménorrhée (depuis les dernières règles).

La prééclampsie tient son nom du fait qu’elle peut conduire à une crise d’éclampsie, une complication grave qui se traduit par des convulsions (comme une crise d’épilepsie). La prééclampsie peut avoir d’autres complications graves qui justifient parfois l’hospitalisation de la patiente jusqu’à la naissance.

La prééclampsie cesse avec la naissance de l’enfant et l’expulsion du placenta. Tous les traitements médicaux mis en œuvre lors de prééclampsie servent à maintenir la grossesse jusqu’à un terme compatible avec la survie du fœtus. Après l’accouchement, les symptômes s’estompent en quelques jours.

L'hypertension artérielle gravidique
L'hypertension artérielle gravidique (« gravidique » signifie « liée à la grossesse ») se caractérise par une tension artérielle supérieure à 14/9 qui survient après vingt semaines d'aménorrhée chez une femme n'ayant jamais eu d'hypertension artérielle par le passé. Comme la prééclampsie, elle est causée par un défaut des vaisseaux sanguins du placenta. En revanche, dans le cas de l'hypertension artérielle gravidique, il n'y a pas ou peu de perte de protéines dans les urines. Sa présence ne suffit donc pas pour poser le diagnostic de prééclampsie. Néanmoins, les femmes enceintes hypertendues doivent être soumises à une surveillance régulière, pour s'assurer que leur hypertension n'évolue pas vers une prééclampsie.

L'hypertension artérielle gravidique, la prééclampsie et la crise d'éclampsie sont-elles des maladies fréquentes ?

L’hypertension artérielle de la femme enceinte est relativement fréquente : elle concerne plus ou moins 10 % des grossesses. Parmi elles, environ 10 % souffrent d’hypertension artérielle chronique pré-existante à la grossesse. Les autres 90 % présentent une hypertension artérielle liée à la grossesse (hypertension artérielle gravidique). La prééclampsie concerne environ 3 à 4  % des grossesses. La crise d’éclampsie est rare : elle est observée dans moins de 1 % des cas de prééclampsies.

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