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Douleur chez l'adulte

Mis à jour : Jeudi 19 Janvier 2017

La douleur est à la fois une sensation universelle et un phénomène complexe, dont l’expression et la signification varient considérablement selon les individus, les pays et les cultures. Longtemps considérée par la médecine occidentale comme un simple signal d’alarme visant à protéger l’organisme, la douleur est aujourd’hui considérée comme une manifestation complexe, qui mérite, en tant que telle, toute l’attention du corps médical.

Qu’est-ce que la douleur ?

La douleur est une sensation complexe, sensorielle et émotionnelle, qui met en jeu des récepteurs présents dans tout l’organisme (la peau, les organes, les muscles, les os, etc.), des nerfs qui conduisent l’information vers la moelle épinière puis le cerveau, et des régions du cerveau où elle est analysée, évaluée et où elle provoque des réactions et des émotions. La douleur est une sensation liée à la conscience. Elle s’efface lors du sommeil ou du rêve ; elle peut être atténuée à la faveur d’états de conscience modifiés (relaxation, hypnose, par exemple).

D’où vient la douleur ?

douleur

La sensation douloureuse peut être provoquée par toutes sortes d’événements qui perturbent l’organisme : un choc mécanique (écrasement, étirement, coupure, etc.), un choc thermique (chaud ou froid) ou une réaction inflammatoire, qui produit des substances provoquant de la douleur.
L’inflammation est un mécanisme naturel de protection et de réparation de l’organisme. Elle se déclenche dans de nombreuses circonstances : traumatismes, infections, allergies, etc. Elle accompagne les réactions immunitaires. Elle consiste en une suite de réactions biochimiques qui font intervenir des cellules (globules blancs par exemple) et des médiateurs chimiques sécrétés par ces cellules (histamine, prostaglandines, etc.). Certains de ces médiateurs sont dits algogènes, c’est-à-dire qu’ils stimulent les récepteurs de la douleur. Certains médicaments antalgiques, comme l’aspirine ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens, bloquent l’inflammation à différents stades et agissent ainsi sur la douleur, en diminuant la production des substances algogènes.
Les inflammations peuvent être intenses et de courte durée (inflammations aiguës) ou se prolonger pendant des mois ou des années (inflammations chroniques). Les inflammations chroniques sont la source de douleurs durables qui peuvent fortement perturber la vie quotidienne.

Comment le cerveau contrôle-t-il la douleur ?

Les médecins ont remarqué depuis longtemps qu'une douleur intense, provoquée en un point de l’organisme, peut masquer toutes les autres sensations douloureuses. Ce phénomène s’explique par l’effet inhibiteur que le cerveau peut exercer sur les structures relais de la moelle épinière. Le système nerveux possède également un arsenal de substances qu'il peut sécréter pour soulager la douleur, les endomorphines. Il s’agit d’une vingtaine de molécules, réparties en trois grandes familles : les endorphines, les enképhalines et les dynorphines. Les endomorphines agiraient à deux niveaux : sur les structures relais de la moelle épinière et sur les structures du cerveau chargées d'évaluer la douleur.

Pourquoi se frotte-t-on lorsqu'on a mal ?
Lorsque nous heurtons violemment un objet, notre premier réflexe consiste souvent à frotter la zone d'impact pour faire passer la douleur. Pourquoi est-ce efficace ? Lorsque nous frottons le point d'impact, nous créons une nouvelle sensation qui va aller perturber la transmission de la sensation douloureuse au niveau de la moelle épinière. Les cellules nerveuses vont en priorité faire passer l'information la plus persistante, en l'occurrence la sensation de frottement, aux dépens de la sensation douloureuse qui s'en trouve atténuée. Le froid agit de même et c'est pour cela qu'il est très utilisé dans le cas de blessures sportives. De plus, le froid ralentit l'inflammation et réduit la production de substances inflammatoires algogènes.

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