En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. ×

Les médicaments des douleurs intenses

Mis à jour : Jeudi 08 Octobre 2015

Les antalgiques de niveau III

La morphine (de Morphée, dieu du sommeil) est le principal alcaloïde du pavot (Papaver somniferum) dont on recueille le latex qui, une fois séché, donne l’opium. Les vertus calmantes et antalgiques du pavot et de l’opium sont connues depuis fort longtemps dans de nombreuses civilisations. L’opium et surtout la morphine ont fait l’objet d’un commerce de plaisir, avant de devenir des médicaments majeurs de la douleur, expérimentés durant les guerres de la fin du XIXe siècle. La morphine est l’antalgique puissant de référence aujourd’hui, même si d’autres molécules dérivées de la morphine ont été développées depuis.

La morphine

L’usage de la morphine n’est plus aujourd’hui réservé aux cas extrêmes ou aux soins palliatifs. Au contraire, son utilisation est requise dans toutes les situations où les antalgiques de niveau 2 sont insuffisants, à la condition que la cause de la douleur ait été bien identifiée. Cette règle de passage du niveau 2 au niveau 3 des antalgiques ne dépend ni du temps qui reste à vivre, ni de la nature de la maladie. Cependant, dans le cadre de douleurs d’origine non cancéreuse, son utilisation doit être d’une durée la plus courte possible et faire l’objet d’un « contrat moral d’utilisation » entre le patient et le médecin prescripteur.

La morphine est de préférence administrée sous forme orale (solutés buvables, comprimés, gélules) mais il existe également des formes injectables, administrées en perfusion avec une pompe, qui peuvent être délivrées en continu ou contrôlées par le patient.

La dose initiale de morphine chez l’adulte est de 10 mg toutes les quatre heures. Des doses plus faibles sont recommandées chez les sujets âgés. Cette dose est augmentée progressivement par le médecin jusqu’à obtention du soulagement de la douleur. L’arrêt du traitement est également progressif pour éviter un syndrome de sevrage. La constipation est un effet indésirable constant et persistant qui nécessite le recours systématique à un traitement laxatif, associé à des règles hygiéno-diététiques. Des nausées, des vomissements, une somnolence peuvent également survenir, le plus souvent en début de traitement. Son association à d’autres médicaments antalgiques (buprénorphine, pentazocine, nalbuphine) est contre-indiquée : son effet risque d’être alors diminué. Lors d’un surdosage important, un antidote à la morphine doit être injecté sans délai car la morphine peut entraîner la mort par arrêt de la respiration.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 19 Avril 2016

Antalgiques de palier III : morphine orale à libération immédiate

Antalgiques de palier III : morphine orale à libération prolongée

Antalgiques de palier III : morphine par voie injectable

Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance.

Les dérivés de la morphine

Il s’agit de molécules apparentées à la morphine, dont le mécanisme d’action est proche : elles agissent plus ou moins sur les mêmes récepteurs.
Le fentanyl est cent fois plus puissant que la morphine. On l’administre par des dispositifs transcutanés (patch) qui diffusent la substance pendant 72 heures, ou bien, pour obtenir un effet rapide, par diffusion à travers la paroi interne (muqueuse) de la bouche ou du nez.

L’hydromorphone a une durée d’action de douze heures et est indiquée pour soulager les douleurs intenses lorsque la morphine ne suffit pas ou est mal tolérée.

L’oxycodone est aussi puissante que la morphine. Elle est utilisée pour les douleurs rebelles notamment d’origine cancéreuse.

La buprénorphine est trente fois plus puissante que la morphine. Elle surtout administrée par voie sublinguale, en deux à trois prises par jour, et évite les nausées et vomissements qui peuvent survenir avec la morphine.

La nalbuphine est deux fois plus puissante que la morphine. Elle est administrée en injections dans les douleurs aiguës et agit pendant deux à quatre heures.

La péthidine (Péthidine Renaudin) est un dérivé de la morphine qui a un effet antispasmodique. Elle est utilisée en injection dans les douleurs viscérales et lors des accouchements.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 19 Avril 2016

Antalgiques de palier III : buprénorphine

Antalgiques de palier III : fentanyl

Antalgiques de palier III : hydromorphone

Antalgiques de palier III : nalbuphine

Antalgiques de palier III : oxycodone

Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance.

Les autres médicaments utilisés comme antalgique

Certaines douleurs, notamment certaines douleurs neuropathiques, peuvent être traitées par des médicaments antidépresseurs ou des antiépileptiques. L'effet antalgique des antidépresseurs se manifeste le plus souvent à des doses inférieures à celles nécessaires pour une action antidépressive. Toutefois certains de leurs effets indésirables limitent leur utilisation chez les personnes âgées.

Un neuroleptique, le tiapride, est indiqué dans les douleurs rebelles ou intenses.

Les anesthésiques locaux sous forme d'emplâtre peuvent être utiles pour soulager les douleurs qui font suite à un zona.

Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance.

Actualités

Aux Etats-Unis, le dépistage n'explique pas à lui seul la forte baisse de mortalité liée au cancer colorectal (illustration avec une affichette de sensibilisation française).

Diminution plus forte qu'attendue du cancer colorectal aux États-Unis : le dépistage n’explique pas tout

La toxine botulique semble pouvoir soulager les douleurs neuropathiques localisées (illustration).

Douleurs neuropathiques : la toxine botulique pourrait devenir un traitement de recours, selon l'INSERM

En Guyane et à Mayotte, la vaccination de tous les nouveau-nés avant la sortie de la maternité est une priorité de niveau 1 selon les recommandations du HCSP (illustration).

Pénurie de VACCIN BCG SSI : optimiser l'utilisation du vaccin polonais