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Les facteurs de risque de l'alcoolodépendance

Mis à jour : Lundi 11 Janvier 2016

Toutes les personnes ne sont pas égales face à l'alcool : le sexe, l'âge, le patrimoine génétique, le milieu socio-économique et culturel d'origine et certains troubles psychiques contribuent au risque de devenir dépendant à l'alcool.

Les femmes sont plus touchées

verre de vin

Les femmes sont plus fragiles face à l’alcool. Les effets des boissons alcoolisées se manifestent plus vite et plus intensément chez les femmes, probablement en lien avec le fait que leur corps est, à poids égal, moins riche en eau que celui des hommes. Quel que soit leur niveau de consommation, les femmes sont davantage prédisposées à la dépendance chronique à l’alcool.

L'âge auquel débute la consommation

De nombreuses études ont montré que les adolescents qui consomment le plus de boissons alcoolisées sont plus vulnérables face à l’alcool une fois adultes. Ils sont prédisposés à devenir alcoolodépendants et à souffrir de complications graves (troubles psychiques, suicide, niveau d’études plus faible, risque accru de délits, accidents de la route, relations sexuelles non protégées, etc.).

Les facteurs génétiques

L’hérédité est un facteur important de prédisposition à l’alcoolodépendance. Des études faites sur des jumeaux et sur des familles où les problèmes d’alcoolodépendance sont fréquents ont montré que certains gènes pourraient compter pour 50 à 60 % de la prédisposition d’une personne à devenir alcoolodépendante. Des régions particulières sur les chromosomes 1, 2 et 7 ont été identifiées comme importantes dans cette prédisposition.

À l’inverse, certaines variantes des gènes ADH2 et ADH3, qui participent à la synthèse d’une enzyme impliquée dans le métabolisme de l’alcool dans l’organisme, semblent protéger de l’alcoolodépendance en provoquant un malaise après la consommation de boissons alcoolisées.

Les facteurs socio-économiques

Quel que soit le pays étudié, il existe un lien entre la probabilité de décéder des complications de l’alcoolodépendance et l’appartenance aux classes socio-économiques les plus défavorisées. Les personnes qui ont grandi dans la pauvreté ont une consommation de boissons alcoolisées supérieure à celle des personnes de classes sociales plus favorisées.

De plus, à consommation excessive égale, les personnes qui vivent dans la précarité ont un risque plus élevé de développer des complications sévères, en particulier celles relatives à la violence qui accompagne souvent l’alcoolodépendance. La mortalité liée à l’alcool peut varier d’un facteur de 1 à 15 selon le niveau social du buveur.

Les facteurs culturels

Dans toutes les cultures, les boissons alcoolisées font partie de la vie sociale. Parce que la prise d’alcool accroît la sociabilité (le plaisir à être ensemble) et que nous sommes conditionnés à associer boire et s’amuser, les boissons alcoolisées sont un élément familier des fêtes et des moments de détente.

Que ce soit à l’occasion d’une soirée ou simplement en rentrant du travail, les boissons alcoolisées sont appréciées pour leur capacité à nous détendre et à nous mettre de bonne humeur. Certaines personnes y ont recours pour s’endormir, ignorant que l’alcool est source de réveil en pleine nuit et d’insomnies.

Les habitudes de consommation de boissons alcoolisées sont fortement déterminées par les habitudes culturelles du pays d’origine. Au cours des événements sociaux où l’alcool est présent, les comportements des participants vis-à-vis des boissons alcoolisées et de l’ivresse fixent une norme que les plus jeunes générations ont tendance à perpétuer. Dans un pays donné, il existe un lien fort entre la consommation d’alcool moyenne par habitant et la proportion de personnes alcoolodépendantes : au plus la consommation moyenne nationale est importante, au plus le nombre de personnes alcoolodépendantes est élevé.

Les troubles psychiques

L’alcool possède un effet relaxant et anxiolytique qui est recherché par ceux qui souffrent de troubles anxieux (anxiété généralisée, phobies, troubles obsessionnels compulsifs, etc.). On estime que 12 % des personnes souffrant de troubles anxieux ont du mal à contrôler leur consommation de boissons alcoolisées. Ces personnes, qui comptent sur l’alcool pour diminuer leur anxiété, sont particulièrement vulnérables vis-à-vis de l’alcoolodépendance.

Par ailleurs, les personnes qui souffrent de psychoses (schizophrénie, par exemple) semblent avoir une plus grande vulnérabilité vis-à-vis de l’alcool.

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