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Les médicaments du sevrage tabagique

Mis à jour : Mardi 15 Novembre 2016

Quels traitements pour soutenir l’arrêt de la cigarette ?

Les médicaments disponibles pour accompagner le sevrage tabagique sont de deux types : les substituts de la nicotine, disponibles sans ordonnance et le bupropion et la varénicline (sur ordonnance). Ces médicaments sont plus efficaces s'ils sont associés à un soutien psychologique et un suivi, par exemple par le médecin traitant.

En France, la Haute autorité de santé (HAS) recommande d’utiliser en premier lieu les substituts à la nicotine, sous forme de patch ou de gomme à mâcher. Les résultats d’une étude publiée début 2016 comparant 3 méthodes de sevrage (patch, patch + gomme ou varénicline) montrent que les méthodes sont équivalentes. Néanmoins la varénicline est moins bien tolérée et ne doit être utilisée qu’en cas d’échec des substituts nicotiniques (en savoir plus dans l'article des Actualités du 7 avril 2016).

Les substituts de la nicotine

Ils sont destinés à compenser l’absence de nicotine due à la privation de tabac et à prévenir ainsi les symptômes du sevrage (nervosité, fringales, insomnies, par exemple). La quantité de nicotine administrée chaque jour est diminuée progressivement pour éviter l’apparition de symptômes de manque. Les substituts de la nicotine existent sous plusieurs formes : comprimé à sucer, comprimé sublingual, gomme à mâcher, timbre (dispositif transdermique) ou dispositif pour inhalation.

À posologie équivalente, toutes ces formes ont la même efficacité. Le choix du dosage se fait en fonction du degré de dépendance initiale à la nicotine. Les fumeurs fortement ou très fortement dépendants commencent par les dosages les plus forts. Il faut tenir compte des signes éventuels de sous-dosage (insomnie, irritabilité, agitation, sensation de faim) ou de surdosage (bouche sèche, état nauséeux, maux de tête, tremblements, palpitations) pour adapter la posologie après quelques jours de traitement.

L’association de deux substituts de la nicotine (patch et comprimé à sucer, par exemple) est possible.

Soyez vigilants et ne laissez pas traîner ces produits à portée de main des enfants. Une ingestion accidentelle pourrait avoir de graves conséquences.

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Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Le bupropion et la varénicline

En cas d'échec d'une thérapie comportementale et d'un traitement par substitut nicotinique, deux autres médicaments peuvent être proposés en dernière intention : le bupropion et la varénicline.

Le bupropion était initialement utilisé aux États-Unis comme antidépresseur. Comme les personnes traitées avec cette substance avaient remarqué une diminution, voire une disparition de leur envie de fumer, son action a été étudiée dans ce cadre. Disponible sur ordonnance, il est commercialisé en France sous le nom de Zyban, comme aide au sevrage tabagique chez les adultes en bonne santé, en complément d'un soutien de la motivation à l'arrêt du tabac. Pendant la mise en place progressive du traitement, le fumeur continue de fumer. Il décide d'une date d'arrêt, en général au cours de la deuxième semaine du traitement, qui se poursuit pendant quelques semaines encore. Si le patient continue de fumer au bout de sept semaines de traitement, celui-ci est considéré comme inefficace et doit être arrêté.

Les effets indésirables les plus fréquents du bupropion sont : insomnie, bouche sèche, troubles digestifs, constipation, éruption cutanée, démangeaisons, sueurs, réaction allergique.

La varénicline, commercialisée en France sous le nom de Champix, est une substance qui a la propriété de se lier à certains récepteurs à la nicotine. Dans l'organisme, elle agit comme celle-ci sur ces récepteurs, ce qui aide à soulager les symptômes de manque et permet de réduire les effets de plaisir liés au tabagisme.

Des modifications du comportement ont été observées en cours de traitement par varénicline : pensée anormale, anxiété, agitation, humeur dépressive, idées suicidaires. Signalez rapidement à votre médecin tout changement important d’humeur. Un arrêt du traitement peut être nécessaire. Ce médicament fait l'objet d'un plan de gestion de risque.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 21 Mars 2017

Sevrage tabagique : bupropion

Sevrage tabagique : varénicline

Les autres traitements disponibles

D'autres traitements sont également proposés pour arrêter de fumer : nicotinamide, complexes homéopathiques.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 21 Mars 2017

Sevrage tabagique : Autres médicaments

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Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Le remboursement partiel des substituts nicotiniques

A compter du 1er novembre2016, l'Assurance maladie accompagne l'arrêt du tabac et rembourse, pour un montant maximum de 150 € par an et par personne, les traitements par substituts nicotiniques.

En pratique, pour bénéficier de cette prise en charge, il faut une prescription médicale établie par un médecin ou une sage-femme sur une ordonnance consacrée exclusivement aux substituts nicotiniques (pas d’autres médicaments mentionnés). Il est nécessaire de régler directement le pharmacien (le tiers payant n'est pas accepté) mais il est possible d'acheter le traitement en plusieurs fois.

Ensuite, le pharmacien envoie la feuille de soins électronique à la caisse d'Assurance maladie via la carte Vitale ou, à défaut, délivre une feuille de soins papier à envoyer à l’Assurance maladie. La caisse d'Assurance maladie rembourse ensuite directement les dépenses dans la limite autorisée. Certaines mutuelles ou assurances complémentaires prennent également en charge le sevrage tabagique.

Pour consulter la liste des substituts nicotiniques partiellement pris en charge.

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