En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. ×

Le diagnostic de la schizophrénie

Mis à jour : Mardi 08 Novembre 2016

Qui peut être touché par la schizophrénie ?

La schizophrénie concerne un peu moins de 1 % de la population. Elle touche indifféremment toutes les cultures et tous les milieux sociaux. Les femmes semblent un peu moins atteintes que les hommes. La maladie débute le plus souvent entre la fin de l’adolescence et l’âge de 30 ans. Les premiers symptômes se manifestent en général plus tôt chez les hommes (entre 16 et 25 ans) que chez les femmes (entre 25 et 30 ans). Celles-ci peuvent également présenter les premiers symptômes de la maladie au moment de la ménopause.

Schizophrénie ou toxicomanie ?

Lorsque les premiers signes de schizophrénie apparaissent chez un adolescent, il n’est pas rare que ses parents les attribuent à une toxicomanie. L’usage de drogues (amphétamines, cocaïne, alcool, mais aussi cannabis) peut agir comme un catalyseur révélant une schizophrénie jusque-là silencieuse et peut accroître la confusion des parents.

La schizophrénie déclarée peut également se compliquer de toxicomanie, d’alcoolisme, ou d’abus de médicaments. La consommation de drogues ou d’alcool aggrave les symptômes de la schizophrénie, favorise l’expression des idées délirantes et entraîne parfois des actes de violence. La forme de toxicomanie la plus courante chez les schizophrènes est le tabagisme, dont la fréquence est trois fois plus élevée dans cette population que dans la population générale.

La toxicomanie sous toutes ses formes réduit l’efficacité des médicaments antipsychotiques. De plus, la consommation de drogues ou d’alcool nuit à la prise régulière des traitements.

Comment diagnostique-t-on la schizophrénie ?

Les manifestations de la schizophrénie varient beaucoup selon les personnes atteintes. Pour qu’un médecin porte avec certitude un diagnostic de schizophrénie, les symptômes doivent être présents de façon quasi permanente pendant une période d’au moins six mois, avec des répercussions négatives sur la vie familiale, sociale, scolaire ou professionnelle. Il est important d’avoir éliminé d’autres troubles qui auraient pu provoquer des symptômes rappelant ceux de la schizophrénie, dont les tumeurs du cerveau, les troubles de la thyroïde, la toxicomanie ou l’épilepsie.

Parfois, le comportement d’un adolescent peut faire soupçonner un début de schizophrénie. S’il se replie sur lui-même, abandonne ses activités de loisirs, a des difficultés scolaires importantes et inhabituelles, se passionne soudainement pour le mysticisme ou les sciences occultes, a une conduite et des raisonnements étranges, fait preuve d’agressivité ou de méfiance, ne se lave plus, il peut être nécessaire de l’amener consulter un médecin.

La plupart du temps, ces comportements ne sont que les symptômes d’une puberté difficile, mais ils peuvent parfois signaler une dépression ou un début de schizophrénie. Il est important de ne pas négliger ni banaliser ces signes.

Actualités

Hémodialyse d'un patient relié à une machine de filtration du sang par circulation extracorporelle (illustration).

Charte de la dialyse : 15 engagements élaborés par des patients, professionnels et établissements

Le microbiote intestinal d'un être humain contient environ 100 000 milliards de bactéries, toutes dotées d'un génome (illustration).

Rectocolite hémorragique : évaluation de l'efficacité de la greffe de flore intestinale

PLus de 25 000 patients hospitalisés en psychiatrie sont placés en isolement chaque année en France (illustration).

Isolement et contention en psychiatrie : recommandations de la HAS pour améliorer les pratiques