En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. ×

Les médicaments contre le glaucome

Mis à jour : Jeudi 13 Octobre 2016
mettre un collyre

Le traitement du glaucome repose sur l’administration régulière (une, deux ou trois fois par jour selon les produits) de collyres. Les collyres indiqués dans le traitement du glaucome agissent en diminuant la production d’humeur aqueuse et en augmentant son élimination par le trabéculum. Le choix du collyre se fait en tenant compte des contre-indications (autres maladies du patient) et des effets indésirables observés.

Tous les collyres peuvent provoquer une irritation locale ou une conjonctivite. Certains collyres ne contiennent pas de conservateurs (ceux dont les noms se terminent par -abak ou –comod, ainsi que tous les traitements en unidoses). Ils semblent provoquer moins d’inflammation chronique de la conjonctive que les autres collyres.

Quels sont les différents types de collyres contre le glaucome ?

Les collyres bêtabloquants

Les collyres bêtabloquants agissent en diminuant la sécrétion de l’humeur aqueuse. Ils sont très souvent prescrits en premier lieu dans le glaucome en raison de leur efficacité et de leurs faibles risques. Néanmoins, en raison du passage possible du bêtabloquant dans le sang, ils sont contre-indiqués chez les personnes qui souffrent d’asthme, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d’insuffisance cardiaque, de troubles du rythme cardiaque ou de syndrome de Raynaud. Chez les personnes diabétiques, les bêtabloquants peuvent masquer certains signes de l’hypoglycémie (palpitations et accélération du cœur). De plus, chez les patients masculins, les bêtabloquants peuvent parfois provoquer des troubles de l’érection (impuissance). Ce risque est faible avec les collyres (le principe actif passe peu dans le sang).

Les effets indésirables oculaires des collyres bétabloquants sont rares : sécheresse et irritation de l’œil qui doivent être signalées au médecin et qui peuvent contre-indiquer l’usage de lentilles de contact.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Octobre 2016

Collyres antiglaucomateux : bêtabloquants

Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance.

Les collyres analogues des prostaglandines

Les prostaglandines sont des hormones produites par de nombreux organes. Dans l’œil, les analogues des prostaglandines (substances qui ont une structure proche des prostaglandines naturelles) augmentent l’élimination de l’humeur aqueuse. Comme les collyres bêtabloquants, ces collyres sont souvent prescrits en premier en raison de leur efficacité et de leurs faibles risques. Ils peuvent rarement entraîner des maux de tête ou aggraver un asthme préexistant.

Les effets indésirables locaux sont très fréquents, mais sans gravité : ces collyres peuvent modifier de façon définitive la couleur des yeux (qui deviennent plus foncés). Cette modification touche essentiellement les personnes dont la couleur des yeux n'est pas uniforme : vert marron, jaune marron. Elle est rare chez celles dont les yeux ont une couleur uniforme : bleu, gris, vert ou marron. Le préjudice est uniquement esthétique, sans conséquence connue sur la santé de l'œil. Il peut être gênant lorsque la coloration induite par le collyre n'est pas uniforme, ou lorsqu'un seul œil est traité. Ces collyres peuvent également augmenter la longueur des cils, mais celle-ci redevient normale après l’arrêt du traitement. Ils peuvent également provoquer l’apparition ou l’aggravation des cernes sous les yeux.

Les collyres contenant des analogues des prostaglandines doivent être utilisés avec précaution chez les patients à risque d’herpès oculaire ou d’inflammation oculaire. Ils contre-indiquent le port de lentilles de contact.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Octobre 2016

Collyres antiglaucomateux : analogues des prostaglandines

Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance.

Les collyres inhibiteurs de l'anhydrase carbonique

L’anhydrase carbonique est une enzyme présente dans de nombreux tissus, y compris l’œil. Elle est active dans la sécrétion d’humeur aqueuse. Les collyres contenant des inhibiteurs de l’anhydrase carbonique réduisent de façon importante la formation de l’humeur aqueuse. Ils peuvent entraîner une sensation de brûlure locale et un goût amer à l’ingestion d’aliments ou de boissons. Chez les patients âgés, ils entraînent parfois de la fatigue et une humeur dépressive.

Les lentilles de contact souples doivent être ôtées avant l'instillation de ce type de collyre. Elles pourront éventuellement être replacées après un délai de quinze minutes.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Octobre 2016

Collyres antiglaucomateux : inhibiteurs de l'anhydrase carbonique

Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance.

Les associations d'antiglaucomateux

Des collyres associant deux médicaments antiglaucomateux peuvent être prescrits en cas d’échec d’un antiglaucomateux seul (bêtabloquant ou analogue des prostaglandines). Ces collyres permettent ainsi d’instiller plusieurs substances sans multiplier le nombre d’instillation, ce qui peut faciliter le suivi du traitement.

Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance.

Les autres types de collyre

D’autres collyres sont destinés à augmenter le diamètre de la pupille (mydriatiques sympathomimétiques) ou à le diminuer (myotiques parasympathomimétiques), selon le type de glaucome diagnostiqué. Ils sont de moins en moins utilisés.

Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance.

Bien utiliser les collyres antiglaucomateux ?

Prévoyez un moment calme pour l’instillation des gouttes. Veillez à être bien installé et à bien tirer la paupière pour préparer un espace suffisant pour déposer la ou les gouttes de collyres.

L’administration correcte d'un collyre implique également de respecter quelques règles simples :

  • si deux collyres doivent être instillés au même moment de la journée, il est nécessaire d’attendre cinq minutes entre chaque collyre ;
  • pendant l’instillation du collyre et pendant la minute qui suit, il est important d’obstruer le canal lacrymal (par où sont éliminés les larmes et le collyre) en appuyant fortement son index au coin de l’œil, dans l’angle formé avec le nez ;
  • les collyres doivent être conservés selon les recommandations du fabricant et jetés après la durée indiquée ;
  • avec certains collyres, le port de lentilles de contact est contre-indiqué : vérifiez la notice.

Les médicaments par voie orale

Le seul médicament du glaucome par voie orale est un inhibiteur de l’anhydrase carbonique (DIAMOX). Il est prescrit dans le glaucome aigu et pour de courtes périodes en attendant un acte chirurgical lorsque les collyres ne suffisent plus à contrôler le glaucome. Ses effets indésirables sont nombreux : déshydratation, fatigue, déséquilibre du diabète, etc.

Actualités

Les conséquences douloureuses des IVG médicamenteuses sont sous-estimées

IVG médicamenteuse : le risque de douleurs intenses nécessite anticipation et adaptation thérapeutique

Latte Art (café au lait chauffé à la vapeur traçant des motifs - illustration).

Insuffisance cardiaque : la prise de caféine augmente-t-elle le risque de troubles du rythme ?

Le risque de suicide après une hospitalisation en psychiatrie augmente particulièrement en cas de dépression (illustration).

Hospitalisation en psychiatrie et risque suicidaire : importance d'un suivi ambulatoire juste après la...