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AMARANCE

Mis à jour : Lundi 01 Juin 2015

Contraceptif oral

01/06/2015 : ce médicament est en arrêt de commercialisation. Il n’est plus disponible en pharmacie ou ne le sera bientôt plus.

Si vous devez prendre ce médicament, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien qui pourront vous conseiller un autre traitement.

Le document ci-dessous représente la dernière fiche publiée par Vidal concernant ce médicament et ne préjuge en rien des évolutions ayant pu survenir postérieurement à cette publication.

Ce médicament est un générique de TRINORDIOL

Dans quel cas le médicament AMARANCE est-il prescrit ?

C'est un contraceptif oral (pilule) qui contient un estrogène et un progestatif. Il est minidosé (moins de 0,04 mg d'estrogène) et triphasique (tous les comprimés ne contiennent pas la même quantité d'hormones et sont de trois couleurs différentes).

Présentations du médicament AMARANCE

AMARANCE Gé : comprimé (rouge brique : 6, blanc : 5, jaune : 10) ; boîte de 3 plaquettes de 21
Sur ordonnance (Liste I)

Composition du médicament AMARANCE

p cp briquep cp blancp cp jaune
Éthinylestradiol0,03 mg0,04 mg0,03 mg
Lévonorgestrel0,05 mg0,075 mg0,125 mg
Lactose+++

Contre-indications du médicament AMARANCE

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

Attention

Avant de débuter la contraception orale, une consultation médicale est indispensable. Elle permet au médecin de rechercher les antécédents et facteurs de risque d'accidents thromboemboliques (tabac, anomalie de la coagulation sanguine...) afin de choisir une contraception adaptée. Par la suite, une consultation annuelle est habituellement recommandée.

Comme toutes les pilules associant un estrogène et un dérivé de la progestérone, ce médicament augmente le risque d'accidents cardiovasculaires par formation d'un caillot dans une veine (phlébite, embolie pulmonaire) ou par obstruction d'une artère (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). Le risque d'accidents thromboemboliques artériels, pouvant laisser des séquelles importantes, est le même pour toutes les pilules et est estimé à 2 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices de pilule par an. Par ailleurs, le risque d'accidents thromboemboliques veineux (principalement phlébite) existe chez toutes les femmes, même sans pilule. Des études ont montré que le risque de phlébite augmente lors de la prise d'une pilule contraceptive. Le risque reste faible : 2 cas pour 10 000 femmes prenant une pilule contenant du lévonorgestrel (le progestatif contenu dans cette pilule). Néanmoins, ces accidents thromboemboliques peuvent exceptionnellement être d'évolution fatale.

Certaines situations nécessitent un suivi particulier : diabète, obésité, excès de cholestérol, de triglycérides ou de prolactine dans le sang, affection bénigne du sein ou de l'utérus, ictère (jaunisse) chronique ou survenu lors d'une grossesse, épilepsie, migraine, otosclérose, asthme, varices, dépression, calcul biliaire, herpès gestationis, ou antécédents familiaux de cancer du sein ou d'accidents thromboemboliques.

Si vous avez plus de 35 ans et si vous fumez, le risque d'accidents thromboemboliques liés à la prise d'hormones augmente fortement. Un autre mode de contraception est préconisé.

Arrêtez la prise de ce contraceptif et consultez d'urgence votre médecin en cas d'apparition de l'un des symptômes suivants : maux de tête violents et inhabituels, troubles de la vision, élévation importante de la tension artérielle, douleur inhabituelle à la jambe ou au mollet, essoufflement, toux de survenue brutale.

La survenue d'un léger saignement entre les règles (spotting) est fréquente chez les femmes pendant les premiers mois d'utilisation de la pilule. Si les saignements se prolongent ou s'ils apparaissent en cours de contraception, parlez-en à votre médecin.

L'oubli d'un comprimé ou sa mauvaise ingestion, du fait de vomissements par exemple, peuvent rendre la contraception inefficace.

En cas d'immobilisation prolongée (en cas de chirurgie ou de fracture par exemple), il faut interrompre la contraception orale. Demandez conseil à votre médecin.

Interactions du médicament AMARANCE avec d'autres substances

Ce médicament ne doit pas être associé avec les produits de phytothérapie contenant du millepertuis : risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet contraceptif.

L'efficacité contraceptive de cette pilule peut être également diminuée par certains antiépileptiques, certains traitements du sida et les médicaments contenant l'une des substances suivantes : griséofulvine, rifampicine, rifabutine, modafinil. Il est recommandé d'utiliser une autre méthode contraceptive (préservatif ou dispositif intra-utérin) pendant toute la durée du traitement et un cycle suivant.

Informez par ailleurs votre médecin si vous prenez des médicaments contenant de la lamotrigine.

Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse :

Ce médicament n'a pas de raison d'être utilisé pendant la grossesse. Si une grossesse survient malgré la contraception, du fait d'un oubli ou d'un retard de pilule, interrompez immédiatement la prise des comprimés. La grossesse pourra être poursuivie normalement si vous le désirez.

Allaitement :

Les hormones contenues dans ce contraceptif passent dans le lait maternel : ne l'utilisez pas pendant l'allaitement sans avis médical.

Mode d'emploi et posologie du médicament AMARANCE

Prendre régulièrement, et sans oubli, 1 comprimé par jour pendant 21 jours consécutifs, dans l'ordre suivant : 1 comprimé brique pendant 6 jours, puis 1 comprimé blanc pendant 5 jours, enfin 1 comprimé jaune pendant 10 jours. Il est recommandé de ne pas trop faire varier l'heure de prise (choisir le petit déjeuner ou le coucher de préférence).

L'interruption de la prise des comprimés déclenche les règles au bout de 2 ou 3 jours. La nouvelle plaquette est reprise après les 7 jours d'arrêt, que les règles soient terminées ou non.

Pour éviter un retard dans la reprise de la pilule, préjudiciable à l'efficacité de la contraception, il est utile de noter le jour de la prise du premier comprimé : une nouvelle plaquette est toujours commencée le même jour de la semaine. Le respect de ces délais est important : une reprise trop tardive du premier comprimé peut nuire à l'efficacité de la contraception pour le nouveau cycle. En revanche, une reprise un ou deux jours plus tôt ne pose pas de problème et décale d'autant la survenue des règles. Il est également possible d'enchaîner deux plaquettes. Dans ce cas, les règles surviendront à la fin de la deuxième plaquette.

En cas de première contraception orale ou de reprise d'une contraception interrompue temporairement, prendre le premier comprimé le premier jour des règles.

En cas de changement de contraceptif, prendre le premier comprimé de la plaquette :
  • le jour suivant la prise du dernier comprimé actif, si le précédent contraceptif est une autre pilule estroprogestative ;

  • sans interruption et à n'importe quel moment du cycle, si le précédent contraceptif est une pilule progestative microdosée ;

  • le jour du retrait, si le précédent mode de contraception est un implant contraceptif, un dispositif intra-utérin, un anneau vaginal ou un dispositif transdermique ;

  • le jour prévu pour l'injection, dans le cas du relais d'une contraception par progestatif injectable.

Dans tous les cas, lors de la première plaquette, une méthode contraceptive complémentaire (préservatif) doit être utilisée pendant les 7 premiers jours.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse, suivre les indications du médecin.

Conseils

Les recommandations en cas d'oubli d'un comprimé sont les suivantes : prendre immédiatement le comprimé oublié et continuer à l'heure habituelle pour les comprimés suivants (ce qui peut correspondre à la prise de 2 comprimés si l'oubli est découvert lors de la prise suivante). Si l'oubli est constaté plus de 12 heures après l'heure habituelle de prise, trois situations différentes peuvent alors se présenter :

  • l'oubli a lieu pendant la 1ère semaine de la plaquette : utiliser une contraception complémentaire (préservatif) pendant les 7 jours qui suivent. L'efficacité contraceptive peut être compromise en cas de rapports sexuels ayant eu lieu pendant les 7 jours qui précédaient l'oubli ;

  • oubli pendant la 2e semaine de la plaquette : aucune méthode contraceptive complémentaire n'est nécessaire si les comprimés ont été pris correctement pendant la 1ère semaine ;

  • oubli pendant la 3e semaine de la plaquette : prendre les comprimés restants aux jours prévus et enchaîner directement avec la plaquette suivante sans période d'interruption. Des saignements irréguliers peuvent survenir pendant la deuxième plaquette. Il est également possible d'arrêter prématurément la plaquette à la date de l'oubli, ce qui aura comme conséquence de provoquer des règles. Une nouvelle plaquette est commencée après un délai de 7 jours.

En cas d'oublis multiples, l'utilisation de préservatifs est nécessaire pendant les 7 jours qui suivent le dernier oubli.

En cas d'oubli d'un ou de plusieurs comprimés et d'absence de règles à l'arrêt de la plaquette, il existe un risque de grossesse et un test est nécessaire avant de commencer une nouvelle plaquette.

En cas de vomissements ou de diarrhée sévère survenant dans les 4 heures suivant la prise d'un comprimé, reprendre dès que possible un autre comprimé. Si le délai est de plus de 12 heures ou si les troubles se répètent, la sécurité contraceptive n'est plus assurée et il faut suivre les mêmes recommandations que pour l'oubli d'un comprimé.

Il n'y a pas de danger à débuter une grossesse au cours du cycle qui suit l'arrêt volontaire du contraceptif oral.

Effets indésirables possibles du médicament AMARANCE

Fréquemment : inflammation ou candidose vaginale, nausées, vomissements, tension des seins, jambes lourdes, troubles des règles, saignements entre les règles, prise de poids, acné, modification de l'humeur ou de la libido, irritabilité, nervosité, étourdissement, maux de tête, migraine. Ces effets sont variables d'une femme à l'autre, et peuvent être un facteur de changement de pilule.

Moins fréquents : irritation oculaire par les lentilles de contact, modification de l'appétit, ballonnements, pousse excessive des poils, chute de cheveux, hypertension artérielle, augmentation importante des lipides dans le sang.

Rares, mais parfois graves : accident thromboembolique veineux (phlébite, embolie pulmonaire...) ou artériel (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral), taches sombres sur le visage, troubles de la vision, réaction allergique, exacerbation d'un lupus érythémateux disséminé, d'une porphyrie ou d'une chorée, pancréatite, tumeur bénigne du foie, jaunisse, calcul de la vésicule biliaire.

Laboratoire 

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