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Quelles parties des plantes médicinales utilise-t-on ?

Mis à jour : Vendredi 10 Août 2012

Feuilles, pétales, racines, écorce, rhizome… Les différentes parties d’une même plante peuvent présenter des compositions chimiques très différentes et n’ont pas toutes la même action. La partie de la plante utilisée à des fins thérapeutiques est également appelée « drogue végétale ».

Tout ne soigne pas dans une plante médicinale

plantes

Tout comme le jardinier sait que seules certaines parties de plantes sont comestibles, le phytothérapeute sait quelle partie de la plante a des propriétés thérapeutiques. La pomme de terre, connue de tous pour ses qualités nutritives, est le tubercule d’une plante de la famille des solanacées. Les feuilles et les fruits de cette plante sont en revanche toxiques.

En matière de plante médicinale, seule la partie qui contient le plus de principes actifs est employée. Il arrive que la plante entière soit utilisée, comme dans le cas de la piloselle ou de la saponaire. Mais la plupart du temps, c’est seulement une partie de la plante qui est employée : rhizome du petit-houx, sommité fleurie du mélilot, écorce de la bourdaine, racine de la gentiane, feuille du boldo, baies de l’argousier, graines du psyllium, etc. Plusieurs parties sont parfois employées dans une même préparation : racine, feuilles et fleurs pour l’arnica, sommités fleuries et feuilles pour le millepertuis, ou encore tige et plante entière pour la prêle, etc. Enfin, on peut également utiliser un suc extrait du végétal par incision : baume du baumier du Pérou, opium du pavot, gomme de sterculia ou suc d’aloès.

Les plantes qui ont des propriétés thérapeutiques peuvent être utilisées également à des fins alimentaires ou cosmétiques. Il s’agit soit des mêmes parties de plante (pissenlit par exemple), soit de parties différentes.

Un glossaire pour éviter les erreurs de plantes médicinales

La Pharmacopée française contient un glossaire de plus de 300 termes botaniques qui permet de décrire les plantes de façon précise et harmonisée. Une mauvaise connaissance des termes anatomiques expose à des risques d’intoxication.

Par exemple, pour la camomille romaine (Chamaemelum nobile), on utilise les capitules floraux, qui sont la partie de la plante dans lesquelles les fleurs sont insérées, alors que pour la grande camomille (Tanacetum parthenium), ce sont les parties aériennes, c’est-à-dire les feuilles et les fleurs, qui sont recommandées.

De plus, il faut savoir sélectionner la partie de plante à récolter. Par exemple dans le cas du pissenlit, il est recommandé d’utiliser les racines des plantes de plus de deux ans.

Qu'est-ce que la pharmacognosie ?
Il s'agit de la science qui étudie les matières premières d'origine naturelle à usage médical et leurs substances actives. Dans le cadre de la phytothérapie, elle définit l'identité des plantes médicinales, leur origine, leur mode de production, leurs principes actifs, etc. La pharmacognosie regroupe ainsi les connaissances sur l'utilisation optimale des plantes. Cette discipline est enseignée en France au cours des études de pharmacie.

Sources et références

  • Guide des plantes qui soignent, Vidal, 2010

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