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Qui prescrit les produits de phytothérapie ?

Mis à jour : Lundi 20 Août 2012

Si boire une infusion pour mieux digérer ou passer une nuit paisible est a priori sans risque, l’utilisation régulière et intensive des plantes requiert l’avis d’un spécialiste. Connaître les plantes à associer, ne pas prescrire celles qui ont des effets contraires et, lors d’une formulation, savoir préserver les propriétés des plantes, tels sont les rôles du médecin phytothérapeute.

La phytothérapie, une « non-spécialité » médicale

plantes

En France, la phytothérapie n’est pas reconnue en tant que spécialité médicale. Les phytothérapeutes sont donc des médecins généralistes qui ont suivi - en complément et en dehors du cursus des études médicales - une formation post-universitaire, dans une faculté qui dispense un enseignement spécialisé de phytothérapie sanctionné par un diplôme, ou dans une institution privée. Les phytothérapeutes sont donc pour cette raison assez rares.

Le Conseil de l'ordre des médecins précise qu'à la différence de l'homéopathie et de l'acupuncture, il n'y a pas lieu de mentionner « phytothérapie » sur la plaque ni sur les ordonnances, la phytothérapie faisant partie de l'allopathie. La situation est tout autre en Allemagne, où la phytothérapie fait partie intégrante du programme de formation des médecins.

En France, la formation initiale des pharmaciens en faculté comporte un enseignement de la pharmacognosie (étude des médicaments d’origine naturelle) et de la botanique.

Homéopathie et phytothérapie
Homéopathie et phytothérapie sont souvent associées dans le même concept de « médecines douces ». Pourtant, selon les homéopathes, la phytothérapie appartient au domaine de l'allopathie. L'allopathie est définie par les homéopathes comme la médecine qui n'applique pas le principe de similitude. Selon ce principe, une substance hautement diluée soulage les symptômes similaires à ceux qu'elle provoque à forte dose.

Herboriste, un diplôme qui n’existe plus

Quant au diplôme de praticien en herboristerie, il est supprimé depuis 1941. L’Association pour le renouveau de l’herboristerie (www.herboristerie-asso.org) travaille depuis quelques décennies à la mise sur pied d’un programme menant au titre de phytologue-herboriste.

Consulter un phytothérapeute

La durée d’une première consultation chez un phytothérapeute est souvent assez longue, une heure environ. Le phytothérapeute cherche d’abord à établir un bilan complet en vous auscultant et en vous interrogeant sur vos symptômes et vos antécédents. Il s’attache également à connaître votre mode de vie, dans la perspective de comprendre les causes de la maladie.

Les consultations suivantes sont plus courtes et peuvent se répéter sur une période de plusieurs mois. Cette durée dépend bien évidemment de la nature du traitement. Dans tous les cas, les effets de la phytothérapie sont progressifs : les préparations à base de plantes médicinales, moins concentrées que les médicaments allopathiques, ont une action plus lente à apparaître. En contrepartie, elles peuvent être utilisées sur de longues périodes.

Le « terrain » du malade en phytothérapie

Selon le médecin phytothérapeute, une maladie ne survient pas sans raison. Elle est souvent le signe d’un déséquilibre dans la manière de vivre, de se nourrir, de s’occuper de soi (ce que l’on appelle couramment l’hygiène de vie). L’abus de nourriture, d’alcool, de médicaments, le manque d’exercice physique ou de sommeil sont les principales causes de dysfonctionnement. Il est donc fort probable que le phytothérapeute s’attarde sur ces questions lors de la consultation afin de déterminer le contexte (ou « terrain ») sur lequel s’est installée l’affection. En effet, face à une atteinte, l’organisme met en route des actions pour compenser, freiner ou, plus rarement, faciliter le progrès de la maladie. Les systèmes neuro-psychologique, hormonal et immunitaire, ainsi que le système d’élimination des déchets déterminent le terrain d’une personne saine ou malade. C’est en agissant sur ces systèmes que le médecin phytothérapeute optimise le traitement.

Où s'adresser pour trouver un phytothérapeute ?
L'Association des usagers de la phytothérapie fournit sur demande une liste de médecins phytothérapeutes. Adresse : Phyto 2000 - BP 6116 - 75762 Paris Cedex 16. E-mail : contact@phyto2000.org

Choisir le bon traitement de phytothérapie

Une fois posé le diagnostic, le médecin détermine le traitement le plus approprié. Il peut opter pour une association entre plantes et traitement allopathique. Si vous suivez déjà un traitement médicamenteux, il étudie le degré de compatibilité entre celui-ci et ses propres prescriptions (n’oubliez pas de signaler tout traitement pris par ailleurs). Il choisit la forme sous laquelle la plante doit être prise (infusion, gélules, teinture mère, etc.) et détermine les doses quotidiennes. Il peut conseiller soit une préparation à faire soi-même sous forme de tisane ou de décoction, soit des préparations prêtes à l’emploi. Parfois, le phytothérapeute prescrit des préparations que le pharmacien réalise dans son officine. Il s’agit principalement de gélules contenant des extraits secs ou des poudres, ainsi que des préparations liquides à base d’extraits ou de teintures mères.

En phytothérapie, le non-respect des doses prescrites peut mener à l’échec ou être source de toxicité.

L'automédication, avec modération !
Pour soigner certains petits maux fréquents et sans gravité, tels qu'un rhume, une indigestion ou un léger trouble du sommeil, nul n'est besoin de consulter un spécialiste. Certaines plantes médicinales bien connues peuvent être employées sans risque. En revanche, pour toutes affections aiguës ou chroniques graves, ne vous risquez jamais à l'automédication par les plantes. Par ailleurs, gardez à l'esprit que les produits à base de plantes exposent à des interactions médicamenteuses et à des effets indésirables parfois graves.

Sources et références

  • Guide des plantes qui soignent, Vidal, 2010

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