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Primevère officinale

Mis à jour : Mercredi 08 Août 2012

Présente partout en Europe, la primevère est utilisée par la médecine traditionnelle pour ses propriétés expectorantes dans le traitement des toux et des bronchites, et comme diurétique dans le traitement d’appoint des infections urinaires.

Origine et usages de la primevère officinale

primevère

La primevère (Primula eliator, P. veris, P. vulgaris) est originaire d’Europe centrale. Également appelée « coucou » ou « oreille d’ours », la primevère officinale est cultivée en Europe et en Amérique du Nord. Elle est surtout utilisée pour ses propriétés expectorantes (favorisant l’élimination des sécrétions bronchiques) en cas de rhume, de bronchite ou de sinusite ; elle est également utilisée comme diurétique dans les infections urinaires.

La poudre de primevère est obtenue par séchage des racines et des fleurs suivi de leur broyage. On utilise cette poudre telle quelle (gélules, tisanes) ou pour obtenir un extrait liquide ou une teinture.

Les autres usages traditionnels de la primevère
La primevère est également proposée pour soulager les migraines et les maux de tête, les troubles du sommeil, l’anxiété et les tremblements. Elle est parfois utilisée contre les crises de goutte, les crampes d’estomac et les vertiges. De plus, dans de nombreux pays européens, les feuilles broyées sont appliquées sur les ecchymoses (bleus).

Comment la primevère officinale agit-elle ?

Les principes actifs de la primevère sont des glycosides phénoliques (primulavérine), des flavonoïdes (rutine, quercétine, etc.) et des saponines (savons naturels) dont l’acide primulique, la privérogénine B et l’anagalligénine A. Les saponines seraient à l’origine des propriétés expectorantes et diurétiques de la primevère.

Quelques autres plantes utilisées pour soulager la toux
La phytothérapie traditionnelle utilise également les plantes suivantes pour soulager la toux :
  • Drosera (Drosera anglica, D. intermedia, D. rotundifolia)
  • Erysimum (Erysimum officinale)
  • Grindelia (Grindelia robusta)
  • Lierre grimpant (Hedera helix)
  • Pin de Sibérie (Pinus sibirica)
  • Serpolet (Thymus serpyllum)
  • Thym (Thymus vulgaris)

Quelle efficacité pour la primevère officinale ?

L’utilisation de la primevère repose essentiellement sur l’usage traditionnel et on ne dispose pratiquement pas d’études cliniques chez l’homme. Chez l’animal, l’administration de primevère entraîne une augmentation des sécrétions bronchiques.

Ce qu’en pensent les autorités de santé

... l’EMA

L’Agence européenne du médicament considère comme « traditionnellement établi » l’usage de la primevère comme « expectorant dans les toux associées aux infections respiratoires ». Elle recommande d’en réserver l’usage aux adultes et aux enfants de plus de douze ans.

... la Commission E

La Commission E du ministère de la Santé allemand reconnaît l’usage de la fleur et de la racine de primevère « lors de catarrhes des voies respiratoires ».

... l’ESCOP

La Coopération scientifique européenne en phytothérapie reconnaît l’usage de la primevère dans le traitement des « toux productives [avec remontée de mucus], du catarrhe [production de mucus] des voies respiratoires et de la bronchite chronique ».

Comment utiliser la primevère officinale ?

Formes et dosage de la primevère officinale

Le dosage varie selon la partie de la primevère utilisée, la racine étant plus puissante que la fleur. Pour 150 ml d’eau bouillante, la dose habituelle est de 1 g de poudre de fleur ou de 0,2 à 0,5 g de poudre de racine, à raison de trois à six prises par jour, entre les repas.

En l’absence d’amélioration ou en cas d’apparition de difficulté respiratoire, de fièvre ou de sécrétions nasales purulentes, une consultation médicale s’impose.

Contre-indications de la primevère officinale

Par mesure de précaution, la primevère est contre-indiquée chez les patients souffrant d’asthme. Les personnes souffrant de gastrite ou d’ulcère de l’estomac doivent également s’abstenir de l’utiliser, la primevère étant irritante pour la paroi interne de l’estomac. L’hypersensibilité à la primevère ou à une plante de la famille des primulacées en contre-indique évidemment l’utilisation.

Effets indésirables et surdosage de la primevère officinale

Les effets indésirables de la primevère sont rares : nausées, troubles gastriques, vomissements et réaction allergique. La teinture de primevère contient de l’alcool (éthanol) pour lequel les précautions habituelles d’usage s’appliquent.

Interactions de la primevère officinale avec d’autres substances

Les effets de certains médicaments peuvent être augmentés par la prise de primevère : benzodiazépines et autres médicaments du psychisme, anesthésiques. Les personnes qui prennent ce type de médicament doivent consulter leur médecin avant de prendre de la primevère.

Primevère officinale, grossesse et allaitement

Même si les études n’ont pas montré de toxicité pour le fœtus, il est préférable de ne pas prendre de primevère pendant la grossesse. Les femmes qui allaitent devraient également s’abstenir d’en prendre, les substances actives de la primevère étant susceptibles de passer dans le lait.

La primevère officinale chez les enfants

L’usage de la primevère est contre-indiqué chez les enfants de moins de quatre ans. Il est déconseillé chez les enfants de moins de douze ans.

L'avis du spécialiste sur la primevère officinale

L'usage de primevère en cas de bronchite ou de toux ne doit pas dépasser une semaine. Si les symptômes persistent au-delà de 48 heures, une consultation médicale s'impose. La concentration en principes actifs est différente selon la partie de la plante utilisée : veillez à bien vous conformer aux posologies indiquées.

Sources et références

  • Guide des plantes qui soignent, Vidal, 2010
  • PDR for Herbal Medicines 4th edition, Thomson Healthcare, US 2007
  • European Scientific Cooperative On Phytotherapy Monographs - The Scientific Foundation for Herbal Medicinal Products 2nd edition, ESCOP, UK 2003
  • PDR for Nutritional Supplements, Thomson PDR, US 2001
  • The Complete German Commission E Monographs - Therapeutic Guide to Herbal Medicines, American Botanical Council, US 1998

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