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La coordination motrice

Mis à jour : Jeudi 23 Juin 2011

Les mouvements commencent le plus souvent par une intention, un acte de la volonté. Le cerveau envoie des ordres aux muscles qui vont se contracter de manière coordonnée afin d’accomplir la tâche désirée : un mouvement harmonieux exige ainsi une bonne coordination motrice.

Qu’est-ce que la coordination motrice ?

tai chi

La coordination motrice correspond à la capacité d’effectuer des gestes précis dans l’espace. Elle implique des enchaînements de gestes, mais aussi la mise en jeu simultanée et coordonnée de plusieurs muscles. Lorsqu’un joueur renvoie un volant au badminton, par exemple, cela semble naturel et peu compliqué. Pourtant, ce geste simple en apparence fait intervenir un nombre considérable d’organes et de zones du cerveau.

Dans un premier temps, le joueur utilise sa vision. Son cerveau analyse les informations reçues sur la trajectoire du volant et détermine l’endroit où il pourra être intercepté. Ce calcul intègre la vitesse et la direction du volant mais aussi l’expérience du joueur. La mémoire intervient aussi dans la programmation du geste de réception. Le cerveau sélectionne dans l’éventail de ses possibilités la meilleure tactique pour la situation donnée. Il initie alors un mouvement : des ordres sont émis aux muscles par le cerveau via les nerfs. Le joueur se met à courir et commence à positionner son bras en anticipant le moment où il interceptera le volant.

Pendant l’exécution du geste et pour l’affiner, le cerveau analyse les informations qui lui parviennent en permanence de milliers de cellules sensorielles disposées dans tout le corps (dans l’oreille interne, les articulations, les muscles, etc.). Le joueur connaît ainsi à chaque instant la position de son corps dans l’espace. Grâce à ces informations, il procède à des ajustements inconscients pour garder l’équilibre et bien se placer. Le bras effectue alors le mouvement qui va positionner la raquette au bon endroit, avec le bon angle et la bonne vitesse. Certains mouvements, comme les gestes réflexes, sont plus automatiques. Une fois initiés, ces gestes, souvent très rapides, ne peuvent plus être modifiés.

Les émotions interviennent également. Si le joueur réalise qu’il se trouve trop loin du volant, il peut avoir peur de le rater. Ce sentiment peut perturber la coordination de ses gestes.

La plupart des sports demandent une bonne coordination motrice. Pour cette raison, l’initiation à certains sports ne peut se faire qu’à partir d’un certain âge. Un enfant passe par une série de stades de développement psychomoteur pendant lesquels ses gestes se précisent et se renforcent. Sa coordination motrice n’est optimale qu’à partir de 8 à 10 ans. Lorsqu’on vieillit, la coordination motrice peut encore être bonne, mais ne permet plus d’apprendre de nouveaux gestes complexes.

L’apprentissage des gestes du sport

L’apprentissage passe par la répétition des gestes qui s’impriment dans la mémoire du sportif. La mémoire des gestes est un phénomène complexe qui demande une adaptation des connexions nerveuses au sein de nombreuses régions du cerveau et qui exige du temps. La répétition des gestes année après année (en corrigeant inlassablement les défauts) permet d’acquérir les automatismes indispensables à de nombreux sports. Un débutant est toujours moins efficace et moins précis qu’un pratiquant de longue date. Il se fatigue plus rapidement et dépense plus d’énergie pour un résultat moindre.

Au-delà du geste, l’apprentissage sportif permet aussi d’apprendre à analyser l’environnement. En fonction des informations fournies par ses yeux, ses oreilles, son expérience face à un adversaire, le sportif adapte ses gestes pour répondre par la meilleure tactique à une situation donnée. Ainsi, un cycliste accorde ses coups de pédale au pourcentage de la pente, au vent, au virage qui se profile un peu plus loin, aux mouvements du peloton, etc.

Cette expérience acquise se traduit par une meilleure efficacité, par une économie de gestes, mais aussi par une anticipation des besoins : le débit cardiaque et la fréquence respiratoire s’adaptent en fonction des informations perçues pour être en adéquation avec le geste qui va être accompli. Des ajustements préparatoires se font également au niveau de la posture en vue de l’exécution d’un enchaînement de gestes.

L’expérience se traduit aussi par des gestes plus fluides et par un ensemble de qualités qui forgent le style particulier de chaque sportif. De nombreux sports (patinage, gymnastique rythmique et sportive, danse classique, natation synchronisée, etc.) comportent une dimension esthétique qui exige une maîtrise parfaite de la gestuelle et un sens artistique développé.

La beauté du geste s’apprécie également dans de nombreuses autres disciplines sportives.

Les effets du sport sur la coordination motrice

De la même façon qu’un sportif entretient ses articulations, ses muscles, son cœur et ses poumons, il maintient aussi en forme tous les organes sollicités par la maîtrise des gestes et de la posture. L’activité physique régulière permet à une personne d’accomplir plus longtemps des gestes précis et coordonnés. Le sport maintient les capacités d’attention, de concentration, d’anticipation et de réaction. Les réflexes gestuels acquis, s’ils sont entretenus, persistent avec les années.

Chez les personnes âgées, l'activité physique régulière réduit le risque de chute et permet de conserver son autonomie plus longtemps.

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