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Prévenir les accidents des sports de piscine et d'eau libre

Mis à jour : Vendredi 10 Septembre 2010

La natation peut être pratiquée comme un sport en tant que tel ou comme complément d'entraînement à d'autres sports. Les problèmes liés à la natation touchent souvent l'épaule, le dos et la peau. D'un point de vue médical, la natation synchronisée et le plongeon se rapprochent de la gymnastique ou de la danse. Ces disciplines demandent aussi un entraînement régulier et, à la différence de la natation, peuvent difficilement être pratiquées comme activité de loisir ou de détente.

Le canyoning, la nage en eau vive ou en eau libre (mer, lac, etc.) sont des activités de pleine nature qui exposent à des risques particuliers : hypothermie, noyade et traumatismes.

Les points vulnérables de la natation, du plongeon ou du water-polo

natation

Les tendons, en particulier ceux des épaules, sont particulièrement vulnérables chez les nageurs. Ils peuvent subir des microtraumatismes souvent liés à un problème de technique. En compétition, les nageurs sollicitent beaucoup l’épaule, en particulier dans le water-polo. Des étirements insuffisants, avant ou après l’épreuve, peuvent, à long terme, entraîner des tendinites. Paradoxalement, les nageurs oublient souvent de boire suffisamment pendant et après l’effort. Difficile de penser à la déshydratation dans une piscine ! De plus, les nageurs ne peuvent pas évaluer la quantité de sueur pro¬duite pendant l’effort.

Ce phénomène est aggravé par le fait que l'eau des piscines publiques est souvent trop chaude pour les personnes qui pratiquent la natation sportive. Les tendons souffrent de cette déshydratation qui les rend plus sujets aux microtraumatismes.

Les muscles sont rarement touchés en natation. Mais les nageurs qui forcent trop, qui ne respectent pas un temps d’échauffement ou qui ne boivent pas assez risquent des crampes et des contractures.

Le dos peut parfois être touché : des douleurs du bas du dos peuvent apparaître chez les nageurs de brasse ou de papillon qui ont une mauvaise technique.

Le genou n’est pas épargné : la brasse peut entraîner des tendinites de la patte-d’oie (les tendons de trois muscles situés au bas de la cuisse qui s’attachent sur le côté interne du genou, voir figure ci-dessous) car le coup de fouet vers l’arrière donné pour propulser le corps n’est pas un mouvement naturel. On retrouve ce problème en natation synchronisée ou en water-polo ; il est lié au rétropédalage, la technique de rotation des jambes qui permet de se maintenir en surface. Les attaches des adducteurs (muscles de la face interne de la cuisse) peuvent également être sujettes à des tendinites.

schéma du genou

Patte d'oie

Les oreilles et les sinus peuvent être le siège d’inflammations et d’infections. Les otites externes sont favorisées par l’accumulation d’eau dans les oreilles et par l’action irritante des produits javellisés utilisés dans les piscines.

Les bronches peuvent être irritées par le dégagement de chlore issu des produits d’assainissement. Des études récentes montrent que l’exposition répétée au chlore contenu dans l’air des piscines peut augmenter le risque d’asthme chez les enfants, mais aussi chez les nageurs adultes… et les maîtres nageurs sauveteurs !

La peau est le point faible des nageurs. Les mycoses, ces infections dues à des champignons microscopiques, s’attrapent fréquemment en piscine. Les verrues plantaires sont souvent liées à l’absence de port de chaussures au bord des piscines et dans les douches. Une fréquentation régulière des piscines peut également provoquer un dessèchement de la peau.

Les cheveux blonds peuvent être atteints d’un mal étrange, appelé « cheveux verts », causé par le cuivre des produits antialgues versés dans les piscines. Ce problème peut être évité si le taux d’acidité de la piscine est maintenu à un niveau correct.

Les orifices naturels des plongeurs et plongeuses peuvent connaître un problème particulier : la rentrée d’eau violente dans l’anus ou le vagin lors de la pénétration dans l’eau. Compte tenu des produits ajoutés dans l’eau, ce phénomène peut causer des irritations.

Les conseils de prévention pour la natation, le plongeon ou le water-polo

  • Acquérir une bonne technique et de bons gestes évite bien des tendinites et des problèmes musculaires. Pratiquez un échauffement correct accompagné d’étirements et respectez les périodes de récupération en fin d’entraînement.
  • Buvez suffisamment pendant et après l’effort. Boire est aussi indispensable en natation que dans les autres sports.
  • Reconnaître la fatigue et s’arrêter à temps, connaître ses limites et savoir les respecter, sont également des règles essentielles.
  • Les mycoses peuvent être évitées en prenant systématiquement une douche avant et après le bain, en se séchant bien (bien essuyer entre les orteils et aux plis de l’aine) et en ne gardant jamais un maillot humide. Porter des chaussures sur le bord des piscines et dans les douches minimise le risque de mycoses et de verrues.
  • Le port du bonnet de bain est important, tant par mesure d’hygiène que pour la protection des cheveux.
  • Les lunettes sont fortement conseillées, notamment dans les piscines où l’eau est très chlorée. Elles permettent d’éviter les irritations des yeux et donc les microlésions de la cornée induites par le chlore. De nombreux modèles existent, plus ou moins confortables. Choisir une paire adaptée est facile : il suffit de poser les lunettes sur les yeux, sans passer l’élastique derrière la tête, puis d’appuyer sur les verres pour créer un effet ventouse. Les lunettes doivent tenir en place.
  • Les personnes qui ont des problèmes d’oreille ou de sinus peuvent porter des bouchons d’oreille (ceux en silicone mou sont particulièrement efficaces) ou un pince-nez.
  • Chaque discipline possède des équipements spécifiques : pince-nez pour la natation synchronisée, bonnet avec protections d’oreilles contre les chocs pour le water-polo, etc.

La natation chez les enfants

Même s'il existe des bébés nageurs, le véritable apprentissage de la natation ne peut se faire qu'après 5 ans. Les premières années sont consacrées à la maîtrise des quatre nages. La spécialisation et le développement de la force et de l'endurance ne viennent qu'ensuite. La natation est particulièrement bénéfique pour les enfants qui souffrent de scoliose, d'asthme ou d'obésité. Les problèmes médicaux touchent essentiellement l'épaule et sont habituellement sans gravité.

Sources et références

  • Guide sport et santé, Vidal, 2005

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