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Prévenir les accidents de parachutisme et de vol libre

Mis à jour : Vendredi 10 Septembre 2010

Faire du parachutisme ou du vol libre (parapente, delta) ne demande pas une condition physique exceptionnelle mais requiert une très grande expertise technique et un matériel soigneusement entretenu. Une bonne préparation physique et technique, ainsi qu'un respect des consignes de vol et de sécurité, permettent d'éviter des problèmes et certains traumatismes.

Les membres et le dos des libéristes (les pratiquants de ces sports) sont les plus touchés lors d'accidents. Ces accidents ont surtout lieu lors du décollage (60 % des accidents de parapente) et à l'atterrissage (70 % des accidents de delta).

Les points vulnérables en parachutisme et en vol libre

parachute

Les os sont surtout sollicités à l’atterrissage et au décollage. Les fractures des jambes concernent surtout le libériste de parapente ou le parachutiste qui se réceptionne mal. Les pratiquants de delta qui atterrissent à l’horizontale peuvent souffrir de fractures des bras ou des épaules en percutant les montants de l’aile. On note aussi des tassements vertébraux ou des fractures de la colonne après un atterrissage sur les fesses en parachute ou parapente.

Les articulations de la cheville sont souvent victimes d’entorse.

Le mal des montagnes peut affecter les libéristes qui volent à haute altitude. Il faut prendre garde aux signes d’alerte : fatigue extrême, nausées voire vomissements, maux de tête, essoufflement, vertiges. Une descente rapide est alors impérative.

Les tympans peuvent être douloureux voire blessés, lors d’une descente trop brutale, à cause du changement de pression atmosphérique.

Les conseils de prévention en parachutisme et en vol libre

  • Pour vous préparer aux efforts, pratiquez la musculation pendant les saisons où il est plus difficile de voler. Notamment au niveau des bras chez les pratiquants de delta, des jambes pour ceux qui s’adonnent au parapente et des abdominaux dans tous les cas.
  • Entraînez-vous à courir sur un terrain irrégulier pour raffermir vos chevilles. Cet entraînement, associé au port de chaussures montantes, permet de minimiser les risques d’entorses.
  • On perd énormément d’eau en altitude. La déshydratation peut entraîner des troubles du comportement aux conséquences catastrophiques en plein vol. Pensez à vous réhydrater toutes les 30 minutes en delta et toutes les 45 minutes en parapente. Il existe des poches munies d’un embout qui se portent dans le dos, très pratiques pour boire les mains libres. Si l’on peut, il est intéressant de pouvoir s’alimenter pour maintenir un bon niveau de sucre dans le sang.
  • En plus de la formation à la technique et à la navigation, prenez des cours pour connaître la météorologie et l’aérologie (la science des mouvements d’air, vents et courants).
  • Ne vous laissez jamais emporter par la griserie du vol. Restez toujours maître de vos émotions et de la situation. La moindre inattention peut entraîner un accident mortel.
  • Volez en groupe pour plus de sécurité.
  • Bien sûr, portez les protections adéquates : casques, vêtements chauds (il fait toujours froid en altitude), gants, crème solaire, lunettes de soleil, etc.
  • Emportez une scie pliante : elle peut s’avérer utile pour se dégager des branchages lors de chutes dans les arbres !

Sources et références

  • Guide sport et santé, Vidal, 2005

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