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Prévenir les accidents de squash

Mis à jour : Vendredi 10 Septembre 2010

La squash s'est beaucoup développé ces dernières années. Il est adapté à la vie urbaine car on peut y jouer en salle, et il demande un court six fois plus petit que celui du tennis. Il est très exigeant pour le système cardiovasculaire car il impose des changements de rythme rapides et continuels. Quarante-cinq minutes de squash représentent un effort équivalent à deux heures de tennis ou huit kilomètres de course à pied.

Cependant, il est faux de penser, comme on l'entend souvent, que le squash est à l'origine de nombreux accidents cardiaques, sauf chez les pratiquants à risque qui devraient être mieux dépistés. Les membres et les épaules sont les principales victimes de cette discipline.

Les points vulnérables au squash

squash

Les tendons sont soumis à des gestes répétitifs et violents. Les épaules et le coude sont très sollicités, en particulier lors des services. Mis à mal, surtout après 40 ans, lorsqu’ils ont perdu de leur souplesse, les tendons vont accuser les chocs. Les douleurs surviennent d’abord à l’échauffement puis pendant toute la durée de l’entraînement et enfin dans la vie quotidienne.

Les tendinites peuvent aller jusqu’à des ruptures de tendons, notamment au niveau des jambes.

Les muscles et les articulations peuvent être victimes de la fatigue, du manque d’échauffement, de mauvaises réceptions, de mauvaises rotations du genou : autant de causes qui vont affecter les muscles (contractures, élongations, déchirures) et les articulations (entorses, luxations). Les entorses de la cheville représentent 28 % des accidents de squash (11 % pour celles du genou).

Les yeux peuvent subir des chocs et sont donc à protéger.

Les blessures à la tête représentent 24 % des accidents (coup de raquette, choc contre un mur ou contre l’autre joueur, etc.).

Les conseils de prévention pour le squash

  • Compte tenu de la forte sollicitation du système cardiovasculaire, une visite médicale préalable est fortement recommandée et absolument indispensable après 40 ans. Elle vous permet de faire le point sur votre état général et surtout de vérifier grâce à une épreuve d’effort si votre cœur et vos vaisseaux peuvent soutenir les contraintes de ce sport intense.
  • Comme pour les autres sports de raquette, prendre des cours est le meilleur moyen d’éviter les tendinites.
  • L’échauffement est indispensable : trottinement ou léger footing autour de la salle pour solliciter les systèmes cardiovasculaire et respiratoire, étirements et assouplissements, mouvements spécifiques (services, échanges, revers, etc.) sans violence.
  • Les chaussures doivent être adaptées à la morphologie de votre pied pour amortir correctement les chocs répétitifs.
  • Pratiquer des sports d’endurance en plus du squash vous permet de préparer votre appareil cardiovasculaire à l’effort. La musculation de vos épaules, de vos pectoraux et de vos abdominaux est également bénéfique.
  • Éviter de vous laisser entraîner dans une compétition acharnée sans vous en rendre compte. Respectez des temps de repos et n’allez pas au-delà de vos limites. En cas d’essoufflement ou de fatigue, mieux vaut abandonner la partie plutôt que risquer un accident.
  • N’oubliez pas de boire. Le squash fait énormément transpirer.

Sources et références

  • Guide sport et santé, Vidal, 2005

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