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Prévenir les accidents de voile

Mis à jour : Vendredi 10 Septembre 2010

La voile peut être une activité physique de loisir ou un sport de compétition. Elle peut se pratiquer individuellement sur de petits dériveurs ou en équipe sur des Formule 1 des mers. Pour ceux qui ont le mal de mer, le char à voile est une façon de pratiquer la voile sans quitter la terre ferme. Quelle que soit la façon dont on aborde la voile, elle réclame toujours une bonne forme physique. Les manœuvres demandent parfois d'agir très vite et de manière très intense. Les navigateurs rencontrent essentiellement des problèmes traumatiques au niveau de la tête, des mains et des pieds, ainsi que des soucis de peau.

Les points vulnérables en voile

voile

Les os sont souvent le siège de traumatismes : sur un voilier, on n’arrête pas de se cogner. Les pieds et les mains sont les premiers touchés et des fractures peuvent se produire. Les traumatismes crâniens sont essentiellement dus aux retours de bôme (la partie horizontale reliée au mât qui retient le bas de la grand-voile). Au changement de vent, la bôme peut aller d’un bord du bateau à l’autre en quelques secondes avec une grande violence.

La peau est soumise à de nombreuses agressions. Gare aux brûlures de la paume lors de manipulation des bouts (cordes). Si l’un d’eux glisse entre les mains à toute allure, les dégâts peuvent être très handicapants. Le soleil est traître sur un bateau, car il y fait rarement très chaud. La brise marine donne une impression de fraîcheur qui laisse toute latitude aux rayons nocifs pour provoquer de redoutables coups de soleil.

L’estomac est une grande victime de la voile : le mal de mer est une affection très fréquente. Elle est due à une distorsion entre les informations apportées par les organes de l’équilibre, qui perçoivent le tangage, et par les yeux, qui suivent les mouvements du bateau et ne perçoivent pas de déplacement. Cette distorsion perturbe le cerveau et provoque un sentiment de malaise et une nausée. Il peut provoquer des vomissements. Il disparaît après quelques jours… sauf chez certaines personnes !

Prévenir les accidents de voile

  • Quel que soit le type de navigation envisagée, prenez des cours. Faire de la voile nécessite de nombreuses connaissances : techniques pour le matériel de bord, météorologiques, de navigation et d’orientation, du code de la mer, etc. Un moniteur enseignera les bases mais la lecture d’ouvrages complémentaires est obligatoire pour compléter sa formation.
  • Une activité physique d’entretien permet d’arriver sur le bateau avec un minimum d’entraînement ; c’est une garantie contre les problèmes tendineux ou musculaires.
  • Respectez à la lettre les règles de sécurité. Le matériel de secours doit être complet et opérationnel : gilets de sauvetage, fusées éclairantes, boîte à pharmacie, etc. Des vérifications régulières sont nécessaires et obligatoires.
  • Renseignez-vous toujours sur la météo. Les conditions de navigation peuvent changer d’une minute à l’autre. Regarder le ciel et se dire qu’on a une belle journée devant soi ne suffit pas.
  • À bord, portez toujours des chaussures pour éviter les fractures d’orteils, terriblement douloureuses.
  • Les chutes par-dessus bord ne sont pas exceptionnelles. Le port du gilet de sauvetage s’impose, ainsi que l’encordage si la mer est mauvaise.
  • Des gants sont utiles pour éviter les brûlures de cordes. Chapeau, lunettes et écran solaire sont de rigueur.
  • Le mal de mer survient plus facilement si l’on est enfermé. Rester sur le pont (avec un sac en plastique à portée de main…) et fixer son regard sur l’horizon peut soulager ses symptômes. Des médicaments antihistaminiques peuvent aider à prévenir l’apparition du mal de mer.

La voile chez les enfants

La voile se pratique très jeune grâce à des bateaux adaptés à la taille des enfants. Il est toutefois préférable d'attendre que les enfants sachent nager pour leur faire découvrir la voile, même avec un gilet de sauvetage.

Les jeunes navigateurs doivent faire extrêmement attention au soleil dont on sent moins les effets au large, ainsi qu'à la déshydratation. De nombreux autres sports sont pratiqués par les enfants et les adolescents. Leurs risques sont les mêmes que ceux rencontrés chez les adultes.

Sources et références

  • Guide sport et santé, Vidal, 2005

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