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Prévenir le paludisme

Mis à jour : Mardi 17 Juin 2014

Chaque année, le paludisme touche environ 300 millions de personnes à travers le monde et causerait plus d’un million de décès. Cette maladie représente un risque sanitaire que les voyageurs se rendant dans les zones touchées doivent toujours garder à l’esprit en respectant un ensemble de mesures préventives.

Chaque année, en France, six à sept mille voyageurs font une crise de paludisme et une vingtaine en décède. La prévention du paludisme repose sur deux principes de base : se protéger contre les piqûres de moustique et prendre un traitement préventif adapté à sa destination, sans modifier ni la posologie ni la durée du traitement conseillées par son médecin.

Qu'est-ce que le paludisme ?

moustique

Le paludisme, également appelé malaria, est dû à un parasite microscopique du genre Plasmodium, transmis par les piqûres d’anophèles femelles, des moustiques qui sévissent uniquement le soir et la nuit.

Quatre espèces de Plasmodium existent : la plus fréquente, et la seule qui puisse entraîner des formes graves, est appelée Plasmodium falciparum. Cette maladie sévissait autrefois dans de nombreuses régions marécageuses d'Europe, dont la France. Elle portait le nom de « fièvre tierce » ou « fièvre quarte » car, selon le type de parasite, elle se traduit par des accès de fièvre ayant lieu tous les trois (tierce) ou quatre (quarte) jours.

Lorsqu’un anophèle pique une personne, il injecte dans le derme un peu de salive destinée à empêcher le sang de coaguler. Lorsque cet anophèle est porteur de Plasmodium, sa salive est contaminante. Après la piqûre, les Plasmodium gagnent le foie de la personne par le biais de la circulation sanguine, où ils se multiplient en passant inaperçus.

Quels sont les symptômes du paludisme ?

Après une période d’une semaine, les Plasmodium passent en grande quantité dans le sang où ils infectent les globules rouges. Ils s’y multiplient selon des cycles de trois ou quatre jours, jusqu’à provoquer la destruction simultanée des globules infectés. Cette destruction massive provoque un accès de fièvre (la crise de paludisme) accompagné de frissons, de transpiration abondante, de malaises, voire de troubles de la conscience dans les formes graves. D’autres espèces que Plasmodium falciparum peuvent être responsables de crises qui récidivent plusieurs mois ou années après.

La destruction régulière de grandes quantités de globules rouges entraîne une anémie qui se traduit par une fatigue, un essoufflement, une pâleur des muqueuses, etc. Sans traitement, le paludisme peut se compliquer et provoquer des troubles du foie et des reins, des troubles neurologiques, voire le décès de la personne atteinte.

Comment se soigne le paludisme ?

Le paludisme se traite avec des médicaments qui bloquent la multiplication des Plasmodium. Ce sont ces mêmes médicaments dits antipaludiques qui sont utilisés pour prévenir cette maladie, en empêchant les Plasmodium de se multiplier après la piqûre. Ce type de prévention par le biais de médicaments porte le nom de chimioprophylaxie. Elle doit être impérativement complétée par des mesures visant à ne pas être piqué par les moustiques la nuit (moustiquaires et produits répulsifs).

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