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La plongée sous-marine en toute sécurité

Mis à jour : Jeudi 23 Août 2012

Le milieu dans lequel se déroule la plongée sous-marine demande une bonne condition physique. L’organe le plus fréquemment touché par les accidents est l’oreille. Les accidents de décompression et la noyade représentent également un risque.

Les accidents de plongée en descendant

équipement de plongée sous-marine

Les oreilles, les sinus et les poumons peuvent être affectés lors de la descente. D’une manière générale, il faut respecter strictement les règles de descente et notamment la manœuvre d’équilibrage de pression dans les oreilles en particulier dans au cours des dix premiers mètres de profondeur (manœuvre de Valsalva).

Si cette mesure préventive n'est pas respectée, des douleurs de plus en plus violentes se font sentir au fur et à mesure de la descente. Dans les cas extrêmes, les tympans peuvent se rompre sous la pression de l'eau. La rupture du tympan est ressentie comme un coup de poignard. L'irruption de l'eau froide dans l'oreille interne peut entraîner des vertiges qui empêchent de distinguer le fond de la surface. Le risque de noyade est réel.

Les contre-indications à la plongée sous-marine
    Contre-indications absolues :
  • Toute maladie qui peut être à l’origine d’un malaise : diabète, maladies du cœur ou des vaisseaux, maladies ORL, épilepsie et autres troubles neurologiques.
  • Autres maladies : asthme, ulcère gastroduodénal, décollement de la rétine, glaucome, splénomégalie (grosse rate), etc.
  • Grossesse.

Plongée fortement déconseillée :
  • Rhume, sinusite et autres infections du nez et de la gorge, infections des oreilles (otites) ou des dents (caries).

Les accidents pendant la plongée sous-marine

Il s’agit surtout d’intoxications dues aux gaz contenus dans l’air comprimé des bouteilles.

L’azote va provoquer, au-delà de 40 mètres de profondeur, la célèbre ivresse (ou narcose) des profondeurs avec des difficultés à se concentrer, une euphorie et des comportements aberrants.

Le dioxyde de carbone est responsable de troubles du rythme respiratoire, de maux de tête, de vertiges, de vomissements, de bourdonnements d’oreille, etc.

Enfin, l’oxygène (surtout lors de plongée avec un mélange enrichi en oxygène, comme le Nitrox) peut causer des troubles de la vue, de l’audition et de la respiration, des nausées, des vertiges, des crises épileptiformes, etc. Pour éviter ce genre d’accident, il faut respecter les règles de sécurité et remonter lentement dès l’apparition de ces signaux d’alerte.

Des problèmes de peau peuvent également être observés en plongée. Les plus fréquents sont dus à l’environnement : rochers acérés ou organismes marins irritants (poissons venimeux, méduses, anémones de mer, etc.). Évitez tout contact avec les rochers et les coraux.

Les accidents de plongée lors de la remontée

Divers accidents peuvent survenir pendant la remontée d'une plongée sous-marine

La surpression pulmonaire

Avec l’accident de décompression (voir ci-dessous), c’est l’un des accidents les plus graves en plongée. Il survient notamment quand un plongeur remonte trop vite en bloquant sa respiration. Lorsque le plongeur se rapproche de la surface, la pression diminue. Les gaz présents dans ses poumons augmentent de volume. Ils font gonfler les poumons comme des ballons. Les dégâts peuvent être importants et aboutir au décès du plongeur.

Les douleurs des dents et du ventre

Les poumons ne sont pas les seuls à souffrir lors d’une remontée trop rapide. La dilatation brutale des gaz peut également se produire à l’intérieur des cavités dentaires (caries, dents dévitalisées), provoquant des maux de dents ; ou dans les intestins, provoquant ainsi des ballonnements douloureux.

Les accidents de décompression (ADD)

En plongée, du fait de la forte pression, les gaz respirés (et en particulier l’azote) se dissolvent dans l’organisme en quantité supérieure à celle observée à la surface. Lors d’une remontée trop rapide, la pression diminue et les gaz dissous ont tendance à redevenir gazeux. Lorsqu’un plongeur remonte trop vite, les gaz dissous n’ont pas le temps d’être éliminés par les poumons et des bulles se forment. Selon leur taille et leur localisation, elles peuvent provoquer des dégâts plus ou moins importants.

    La moitié des accidents de décompression commence dans les trente minutes qui suivent la plongée et la quasi-totalité dans les six heures. Les symptômes sont variables :
  • Les « puces », démangeaisons de la peau localisées ou généralisées, et les « moutons », marbrures douloureuses ou petites boursouflures, sont bénins mais peuvent annoncer un accident de décompression plus grave.
  • Les « bends » sont des douleurs des articulations de plus en plus intenses, siégeant au niveau de l’épaule, du coude, du genou ou de la hanche.
  • Les vertiges, nausées et troubles de l’audition sont dus aux accidents de l’oreille interne.
  • Les accidents médullaires (des bulles endommagent la moelle épinière) qui peuvent provoquer une paralysie (paraplégie du plongeur, le plus typique des ADD).
  • Les accidents neurologiques (des bulles endommagent le cerveau) qui provoquent des troubles sensoriels, des crises d’épilepsie et des paralysies diverses.

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