AGRIPPAL, FLUARIX, IMMUGRIP, INFLUVAC et VAXIGRIP : extension de prise en charge des indications

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La prise en charge des vaccins grippaux AGRIPPAL, FLUARIX, IMMUGRIP, INFLUVAC et VAXIGRIP est désormais étendue aux femmes enceintes quel que soit le trimestre, aux personnes atteintes de maladie hépatique avec ou sans cirrhose et aux personnes obèses avec un indice de masse corporelle égal ou supérieur à 40 mg/m².

L'utilisation des vaccins grippaux doit se baser sur les recommandations officielles.

Par arrêté du 31 juillet 2013, publié au Journal officiel du 7 août 2013, les conditions de prises en charge des vaccins grippaux AGRIPPAL, FLUARIX, IMMUGRIP, INFLUVAC et VAXIGRIP sont modifiées.
Par rapport à l'arrêté du 10 juin 2011 (Journal officiel du 17 juin 2011), ces vaccins sont désormais remboursables aux assurés sociaux dans les indications supplémentaires suivantes  :
  • les femmes enceintes quel que soit le trimestre de la grossesse (auparavant,  le remboursement de ces vaccins chez les femmes enceintes ne concernanient que celles atteintes de certaines pathologies) ;
  • les personnes, y compris les enfants à partir de l'âge de 6 mois, atteintes de maladie hépatique avec ou sans cirrhose ;
  • les personnes obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 mg/m².
Le taux de remboursement est de 65 %.

Pour mémoire
Les indications thérapeutiques ouvrant déjà droit à la prise en charge ou au remboursement par l'assurance maladie des spécialités AGRIPPAL, FLUARIX, IMMUGRIP, INFLUVAC et VAXIGRIP sont par ailleurs :
  • les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • les personnes, y compris les enfants à partir de l'âge de 6 mois, atteintes des pathologies suivantes :
    • affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l'ALD 14 (asthme et BPCO) ;
    • insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle que soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique ;
    • maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l'ALD mais susceptibles d'être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyperréactivité bronchique ;
    • dysplasie broncho-pulmonaire traitée au cours des six mois précédents par ventilation mécanique et/ou oxygénothérapie prolongée et/ou traitement médicamenteux continu (corticoïdes, bronchodilatateurs, diurétiques) ;
    • mucoviscidose ;
    • cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque ;
    • insuffisances cardiaques graves ;
    • valvulopathies graves ;
    • troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours ;
    • maladies des coronaires ;
    • antécédents d'accident vasculaire cérébral ;
    • formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot) ;
    • paraplégie et tétraplégie avec atteinte diaphragmatique ;
    • néphropathies chroniques graves ;
    • syndromes néphrotiques ;
    • drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose ;
    • diabète de type 1 et de type 2 ;
    • déficits immunitaires primitifs ou acquis (pathologies oncologiques et hématologiques, transplantation d'organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur), excepté les personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines. Sujets infectés par le VIH quels que soient leur âge et leur statut immunovirologique ;
  • l'entourage familial des nourrissons âgés de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ainsi définis : prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de broncho dysplasie et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d'une affection de longue durée (cf. supra) ;
  • les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d'hébergement quel que soit leur âge ;
  • les professionnels de santé libéraux en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque de grippe sévère : médecin généraliste, infirmier, sage-femme, pédiatre, pharmacien titulaire d'officine, masseur-kinésithérapeute.

Sources et ressources complémentaires

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