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Etude : la marche rapide préserverait la mémoire des seniors

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Selon les résultats d'une étude canadienne menée sur 86 femmes âgées présentant des troubles légers de la mémoire, celles qui marchent deux fois par semaine 1 heure à bonne allure ont une meilleure mémoire verbale que celles qui font d'autres exercices physiques. 

Ces résultats , qui demandent confirmation à plus grande échelle, pourraient s'expliquer par le rôle de l'exercice physique sur les connexions neuronales (dans le cerveau), mais demandent confirmation. 

Plusieurs études menées sur des personnes âgées souffrant de troubles cognitifs légers (par exemple, des difficultés de mémorisation) ont suggéré qu'une activité physique régulière et suffisamment soutenue améliore les performances intellectuelles. Pour étudier davantage cette hypothèse, une équipe canadienne a mené une étude comparant deux types d'exercice physique et une activité "placebo".

La comparaison de trois types d'exercice physique
Cette étude a enrôlé 86 femmes âgées de 70 à 80 ans qui, toutes, souffraient de troubles légers de la mémoire. Les participantes ont été réparties entre trois groupes homogènes :
  • un groupe pratiquant la marche rapide (activité dite "aérobic"),
  • un groupe pratiquant de la gymnastique et de la musculation adaptées (activité dite "de résistance"),
  • un groupe de contrôle participant à des activités destinées à améliorer l'équilibre et le tonus musculaire (par exemple, un parcours d'équilibre et des manipulations de ballons).
Dans chaque cas, les participantes ont pratiqué leur activité pour une durée d'une heure, deux fois par semaine, pendant six mois.

Un bénéfice marqué pour le groupe "Marche rapide"
Après six mois, toutes les participantes ont effectué des tests de mémorisation verbale et un examen IRM pour étudier l'anatomie de leur cerveau. Les participantes ayant pratiqué la marche rapide ont montré un gain significatif de capacité à mémoriser des mots, comparées à celles du groupe de contrôle.

De plus, la taille de leur hippocampe était significativement augmentée (l'hippocampe est une région du cerveau essentielle à la mémorisation de nouvelles informations, dont la taille diminue chez les personnes souffrant de troubles cognitifs).

L'hypothèse des facteurs neurotrophiques
Les chercheurs responsables de cette étude émettent l'hypothèse que l'exercice aérobie régulier entraîne une augmentation, dans le cerveau, de la concentration des substances chargées de faciliter l'acquisition de nouvelles connexions entre les cellules nerveuses (les "facteurs neurotrophiques cérébraux").

Mais d'autres études seront nécessaires pour confirmer cette hypothèse et mieux comprendre les interactions entre les activités physiques aérobies et l'amélioration des performances cognitives des personnes âgées.

Une recommandation qui apporte de nombreux bénéfices
En attendant, il est déjà possible de recommander aux personnes de plus de 70 ans de pratiquer régulièrement une activité physique adaptée, avec une intensité un peu soutenue, à raison de deux séances par semaine, sous contrôle de leur médecin traitant. Ce type d'activité physique semble également apporter des bénéfices en terme de prévention des maladies cardiovasculaires, du contrôle des taux sanguins de glucose (sucre) et de lipides (cholestérol), et de maintien de la masse musculaire et de l'équilibre (pour prévenir les fractures dues aux chutes et à la fragilité osseuse).
 
En savoir plus : 
Aerobic exercise increases hippocampal volume in older women with probably mild cognitive impairment: a six month randomised controlled trial.,Ten Brinke LF et al., Br J Sports Med 2014.
 

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