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Dernier sursis pour le Diantalvic !

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Arrêt de la commercialisation des médicaments contenant du dextropropoxyphène à partir du 1er mars 2011.

douleur

L’Afssaps annonce l’arrêt de la commercialisation des médicaments contenant du dextropropoxyphène à partir du 1er mars 2011 (DIANTALVIC, PROPOFAN et génériques). La France a ainsi décidé de réduire le délai de quinze mois initialement prévu pour organiser le retrait du marché de ces médicaments. En outre, cette décision intervient quelques semaines après la publication d’une étude américaine démontrant la toxicité cardiaque du propoxyphène, un équivalent du dextropropoxyphène.

Rappelons que le dextropropoxyphène entre dans la composition de plusieurs médicaments indiqués contre la douleur modérée ou sévère. Dans DIANTALVIC (et ses génériques), il est en association avec du paracétamol seul. Dans PROPOFAN (et ses génériques), il est associé à du paracétamol et de la caféine.

Depuis 2004, diverses études ont permis de démontrer les risques liés au dextropropoxyphène, notamment le risque de surdosage. En 2009, l’Agence européenne du médicament (EMA) a finalement recommandé l’arrêt de commercialisation de ces médicaments dans tous les pays de l’Union européenne, jugeant que les risques étaient plus importants que les bénéfices. Recommandation confirmée par la Commission européenne le 14 juin 2010.

Plus que trois mois donc avant le retrait de DIANTALVIC, de PROPOFAN et de leurs génériques. Il est donc urgent que les patients concernés consultent leur médecin afin de modifier leur traitement et de remplacer le dextropropoxyphène par un autre antalgique (médicaments contre la douleur).

Consciente des difficultés provoquées par l’arrêt de commercialisation des médicaments à base de dextropropoxyphène - ces derniers font partie des médicaments les plus prescrits ; 70 millions de boîtes ont été délivrés en 2008 ! -, l’Afssaps a demandé à un groupe d’experts d’établir des recommandations pour permettre une prise en charge de la douleur sans dextropropoxyphène, en utilisant les antalgiques qui restent disponibles à ce jour.

Selon les experts, l’arrêt de commercialisation des médicaments contenant du dextropropoxyphène est surtout l’occasion de réévaluer la douleur et de réadapter le traitement. L’évaluation doit ainsi prendre en compte l’ancienneté de la douleur, sa cause, son intensité et son retentissement sur la qualité de vie. Il est essentiel par ailleurs de définir le type de douleur. Autant d’éléments de réponse dont le prescripteur a besoin pour choisir le médicament le plus adapté.

 

Source : Prise en charge des douleurs de l’adulte modérées à intenses - Mise au point. Afssaps, 16 décembre 2010.

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