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AVC et activité physique : ni trop, ni trop peu !

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Une activité physique régulière et adaptée aux capacités du patient réduit le risque d'AVC.

femme agee sportive

La pratique d’une activité physique régulière est recommandée pour la santé. Elle est notamment bénéfique pour réduire le risque de maladies cardiovasculaires. Mais attention : chez une personne non entraînée, un exercice physique intense peut se révéler dangereux et être à l'origine de troubles graves comme l’infarctus du myocarde, par exemple.

Le même paradoxe s'observe-t-il pour d'autres maladies cardiovasculaires comme l'accident vasculaire cérébral (AVC) ? Des scientifiques américains se sont penchés sur la question et ont étudié la relation entre l’activité physique et le risque d’AVC. Ils ont ainsi cherché à savoir si un exercice physique intense pouvait augmenter le risque d’AVC et si la pratique physique régulière pouvait réduire ce risque.

L’étude a été menée entre janvier 2001 et novembre 2006 dans trois hôpitaux. Au total, 390 personnes (209 hommes et 181 femmes) victimes d’un AVC ont été interrogées. Les auteurs leur ont demandé, d’une part, s’ils avaient pratiqué une activité physique intense dans l’heure précédant leur AVC (y compris le port de charges lourdes) et de quel type d’activité il s’agissait et, d’autre part, s’ils avaient régulièrement pratiqué une activité physique dans l’année précédant leur AVC, et avec quelle fréquence.

Les activités physiques pratiquées par les participants ont ensuite été classées selon leur intensité : modérée (marche, jardinage léger, pêche, etc.) ou intense (vélo à régime rapide, footing, jardinage intense). Enfin, des renseignements sur d’autres facteurs connus de risque d’AVC ont été pris en compte (stress, excès de boissons alcoolisées, hypertension artérielle, tempérament colérique, etc.). Sur l’ensemble des patients interrogés, 21 (5%) ont rapporté une activité physique modérée ou intense dans l’heure précédant l’AVC, et six ont déclaré avoir soulevé une charge de plus d'une vingtaine de kilos. Selon les auteurs, chez les personnes prédisposées, le risque d’AVC tend donc à augmenter après une activité physique intense ou modérée ou le port d’une charge lourde.

Mais l’étude ne s’arrête pas là. Les résultats montrent également que, chez les patients ayant une activité physique régulière, c’est-à-dire trois fois ou plus par semaine, le risque d’AVC à la suite d'un effort intense est trois fois moins élevé que chez les personnes ne pratiquant pas du tout d’activité physique. Ainsi, dans la relation entre le risque d’AVC et la pratique d’une activité physique, il semble donc que tout soit une question d'intensité et de régularité !

 

Source : Mostofsky E et al : Physical Activity and Onset of Acute Ischemic Stroke : The Stroke Onset Study. Am J Epidemiol, 2011.

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