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Un verre, ça va. Trois verres...

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Une consommation très modérée d'alcool semble avoir un effet protecteur vis-à-vis des maladies cardiovasculaires.

vin rouge

Une équipe médicale américano-canadienne a décidé de faire le point sur les relations entre la consommation de boissons alcoolisées et la survenue de certaines maladies cardiovasculaires. Afin de réaliser cet exercice, ces médecins ont identifié les études existantes ayant déjà abordé ce sujet et, sur ces 4235 études réalisées entre 1950 et 2009, ils en ont retenu 84. Les données de ces différentes études avaient été recueillies auprès d'hommes et de femmes, avec un suivi dans le temps variant de 2,5 ans à 35 ans (11 ans en moyenne). Une analyse croisée de ces études a ensuite été menée.

Globalement, comparées aux personnes ne buvant pas du tout, les personnes consommant de petites quantités d'alcool (moins d'un verre de boisson alcoolisée par jour en moyenne) présentent un risque réduit de souffrir ou de décéder d'une maladie cardiovasculaire, d'un accident coronarien (infarctus) ou d'un accident vasculaire cérébral (AVC). Cependant, les effets de la consommation de boissons alcoolisées varient selon le type de maladie cardiovasculaire et la quantité moyenne d'alcool consommée chaque jour.

Pour les maladies coronariennes (angine de poitrine, infarctus), l'effet protecteur de l'alcool reste constant quelle que soit la quantité d'alcool consommée quotidiennement. Mais pour les AVC, les effets de l'alcool sont plus complexes. Une consommation moyenne de moins d'un verre par jour réduit le risque d'AVC par rapport à un non buveur. Mais passé cette dose limite, plus une personne boit, plus son risque d'AVC est élevé. Ainsi les gros buveurs (plus de cinq verres par jour) ont un risque d'AVC 1,62 fois plus élevé que les non buveurs.

Les auteurs précisent que, si l'ensemble de ces données montrent une association entre une consommation d'alcool modérée et une diminution du risque cardiovasculaire, aucune étude n'a encore pu expliquer les causes de ce phénomène. Certaines études semblent indiquer que la consommation d'alcool augmenterait le taux de cholestérol HDL (le « bon » cholestérol) dans le sang. De plus, l'alcool pourrait avoir une action fluidifiante (anticoagulante) sur le sang.

En conclusion, s'il semble avéré qu'une consommation modérée d'alcool protège contre l'apparition des maladies cardiovasculaires, il ne faut pas oublier les autres effets, non étudiés ici, que peut provoquer une consommation excessive de boissons alcoolisées : alcoolisme, accidents, cancers, maladies chroniques du foie, etc. À votre santé !

 

Source : Ronksley PE et al : Association of alcohol consumption with selected cardiovascular disease outcomes: a systematic review and meta-analysis. BMJ 2011 Feb 22;342:d671.

Brien SE et al : Effect of alcohol consumption on biological markers associated with risk of coronary heart disease: systematic review and meta-analysis of interventional studies. BMJ 2011 Feb 22;342:d636.

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