En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Traitements de la schizophrénie et constipation

1
2
3
4
5
(aucun avis)
vu par 688 lecteurs

La constipation liée aux médicaments antipsychotiques est un effet indésirable fréquent et sévère.

constipation

Les psychoses sont des maladies mentales qui provoquent des hallucinations ou des délires, au cours desquels le patient est incapable de discerner le réel de l’irréel. Une forme de psychose bien connue est la schizophrénie. Le traitement des psychoses repose sur la prescription de médicaments antipsychotiques (neuroleptiques et atypiques).

L'un des effets indésirables fréquemment liés à ces médicaments est la constipation. Des chercheurs européens ont réalisé une étude afin d’évaluer la fréquence et la sévérité de ce trouble chez les patients traités pour schizophrénie. Les données ont été collectées entre 2007 et 2009, lors de l’hospitalisation de patients sous antipsychotiques. La moyenne d’âge des participants était de quarante ans.

Au cours des vingt-deux mois d’étude, 36% des patients ont reçu au moins un traitement contre la constipation. Les cas de constipation chez les sujets sous antipsychotiques semblent donc beaucoup plus fréquents que dans la population générale. Les auteurs soulignent surtout la sévérité de cette constipation. Pour preuve, la durée prolongée des traitements laxatifs (250 jours en moyenne) et la nécessité d’un lavement pour 16% des patients.

Pour les auteurs, il est indispensable de prendre en compte le risque de constipation dès l’instauration d’un traitement antipsychotique afin d’éviter d’éventuelles complications. D’une façon générale, limiter les effets indésirables permet une meilleure acceptation du traitement par le patient.

 

Source : De Hert M et al : Prevalence and severity of antipsychotic related constipation in patients with schizophrenia: a retrospective descriptive study. BMC Gastroenterology 2011.

Commentaires (0)