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Pilules de nouvelles générations : pas sans danger

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Les pilules contraceptives de troisième et de quatrième génération augmentent le risque de phlébite.

jeune femme

Les pilules contraceptives combinées associent deux types d’hormones, un œstrogène et un progestatif. Ces pilules dites estroprogestatives sont classées en quatre groupes, selon la date de première commercialisation du progestatif utilisé. Les progestatifs dits de troisième et de quatrième génération sont les plus récents progestatifs de synthèse apparus sur le marché. 

L'un des effets indésirables lié aux pilules estroprogestatives est l’augmentation du risque de thrombose veineuse ou phlébite (formation d’un caillot de sang dans une veine), en particulier la première année de prise. Selon une étude danoise récente, ce risque serait deux fois plus élevé avec les contraceptifs de troisième (gestodène et désogestrel) et de quatrième génération (drospirénone) qu’avec ceux de deuxième génération (contenant du lévonorgestrel).

Tenant compte des résultats de cette étude, les autorités de santé européennes et françaises ont réévalué l’intérêt de maintenir sur le marché les pilules estroprogestatives de quatrième génération (Jasminelle, Jasmine, Yaz). L’EMA (Agence européenne du médicament) et l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ont conclu que le rapport bénéfices/risques des pilules de troisième et de quatrième génération restait favorable, même si elles confirment que, pour ce type de pilules, le risque de phlébite est deux fois plus important qu’avec les pilules de deuxième génération.

Les autorités de santé soulignent cependant que le risque de thrombose veineuse est encore plus important au cours de la grossesse (60 cas par an pour 100.000 femmes contre 40 cas annuels pour 100.000 femmes pour les pilules de troisième et de quatrième génération). Ces résultats doivent être pris en compte lors du choix du contraceptif oral, en particulier chez les patientes présentant des facteurs de risque de thrombose veineuse tels que l’âge, l’immobilisation prolongée (suite à un accident ou une intervention chirurgicale), l’obésité ou des antécédents de phlébite.

 

Source : Contraceptifs oraux estroprogestatifs et risque de thrombose veineuse – Point d’information. Afssaps, 14 novembre 2011.

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