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De moins en moins de méningites en France

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Baisse constante des infections à méningocoques et fortes différences géographiques.

vaccination

Régulièrement, les médias nous informent de nouveaux cas de méningites d'origine bactérienne en France. Certaines bactéries dites méningocoques (Neisseria meningitidis) peuvent déclencher de graves infections (méningite, voire septicémie) qui entraînent parfois le décès. En France, la majorité de ces infections est provoquée par des méningocoques dits de type B, contre lesquels aucun vaccin n'est commercialisé, contrairement aux méningocoques de type A, C ou Y contre lesquels il est possible d'être vacciné.

L'Institut de veille vanitaire (IVS) vient de publier un bilan des infections à méningocoques en France. Depuis plus de vingt ans, entre un et deux nouveaux cas d'infections invasives à méningocoques étaient déclarés chaque année pour 100.000 habitants. Ce nombre est en constante diminution depuis 2003. Ainsi, 510 Français de métropole ont été infectés en 2010 (soit 0,89 nouveaux cas pour 100.000 habitants), une diminution de 18% par rapport à 2009, tous types de méningocoques confondus.

Les infections par méningocoques de type B, responsables des trois-quarts des infections, ont diminué de 13% entre 2009 et 2010. En outre, le nombre d'infections par méningocoques de type C a fortement baissé (-35%) sur la même période. Cette baisse des méningites de type C devrait se poursuivre grâce à la vaccination des plus jeunes. L'IVS estime que 46% des enfants nés en 2009 ont été vaccinés contre les méningocoques de type C.

En outre, l'IVS note une forte disparité géographique des infections à méningocoques en France métropolitaine. Alors que certains départements en sont dépourvus, d'autres semblent particulièrement touchés. Les Pyrénées-Orientales, la Somme, la Manche et les Alpes de Haute Provence ont ainsi présenté entre 2,24 et 3,76 nouveaux cas d'infections pour 100.000 habitants en 2010, soit trois à quatre fois plus que la moyenne nationale. Les raisons de ces différences géographiques sont encore mal connues.

 

Source : Les infections invasives à méningocoques en France en 2010. Institut de veille sanitaire & Centre national de référence des méningocoques. BEH n°45-46 du 6 décembre 2011.


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