L’infarctus guette les buveurs de sodas

14 Mai 2012

La consommation importante de boissons sucrées augmenterait de 20 % le risque d’infarctus du myocarde.

infarctus myocarde

Les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de décès dans le monde. Parmi elles, les maladies coronariennes (angine de poitrine ou infarctus du myocarde), résultent du blocage d’une artère coronaire, empêchant le sang de parvenir au cœur. Le manque d’activité physique, le tabac, l’alcool ou une alimentation déséquilibrée sont des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires fréquemment cités. Qu’en est-il des boissons sucrées (par exemple, les sodas) ?

Des chercheurs ont réalisé une étude portant sur 42.883 hommes sans antécédents d’infarctus. Le suivi a duré vingt-deux ans. Les données relatives à la consommation de boissons sucrées (une boisson = 350 ml) et de boissons light ont été recueillies pour chaque participant.

Au terme de l’étude, 3.683 infarctus ont été enregistrés. Selon les résultats, les participants consommant plus de 4,5 boissons sucrées par semaine auraient un risque accru (de 20 %) de maladies coronariennes. De plus, une consommation élevée de boissons sucrées est associée à une augmentation de certains marqueurs sanguins, comme les triglycérides (lipides). En revanche, les résultats de cette étude ne montrent pas de relation entre la consommation de boissons light et le risque d'infarctus.

Les boissons sucrées, déjà accusées de favoriser l’obésité ou le diabète de type 2, semblent donc également néfastes pour le cœur et les artères. Une raison de plus pour limiter leur consommation.

 

Source : de Koning L et al : Sweetened beverage consumption, incident coronary heart disease and biomarkers of risk in men. Circulation, 2012.