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Commentaires sur Cancer de la prostate : résultats de la plus grande étude effectuée sur l'impact d'un dosage du PSA - page 1

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Le 03/04/2018 à 12:06
avatar fafa
fafa Médecin
merci de ces informations mais je voudrais savoir les élements de surveillance sous traitement à base hormonale par exemple en utilisant leuprodice injectable
ou acetate de leuprolide

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Le 03/04/2018 à 12:13
avatar Modérateur
Modérateur
Bonjour,

Voici les éléments de surveillance mentionnés dans le RCP pour ce médicament (clinique, PSA, testostérone si besoin):

"La réponse au traitement par Eligard doit être surveillée en procédant à des examens cliniques et à l'analyse des taux sériques de l'antigène spécifique de la prostate (PSA). Des études cliniques ont montré que la testostéronémie augmentait au cours des 3 premiers jours de traitement chez la plupart des patients non orchidectomisés et diminuait ensuite en 3 à 4 semaines pour atteindre des valeurs inférieures aux taux de castration médicale. Une fois atteints, ces taux se maintiennent aussi longtemps que le traitement est poursuivi (remontées transitoires de testostérone inférieures à 1 %). Dans le cas où la réponse d'un patient paraît être suboptimale, il faut s'assurer que la testostéronémie a atteint des taux de castration ou qu'elle se maintient à ces taux. Un manque d'efficacité pouvant survenir du fait d'une mauvaise préparation, reconstitution ou administration, un dosage de la testostéronémie doit être réalisé en cas d'erreur de manipulation suspectée ou avérée (cf Mises en garde et Précautions d'emploi)".

Bien à vous

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Le 28/03/2018 à 10:59
avatar pepere80
pepere80 Profession non médicale / Autre
Voici mon témoignage.Si le dépistage par PSA n'avait pas été fait en novembre 96,mon mari ne serait plus là à ce jour.En effet,malgré le toucher et l'échographie normaux,le taux de PSA réalisé à SA demande se révélait être à 31,84.En janvier 97 es biopsies réalisées ont donné un score de Gleason à 8.Résultat du scanner:capsule/... soufflée et 2 petits nodules dans la graisse vésico rectale.Il n'a donc pas été opéré mais traité par hormonothérapie.Puis il a été traité,malgré les RMO et sur notre insistance par une radiothérapie(66 grays).Il avait 63 ans..Après un blocage androgénique complet de 12 ans et avec un recul de 10 ans après arrêt de tout traitement,il a maintenant 85 ans,toujours en forme malgré les effets secondaires qui ne sont pas anodins.Mais l'important est qu'il est toujours vivant malgré la condamnation de l'urologue qui le croyait perdu à court terme:si/... on avait dépisté 3 mois plus tard,il aurait été trop tard d'après le

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Le 27/03/2018 à 18:25
avatar JD974
JD974 Médecin - Chirurgie générale, viscérale et digestive
@MAESTRANZA

La prostatectomie radicale vous a rendu service ... à vous.

Mais si l'on prend 3000 cas, il en va tout autrement. Il y a des échecs et surtout beaucoup de complications qui sont inacceptables pour un cancer quiescent. Lisez le livre L'ABLATION de TAHAR BEN DJELLOUN;

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Le 27/03/2018 à 17:14
avatar maestranza
maestranza Profession non médicale / Autre
Je connais un cas puisque c'est de moi même dont il s'agit des "soit disant" surdiagnostics.
Mon généraliste, ne tenant pas compte des recommandations sécu, 2 fois par an me faisait faire un PSA à partir de 55 ans. A 63 ans, PSA monté en flèche depuis le dernier contrôle (6 mois) sans signe apparent.
Diagnostic cancer de la prostate (7/10 d'après le chirurgien) dans un temps record, prostatectonie totale, etc ... 10 ans après, toujours PSA à 0.001, jamais d'inconvénients, injection d'Edex à la carte, tout va bien.

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Le 29/03/2018 à 19:44
avatar Modérateur
Modérateur
BOnsoir Maestranza,

Tant mieux si tout s'est bien passé, levant l'angoisse d'un cancer latent. Mais comme dit précédemment, il n'est pas sûr que ce cancer aurait évolué. Aujourd'hui la surveillance active est davantage pratiquée lorsqu'un cancer est découvert, mais il existe forcément des cas où le cancer est agressif d'emblée (rares mais existants). La médecine s'appuie sur les études, la science, mais ensuite se personnalise en fonction des patients, ce qui est constaté, etc.

Bien à vous

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Le 27/03/2018 à 16:44
avatar Hammamet
Hammamet Profession non médicale / Autre
merci!

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Le 27/03/2018 à 16:30
avatar JD974
JD974 Médecin - Chirurgie générale, viscérale et digestive
Le PSA, depuis 1987, s'est avéré performant, qu'il s'agisse d'un cancer quiescent (PSA entre 4 et 30) ou qu'il s'agisse d'un cancer déjà métastasé (PSA entre 30 et 1000). Ne pas le prescrire chaque année après 50 ans serait une erreur. Ce cancer est en effet plus répandu avec l'âge.

Nous ne disposons pas encore d'un examen fiable qui distingue les cancers au repos et sans aucun symptôme, de loin les plus fréquents, des cancers métastatiques presque toujours douloureux d'emblée.

Pour le moment seule l'historiques des prises de sang ou la répétition par deux mois des PSA permet de distinguer les cancers au repos avec des PSA qui restent en pente douce, pour lesquels la simple surveillance peut suffire des cancers dangereux où le PSA monte rapidement (cas de lycopode ci-dessous) et chez lesquels une décision de traitement médical par des hormones doit être prise. Les rayons sont décevants.

La prostatectomie radicale ne donne pas toujours les résultats que l'

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Le 29/03/2018 à 19:42
avatar Modérateur
Modérateur
Bonsoir JD974?

Effectivement le nombre de prostatectomies radicales a tendance à baisser, ce qui signifie que le message de la surveillance simple des petits cancers, découverts par PSA systématiques ou non, est passé.. en attendant la découverte éventuelle de marqueurs d'agressivité.

Bien à vous

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Le 27/03/2018 à 16:22
avatar Raleur38
Raleur38 Infirmier/Infirmière
comme toujours des très bons articles bien documentés
j'ai travaillé 20 ans (IDE) en cancérologie dans un grand CHU et le PSA était fait systématiquement , avec des résultats d'un controle à un autre des différences notoires !!

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Le 27/03/2018 à 14:57
avatar hos003
hos003
Prise en charge des cancer de la prostate diagnostiqués :
D’apres ce que je comprends :
Après prostatectomie diminution de 2,4/ 1000 de cancer métastatique
Après radiothérapie + hormonothérapie diminution de 3 pour 1000 de cancer métastatique ( donc un peu mieux)
Après surveillance simple : diminution de 6 pour 1000 de cancer métastatique
DIMINUTION DE 6 pour 1000MAIS PAR RAPPORT À QUOI ?
Ça veux rien dire !! Ou alors il ne faut plus du tout s’occuper ni de dépister ni de traiter les cancer de la prostate.
QUELQU’UN PEUT M’ECLAIRER ?

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Le 29/03/2018 à 19:40
avatar Modérateur
Modérateur
Bonsoir De knock,

C'est l'inverse mais c'est minime :
- diminution de 2,4/ 1000 de cancer métastatique signifie que 99,76 % sont encore vivants sans métastases à 10 ans
- diminution de 3 pour 1000 de cancer métastatique signifie que 99,7 % sont encore vivants sans métastases à 10 ans
- diminution de 6 pour 1000 de cancer métastatique signifie que 99,4 % sont encore vivants sans métastases à 10 ans

Bien à vous

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Le 27/03/2018 à 14:37
avatar Lycopode
Lycopode Profession non médicale / Autre
Il y 15 ans un dosage "abusif" demandé par mon médecin a donné PSA 41, sans aucun signe préalable. En l'espace de 2 mois il avait grimpé à 61. Le cancer a été parfaitement traité par hormono et radiothérapie, mais il est clair que ce premier dosage qu'on voudrait qualifier d'inutile m'a sauvé la vie.

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Le 29/03/2018 à 19:37
avatar Modérateur
Modérateur
Bonsoir,

Il m'est difficile de répondre : ce cancer aurait-il évolué ? Il nous manque un outil pour évaluer l'agressivité des cancers de la prostate lorsqu'ils sont découverts, afin d'éviter des traitements trop agressifs si le cancer ne l'est pas.. EN tout cas j'espère que vous allez bien maintenant

Bien à vous

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Le 27/03/2018 à 13:59
avatar assomoir
assomoir Médecin - Médecine générale
" est encore très souvent prescrit, le plus souvent à l’initiative du médecin généraliste". tiens donc ? et les " vous reviendrez me voir avec un PSA , votre MG vous le prescrira .
" les expose aussi logiquement à des risques d’angoisse," : et l'angoisse du "et mon PSA Docteur, vous me le dosez hein ?" ...chacun voit midi à sa porte : cassons le thermomètre pour éviter tout fébricule.

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Le 29/03/2018 à 19:34
avatar Modérateur
Modérateur
Bonsoir Assomoir,

Dans l'idéal il faudfrait un test plus performant, plus spécifique. Pour faire une analogie, si un scanner thoracique par an permettait de dépister précocemment les cancers du poumon, ce serait recommandé. Mais trop de "bruit", de faux positifs en raison d'images nodulaires ne correspondant pas à des cancers, donc ce n'est pas recommandé, même aux fumeurs.

Pour les PSA, malheureusement, ils ont été un temps considéré comme une panacée du dépistage. L'explosion du traitement de petits cancers qui auraient évolué très lentement a fait réviser les positions, mais le "mal" est fait.

Même Richard Ablin, découvreur des PSA en 1970, a dénoncé, dans un livre paru en 2014, l'usage détourné de sa découverte conduisant à "une catastrophe de santé publique". Il rappelle notamment, dans une interview donnée au New Scientist (http://www.newscientist.com/article/mg22129564.400-prostate-cancer-test-has-been-misused-for-money ), que les PSA ne sont pas spécifiques d'un cancer (d'où le nombre massif de faux positifs lorsque le dosage est élevé) et souligne "le risque d'effets secondaires [à un surtraitement] bouleversant la vie" de ceux qui l'ont pratiqué.

Bien à vous

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