Patients atteints de maladie chronique ou à risque de forme grave de COVID-19 : un déconfinement sous surveillance

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Tout comme le confinement, la levée du confinement nécessite une adaptation des professionnels de santé et des patients, tout particulièrement ceux atteints de maladies chroniques et/ou à risque de COVID-19 grave. C’est cet aspect particulier que la Haute Autorité de Santé a abordé dans le cadre de ses réponses rapides.

Maladies chroniques ou risque de COVID-19 grave : réinstaurer la prise charge (illustration).


Pour la Haute Autorité de Santé (HAS), lors de la levée du confinement, il existe trois objectifs essentiels à l'accompagnement des patients atteints de maladies chroniques et/ou à risque de forme grave de COVID-19 (hors EHPAD) :
  1. assurer la continuité du suivi et le rattrapage éventuel de leur prise en charge ;
  2. accompagner le patient sur les modalités du déconfinement et l'adaptation de son "nouveau" mode de vie ;
  3. protéger et prévenir l'infection par le SARS-CoV-2, en particulier chez les sujets les plus exposés à des formes graves de l'infection. 

Assurer la continuité du suivi et de la prise charge
En avant-propos, la HAS souligne que, dans le contexte de la levée du confinement, la coordination et le partage d'informations entre les différents professionnels de santé (et dans certains cas les services sociaux) impliqués dans la prise en charge de ces malades est plus que jamais de mise.
Si le patient peut reprendre contact avec les praticiens concernés, éventuellement après avoir été orienté par un tiers (pharmacien, infirmier, associations de patients, etc.), tel n'est pas toujours le cas. Il est alors recommandé aux professionnels de santé de renouer le lien avec les patients, de façon proactive, en particulier lorsque des rendez-vous ont été annulés ou que la situation, médicale ou autre, nécessite un suivi rapproché.
Lors de la consultation médicale "de reprise", il est bien sûr important de rechercher un éventuel épisode antérieur de COVID-19 et se renseigner sur la prise en charge effectuée. En cas de symptômes évocateurs de l'infection ou de notion d'un contact avec une personne infectée dans les 14 jours précédents, la conduite à tenir se calque sur celle de toute personne suspecte de COVID-19.
L'évaluation du retentissement du confinement sur le patient et le suivi de la maladie est toute aussi essentielle, qu'il s'agisse, par exemple, du maintien de la prise régulière des médicaments, de l'apparition de troubles cognitifs ou du vécu psychologique du confinement, de manière à réajuster la prise en charge.
Par ailleurs, certaines activités éducatives propres à l'affection chronique peuvent être maintenues ou réinstaurées, sous réserve du respect des mesures de protection rendues nécessaires par l'épidémie. Enfin, les professionnels de santé ne doivent pas oublier que les aidants ont, eux aussi, pu pâtir de la période de confinement.

Accompagner le patient dans la levée du confinement et l'adaptation de son mode vie
Le déconfinement doit tenir compte de nombreux facteurs, qui sont variables d'un patient à l'autre. À cet égard, la HAS a listé :
  • des facteurs épidémiologiques, comme la prévalence de l'infection COVID-19 dans la zone de résidence du patient ;
  • des facteurs médicaux, tels le risque de décompensation d'une pathologie chronique, une affection respiratoire préexistante, une dialyse, etc. ;
  • des facteurs liés aux préférences du patient et à ses conditions de vie, par exemple la crainte du déconfinement, la vulnérabilité économique, le handicap, etc.

Prévention et protection vis-à-vis du SARS-CoV-2
En dehors du rappel des mesures de protection, qui peuvent être renforcées dans certains cas de risque d'infection grave (port systématique d'un masque, par exemple), les lieux de soins doivent être adaptés, en mettant en place, notamment, des circuits sécurisés.  

Source 
Haute Autorité de santé. Réponse rapide dans la cadre du COVID-19. Accompagner les patients ayant une maladie chronique et/ou à risque de forme grave de COVID-19 dans la levée du confinement. Mise à jour le 13 mai 2020.

 

Commentaires (1)

Le 17/05/2020 à 08:41
avatar annouk
annouk Médecin - Médecine du travail
on devrait laisser partir les personnes vulnerables dans des zones vertes a plus de 100km des le mois de juin pour eviter le risque de contamination et de l affluence de juillet et aout

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