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L’asthme des enfants au quotidien

Mis à jour : Jeudi 18 Novembre 2010

L’asthme est une maladie chronique des bronches qui se traduit par des crises d’essoufflement, une toux, une respiration sifflante et, parfois, une gêne permanente. L’asthme est souvent lié à une hypersensibilité ou une allergie à des facteurs présents dans l’environnement (froid, poussières, pollution, pollen, par exemple).

L'asthme des enfants à l’école

Les enfants qui souffrent d’asthme peuvent suivre une scolarité ordinaire. Les crises sont prévenues par un traitement de fond, le plus souvent à base de corticoïdes inhalés. Les enfants asthmatiques doivent avoir en permanence à leur disposition leur traitement de crise, un médicament destiné à dilater les bronches (un bronchodilatateur). Un PAI (projet d'accueil personnalisé) peut être mis en place pour définir les adaptations nécessaires et la conduite à tenir en cas de crise.

L'asthme des enfants pendant les sports et les loisirs

enfant asthmatique

Les enfants asthmatiques peuvent pratiquer la plupart des sports et en tirer des bénéfices. Cependant, l’entraînement doit être individualisé et adapté. L’échauffement revêt une importance particulière. Un entraînement commencé trop brutalement risque de provoquer, après cinq ou dix minutes, une crise d’asthme dite « asthme d’effort ». Pour éviter ces crises, l’enfant doit s’échauffer très progressivement et, éventuellement, inhaler quelques bouffées d’aérosol bronchodilatateur un quart d’heure avant l’entraînement. Les enfants asthmatiques doivent se méfier de l’air froid : mieux vaut se couvrir le nez et la bouche avec une écharpe ou une cagoule, ou préférer les sports en salle (si celle-ci n’est pas trop poussiéreuse !).

Les seuls sports contre-indiqués sont la plongée sous-marine, et l’équitation pour les enfants allergiques au poil ou à la sueur des chevaux. Les sports qui exposent à l’air froid (alpinisme, ski, parachutisme, etc.) doivent être pratiqués avec précaution. La natation semble bénéfique (l’air des piscines est chaud et humide) sauf pour les enfants qui sont sensibles aux vapeurs de chlore.

Vaccinations et asthme chez l'enfant

Toutes les vaccinations peuvent être pratiquées sur les enfants asthmatiques, sauf pour ceux qui sont allergiques aux protéines de l’œuf. En effet, certains vaccins (rougeole, grippe, fièvre jaune, encéphalite à tiques et rage) peuvent en contenir : leur utilisation chez les enfants allergiques se fait sous stricte surveillance médicale. Il est préférable de ne pas vacciner un enfant asthmatique pendant une crise. La vaccination contre la grippe est recommandée, mais ne doit être effectuée que si l’asthme est bien contrôlé par les traitements.

Voyages et asthme chez l'enfant

Un enfant dont l’asthme est bien traité peut voyager sans restriction. Il faut cependant éviter de l’emmener en voyage si l’asthme n’est pas contrôlé par les traitements ou si un suivi médical rapproché est nécessaire, à cause d’une aggravation ou d’une hospitalisation récente pour une crise d’asthme sévère. Dans ce cas, les contrées éloignées où l’accès aux soins médicaux est difficile sont déconseillées.

Il est préférable d’éviter les grandes villes fortement polluées et, pour les enfants allergiques au pollen, la campagne en pleine saison pollinique (printemps et début de l’été). La montagne est conseillée aux enfants allergiques à la poussière et aux acariens, car les acariens ne survivent pas au-dessus de 1 500 mètres d’altitude. Il est toutefois déconseillé aux asthmatiques sévères de monter au-dessus de 2 500 mètres, où la baisse de quantité d’oxygène disponible peut être mal tolérée.

En voiture avec un enfant asthmatique, mieux vaut éviter de rouler fenêtres ouvertes dans une zone de circulation intense et utiliser, si possible, un système de climatisation couplé à un filtre à air (en particulier pour les pollens).

En avion, il est important de garder sur soi les traitements, en particulier le bronchodilatateur à utiliser en cas de crise car la dépressurisation en soute à bagages tend à vider les aérosols doseurs restés dans les valises. Il est préférable d’éviter les voyages en avion juste après une crise d’asthme sévère ou si l’asthme n’est pas bien contrôlé, car une intervention urgente est quasiment exclue.

La trousse de voyage d’un enfant asthmatique
En voyage, il faut emporter impérativement :
  • le bronchodilatateur utilisé en cas de crise d’asthme, à garder avec soi durant le trajet ;
  • une boîte de corticoïdes en comprimés en cas de crise sévère, suivant l’ordonnance du médecin ;
  • le débitmètre de pointe (l’instrument portable qui permet de mesurer le souffle) ;
  • les médicaments du traitement de fond quotidien (avec leurs emballages), en quantité suffisante pour la durée du séjour ;
  • la dernière ordonnance du médecin traitant, si possible dans la langue du pays de destination.

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