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Les troubles de la vision chez l'enfant

Mis à jour : Lundi 23 Novembre 2009

Strabisme et amblyopie

Pendant les deux premières années, les examens des yeux recherchent systématiquement un éventuel strabisme (les deux yeux ne sont pas dirigés vers le même point et l’enfant louche). Il est tout à fait normal qu’un nourrisson de moins de six mois présente un léger strabisme qui alterne entre l’œil droit et l’œil gauche. Ce dernier disparaît lorsque les muscles oculaires se renforcent.

Si le strabisme persiste au-delà de l’âge de six mois, l’enfant devra se servir de ses deux yeux en alternance pour conserver une vision nette (le strabisme provoque une vision dédoublée). Après quelques mois, et en l’absence de traitement du strabisme, le cerveau neutralise les informations provenant d’un œil pour ne conserver que celles provenant de l’autre. Lorsque cela se produit, la vue de l’œil neutralisé peut être irrémédiablement perdue : c’est l’amblyopie.

Le traitement du strabisme consiste à faire porter à l’enfant des lunettes comportant un cache sur un œil afin de faire travailler les deux yeux en alternance. Une rééducation à base d’exercices oculaires est également mise en place pour une durée de plusieurs mois. Une intervention chirurgicale pour recentrer l’œil désaxé est possible, mais elle ne remplace jamais la rééducation. En général, l’amblyopie guérit si le strabisme est pris en charge avant l’âge de deux ans.

Hypermétropie, myopie et astigmatisme

À partir de trois à quatre ans, et avant même qu’il ne sache lire, il est possible de tester l’acuité visuelle de l’enfant. Ces examens permettent de dépister les troubles dits de la réfraction (hypermétropie et myopie) ou des déformations de la cornée (astigmatisme).

L’hypermétropie, ou mauvaise vision de près, est due à un globe oculaire trop court ou à une convergence insuffisante de la cornée ou du cristallin (la lentille située à l’intérieur de l’œil). L’hypermétropie peut s’améliorer spontanément avec la croissance car l’œil s’allonge. Cependant, les enfants hypermétropes peuvent développer un strabisme et le port de lunettes est alors indispensable.

La myopie, ou mauvaise vision de loin, est due à un globe oculaire trop profond ou une convergence trop forte de la cornée et du cristallin. Cette anomalie a tendance à s’aggraver avec l’âge et finit par nécessiter le port de lunettes correctrices.

L’astigmatisme est dû à des irrégularités de courbure de la cornée qui déforment les images et rendent la vision floue. Ces irrégularités tendent à disparaître au cours de la croissance et l’astigmatisme s’améliore au cours des premières années.

Ces troubles ne sont pas vraiment gênants tant que l’acuité visuelle normale n’est pas correctement installée (vers l’âge de six ans). Un enfant qui voit flou ne connaît pas la vision nette et ne se plaint pas. Pour cette raison, ces troubles de la vision sont systématiquement recherchés avant l’entrée à l’école primaire, pour éviter que l’enfant ne soit handicapé dans sa scolarité.

Lunettes ou lentilles ?
À partir de sept à huit ans, un enfant peut porter des lentilles, à condition qu’il n’y ait pas de contre-indication, qu’il les tolère et, surtout, qu’il soit soigneux. En effet, les lentilles exigent des précautions de manipulation, d’hygiène et d’entretien que l’enfant n’est pas forcément capable d’assurer. Les lentilles sont particulièrement pratiques pour les enfants sportifs. Demandez conseil à votre ophtalmologue.

Dyschromatopsies

Vers six ans, l'examen des yeux vise également à dépister les anomalies de la vision des couleurs : les dyschromatopsies. Un enfant atteint de ce trouble confond les couleurs, ce qui peut se révéler problématique dans certaines professions. La forme la plus fréquente de dyschromatopsie est le daltonisme où l'enfant voit le rouge et le vert dans des teintes brunes indifférenciables les unes des autres. De très nombreuses autres formes de dyschromatopsies existent.

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