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Rhumatismes inflammatoires chroniques : l’accouchement, l’allaitement et le post-partum

Chez les femmes qui sont atteintes de polyarthrite rhumatoïde, de spondyloarthrite axiale ou de rhumatisme psoriasique, l’accouchement se passe dans les mêmes conditions que pour toutes les femmes. L’allaitement est possible si les traitements reçus ne mettent pas en danger la santé du nouveau-né en passant dans le lait maternel.

Dans les semaines qui suivent l’accouchement, il n’est pas rare que survienne une poussée inflammatoire à l’origine de l’aggravation des symptômes. Ces poussées sont moins fréquentes chez les femmes dont la maladie était bien contrôlée par les traitements dans les semaines précédant le début de la grossesse.

Comment se passe l’accouchement des femmes atteintes de RIC ?

En règle générale, chez les femmes atteintes de rhumatisme inflammatoire chronique (RIC, par exemple polyarthrite rhumatoïde, spondyloarthrite axiale ou rhumatisme psoriasique), l’accouchement se passe dans les mêmes conditions que chez les autres femmes.

L’anesthésie péridurale est souvent possible et si le taux de césarienne est légèrement plus élevé chez les femmes atteintes de RIC, cette différence est en général liée au choix concerté de la patiente et de son obstétricien (et non d’une urgence pendant l’accouchement).

Chez les femmes qui présentent une forme axiale de spondyloarthrite (celle qui touche la colonne vertébrale), il arrive exceptionnellement que l’ankylose du bassin gène la pose d’une péridurale et l’accouchement, auquel cas une césarienne est pratiquée.

Il est fréquent que les enfants nés de mère souffrant de RIC aient un plus petit poids de naissance que la moyenne, mais cette différence est rapidement rattrapée dans les semaines suivant l’accouchement. Dans le cas d’une polyarthrite rhumatoïde difficile à contrôler par les traitements pendant la grossesse, le taux de naissances prématurées est plus élevé que la moyenne, mais sans conséquence sur la survie et la santé du nouveau-né.

Si vous craignez pour la santé future de votre enfant, discutez-en avec votre médecin, rhumatologue ou gynécologue. Leur expérience pourra vous rassurer.

Peut-on allaiter son enfant lorsqu’on souffre de RIC ?

allaitement de bébé

L’allaitement du nouveau-né est possible si les traitements reçus par la mère sont compatibles avec la santé de l’enfant (ceux-ci peuvent passer dans le lait maternel). Allaiter ou non son enfant ne semble pas avoir d’impact sur l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde, de la spondyloarthrite axiale ou du rhumatisme psoriasique. Les études sur le sujet ont révélé des résultats contradictoires.

En pratique, l’allaitement, lorsqu’il est possible, peut être rendu difficile par les capacités fonctionnelles de la mère, par exemple les difficultés qu’elle peut avoir à maintenir son bébé pendant toute la durée de la tétée. Des coussins d’allaitement existent qui permettent de placer le bébé à la bonne hauteur et de répartir son poids entre le bras et le dos de la mère. Les modèles déhoussables et lavables sont préférables.

Pourquoi parle-t-on de poussées post-partum ?

Les poussées dites « post-partum » (« après l’accouchement ») sont un sujet de discussion fréquent sur les forums d’échange entre mamans atteintes de RIC. En effet, après l’amélioration des symptômes ressentie par une majorité de patientes pendant la grossesse, il n’est pas rare que les symptômes du RIC s’aggravent dans les 6 à 12 semaines qui suivent l’accouchement.

Selon les études, ces poussées post-partum sont observées chez environ un tiers des femmes souffrant de polyarthrite rhumatoïde, 50 à 60 % des femmes souffrant de spondyloarthrite axiale (30 % en cas de forme axiale de la maladie identifiable par radiographies) et 40 à 70 % des femmes atteintes de rhumatisme psoriasique. Le moment de leur survenue n’est pas lié au retour de couches (la reprise du cycle menstruel après l’accouchement).

Quels sont les facteurs de risque des poussées post-partum ?

Toutes les études, qu’elles portent sur la polyarthrite rhumatoïde, la spondyloarthrite axiale ou le rhumatisme psoriasique sont en accord sur un point : le risque de poussée post-partum est plus élevé lorsque la maladie n’était pas suffisamment contrôlée par les traitements avant la grossesse et au moment de la conception. Cette observation est également valable pour le risque d’aggravation pendant la grossesse.

Allaiter ou non son enfant ne semble pas avoir d’influence sur le risque de survenue d’une poussée post-partum.

Comment sont traitées les poussées post-partum ?

Les poussées post-partum sont traitées comme les autres poussées. Ce traitement n’est pas toujours compatible avec l’allaitement, même si certains traitements le sont.

Il est donc toujours préférable de mettre en place un traitement efficace contre une poussée post-partum, même si cela signifie ne plus pouvoir allaiter son enfant du fait de sa toxicité potentielle sur le nouveau-né. Prendre soin de son enfant est plus facile lorsqu’on ne souffre pas de ses articulations et le fait de ne pas allaiter n’empêche pas une mère de tisser des liens profonds avec son enfant.

Pour en savoir plus :

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