La prise en charge de l’arthrose

Mis à jour : Mardi 10 Décembre 2019

Comment diagnostique-t-on l’arthrose ?

Outre l’examen clinique, la radiographie permet de diagnostiquer et de suivre l'évolution de l'arthrose. La radiographie montre des images caractéristiques où l’os situé sous le cartilage se densifie tandis que des excroissances osseuses apparaissent autour de l’articulation.

Quels sont les traitements de l’arthrose ?

Les traitements de l’arthrose visent à combattre la douleur et l'inflammation. Il s'agit de médicaments à avaler, à injecter dans l'articulation douloureuse ou à appliquer localement. Le traitement de l’arthrose peut également faire appel à la pratique d'une activité physique adaptée et à la rééducation grâce à la kinésithérapie. Il s’agit de soutenir les articulations avec un renforcement musculaire adapté, et d’améliorer l’amplitude des mouvements. Le port d’orthèses, les cures thermales et la chirurgie sont parfois prescrites pour soulager l’arthrose.

Quelles mesures prendre en cas d'arthrose du genou ou de la hanche ?

La lutte contre un éventuel excès de poids est un élément essentiel, surtout en cas d’arthrose de genou.

Les sports qui sollicitent les genoux (vélo, ski, course..) et la station debout prolongée doivent être évités.

L’utilisation d’une canne en période de crise douloureuse et le port d’orthèses ou de chaussures qui favorisent l’amortissement peuvent être utiles.

Des exercices de musculation et de mobilisation articulaire peuvent être conseillés par un kinésithérapeute. Leur pratique quotidienne contribue à diminuer la douleur, à prévenir l’enraidissement de l’articulation et les mauvaises postures.

Quelle place pour l’activité physique adaptée dans la prise en charge de l’arthrose ?

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux de l’arthrose. En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à une meilleure mobilité articulaire et une réduction de la douleur. De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes souffrant d’arthrose, même celles en surpoids voire obèses : par exemple, aviron, canoë-kayak, natation, taïchi chuan et qi gong.

Dans le cadre de la prise en charge de l’arthrose, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (amélioration de l’amplitude articulaire, renforcement musculaire, etc.) et les contre-indications propres au patient. Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies / départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).

Les injections intra-articulaires d'acide hyaluronique

L'acide hyaluronique est un lubrifiant naturellement présent dans le liquide synovial. Il peut être injecté dans l’articulation en cas d’arthrose du genou douloureuse. Depuis le 1er décembre 2017, plus aucune solution injectable d'acide hyaluronique n’est remboursable en France. Cette décision fait suite aux avis de la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux, selon lesquels le service rendu de ces produits est insuffisant dans l’arthrose du genou, faute de données solides.

La chirurgie dans le traitement de l'arthrose

Chez les patients atteints d’arthrose qui ne sont pas soulagés par les médicaments ou la kinésithérapie, un traitement chirurgical peut être envisagé, notamment en cas d’arthrose de la hanche ou du genou. Dans la majorité des cas, la chirurgie consiste à poser une prothèse totale pour remplacer l’articulation abîmée. L’intervention permet d’améliorer la qualité de vie des patients souffrant d’arthrose.

Il existe de nombreux modèles de prothèses. Le choix tient compte de l’état de santé, de l’âge et de l’anatomie du patient. L’intervention nécessite une hospitalisation de plusieurs jours puis ensuite d’une rééducation.

Comme pour toute intervention chirurgicale, des complications sont possibles : phlébite, infection, hématome. Un traitement anticoagulant est habituellement prescrit dans les suites de l’opération pour prévenir le risque de phlébite. Des complications à plus long terme peuvent également être observées : raideur ou luxation de l’articulation, descellement de la prothèse...

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