Douleur sciatique

Mis à jour : Lundi 13 Janvier 2020

Les douleurs sciatiques, couramment appelées « sciatiques », sont liées à des lésions de la colonne vertébrale. Elles peuvent être handicapantes et nécessitent toujours une consultation médicale. Seules les douleurs sciatiques anciennes et connues peuvent être soulagées en automédication et toujours selon les conseils du médecin.

Qu’est-ce que la douleur sciatique ?

Les douleurs sciatiques sont liées à des lésions de la colonne vertébrale, le plus souvent une hernie discale, de l’arthrose ou un rétrécissement du canal qui se trouve dans la colonne vertébrale. Lorsque le nerf sciatique, qui assure la transmission nerveuse vers les principaux muscles des fesses et des jambes, est comprimé entre deux vertèbres, des douleurs se ressentent à l’arrière de la cuisse, et jusqu’au mollet ou au pied. Ces douleurs peuvent être handicapantes et nécessitent toujours une consultation médicale.

Le nerf sciatique en bref
Le nerf sciatique est un nerf de grande dimension. Il assure la sensibilité d’une partie des membres inférieurs (jambes, pieds) et sa mise en mouvements. Ses racines nerveuses sortent dans la partie lombaire et sacrée de la colonne vertébrale (L4, L5 et S1). Toute compression ou inflammation du nerf sciatique entraine des douleurs le long de son trajet.

Quels sont les symptômes de la douleur sciatique ?

La douleur sciatique irradie dans la fesse, le long de l’arrière de la cuisse et parfois jusqu’au bas de la jambe. Dans certains cas, elle passe sur le devant de la cuisse et descend sur le côté de la jambe. Elle est habituellement ressentie seulement d’un coté. La position assise ou les quintes de toux l’amplifie, alors que la position allongée apporte souvent un soulagement. Des fourmillements ou des engourdissements peuvent être associés.

Quelles sont les complications éventuelles de la sciatique ?

Une hernie discale qui appuie longtemps sur un nerf peut être la cause de modifications de la sensibilité dans la zone qu’il dessert, de douleurs non calmée par les médicaments antalgiques usuels, de paralysies partielles ou même de troubles des intestins ou de la vessie. Il s’agit alors de formes rares, mais graves, de sciatiques.

Les sciatiques sont-elles fréquentes ?

On estime que la sciatique touche environ 2 % des adultes, avec un pic de fréquence entre 40 et 60 ans. Les principaux facteurs favorisants sont des actions excessives et répétées sur la colonne vertébrale, surtout si elles s'accompagnent de mouvements de flexion-extension ou de torsion du buste, ainsi qu'une grande taille.


Quelles sont les causes des douleurs sciatiques ?

La colonne vertébrale se compose d’une série de vertèbres séparées par des disques souples. Ces disques intervertébraux subissent un processus de vieillissement qui en diminue l’élasticité et en fragilise l’enveloppe. Certains mouvements inhabituels peuvent les amener à comprimer un nerf et déclencher des douleurs. Lorsque le nerf sciatique – qui assure la transmission nerveuse vers les principaux muscles fessiers et des membres inférieurs – est comprimé, ces douleurs se ressentent à l’arrière de la cuisse et jusqu’au mollet ou au pied, bien que ces régions soient parfaitement saines.

Parfois, le patient souffre d’une hernie discale : le disque est altéré au point d’appuyer en permanence sur le nerf.

La prise de poids chez la femme enceinte peut entraîner une mauvaise position du dos et un pincement des disques lombaires et être la cause de la sciatique.

    La sciatique peut être plus rarement due à d’autres causes :
  • Un canal lombaire étroit. Cela touche essentiellement chez des personnes âgées.
  • Une inflammation du muscle piriforme. Ce muscle s’étend du sacrum au haut du fémur et passe près du nerf sciatique. S’il est irrité ou blessé, il peut exercer une pression sur le nerf sciatique. Les sportifs et les personnes qui s’entraînent de façon inadaptée sont plus concernés.
  • Un syndrome facétaire. Les facettes articulaires sont de minces articulations situées au haut et au bas de chaque vertèbre. Un mauvais positionnement de ces surfaces (aymétrie) provoquent des douleurs dorsale et parfois une sciatique.
  • Une chute ou tout autre accident ayant provoqué un coup au dos.
  • L’arthrose ou des métastases osseuses. Ces deux situations surviennent surtout chez des personnes âgées.

Comment prévenir les douleurs sciatiques ?

Les mesures de prévention sont identiques à celles qui permettent d’éviter le mal de dos.


Que faire en cas de sciatique ?

    Quelques mesures peuvent permettre de minimiser la sciatique :
  • évitez les mauvaises positions et les mouvements qui provoquent la sciatique ;
  • surélevez vos jambes lorsque vous êtes allongé ;
  • continuez vos activités si la douleur est supportable en veillant à ne pas forcer.

Le repos prolongé au lit est déconseillé.

Quand faut-il consulter un médecin ?

Il faut consulter un médecin dans la journée si les douleurs sont accompagnées de fièvre ou de malaise, de sueurs froides ou de brûlures en urinant.

    Il est recommandé de prendre un avis médical dans les jours qui viennent si :
  • les douleurs s’accompagnent de troubles de la sensibilité, de la mobilité ou de difficultés en urinant ou en allant à la selle ;
  • la personne souffre de douleurs sciatiques à répétition ;
  • les douleurs ne s’atténuent pas après 48 heures de repos.

Que fait le médecin en cas de douleurs sciatiques ?

patient avec son médecin

En questionnant et en examinant le patient de manière approfondie, il cherche à trouver la cause des douleurs. Dans certains cas rares, il a recours à diverses techniques d’imagerie médicale, comme la radiographie, le scanner ou encore l’imagerie par résonance magnétique (IRM), afin de déterminer avec précision le site de la lésion.

Le médecin prescrit du repos, des médicaments pour traiter les accès de douleurs et des médicaments plus spécifiques à la cause. L’opération d’une hernie discale est recommandée principalement en cas de paralysie, de perte de sensibilité entre les cuisses, de problèmes pour uriner ou de douleur intolérable.


Quels sont les traitements de la douleur sciatique ?

Le traitement des douleurs sciatiques repose sur les médicaments contre la douleur : le paracétamol, l’aspirine, l’ibuprofène, voire des médicaments plus puissants comme la codéine ou le tramadol. Les infiltrations de corticoïdes sont réservées aux douleurs rebelles. Les bains chauds détendent la musculature contractée. Des séances chez le kinésithérapeute peuvent apporter une amélioration. Une activité physique modérée, comme la natation par exemple, peut contribuer à prévenir les récidives.

Les médicaments utilisés en cas de douleurs sciatiques

Les douleurs sciatiques peuvent être soulagées par des médicaments antalgiques par voie orale : paracétamol (liste des médicaments consultable ici), voire des antalgiques plus puissants tels que la codéine, le tramadol (liste des médicaments consultable ici) ou la morphine (liste des médicaments consultable ici).

Certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont indiqués dans traitement de courte durée des sciatiques. Ils sont listés ci-dessous. Ils peuvent être administrés par voie orale, rectale ou injectable. Leur utilisation doit alors se faire dans le strict respect de l’ordonnance (dose et durée de prescription) pour limiter les effets indésirables.

Liste des médicaments mise à jour : Vendredi 24 Juillet 2020

AINS : alminoprofène

AINS : étodolac

AINS : flurbiprofène

AINS : indométacine

AINS : ténoxicam

Légende
Médicament générique

Parfois, en phase aigüe, des relaxants musculaires (liste des médicaments consultable ici) sont prescrits pour soulager les douleurs liées aux tensions musculaires provoquées par la douleur.

Les infiltrations de corticoïdes (médicaments de la famille de la cortisone) sont d’efficacité modeste. Elles sont réservées aux douleurs qui n’ont pas été soulagées par les autres traitements.

Liste des médicaments mise à jour : Vendredi 24 Juillet 2020

Corticoïdes injectables à action prolongée


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