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Le diagnostic et les traitements de la hernie discale

Mis à jour : Vendredi 06 Janvier 2017

Comment le médecin diagnostique-t-il une hernie discale ?

Le diagnostic des hernies discales se fait essentiellement à partir de l’examen clinique du patient : nature et localisation des symptômes, en particulier des pertes de sensibilité ou des douleurs.

La prescription d’examens d’imagerie complémentaires (radiographie, scanner ou IRM) est rarement nécessaire. Elle est plutôt réservée aux cas où le traitement n’a pas suffi à faire disparaître les douleurs en quelques semaines.

Ces examens ne sont pas systématiquement demandés parce que, outre leur coût, les résultats qu’ils donnent ne sont pas forcément corrélés aux symptômes observés. En effet, passé 40 ans, de nombreuses personnes qui ne souffrent pas du dos présentent des images de hernie discale et, inversement, une personne peut souffrir du dos sans image de hernie discale (par exemple lors d’inflammation du disque sans rupture de sa coque).

De plus, une « petite » hernie peut faire davantage souffrir qu’une hernie plus impressionnante sur un résultat d’examen d’imagerie.

Dans certains cas, le médecin traitant peut demander un examen complémentaire particulier, appelé « électromyogramme », qui mesure la vitesse de conduction nerveuse le long des nerfs (une compression par une hernie réduit cette vitesse).

Comment soigne-t-on une hernie discale ?

Le choix d’un traitement destiné à soulager une hernie discale dépend de sa localisation, de la gravité des symptômes, du degré d’activité de la personne et de la gêne dans les activités quotidienne.

Dans 90 % des cas, une hernie discale guérit spontanément en six semaines environ (rarement plus rapidement). Le traitement consiste alors à soulager la douleur en attendant que le disque reprenne sa position naturelle : la plupart des hernies discales sont intermittentes. Néanmoins, le disque reste fragilisé et des récidives sont observées dans la moitié des cas au cours de l’année qui suit le premier épisode. Pour cette raison, des mesures destinées à prévenir les récidives doivent être mises en place et scrupuleusement suivies.

Les traitements médicamenteux de la hernie discale

Le principal traitement de la hernie discale consiste à soulager la douleur et l’inflammation à l’aide de médicaments antalgiques (paracétamol, codéine, tramadol, par exemple) ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (par exemple, l’ibuprofène). En cas de contractures des muscles du dos, un relaxant musculaire peut également être proposé.

Des infiltrations (injections locales près du nerf compressé) de dérivés de la cortisone (corticoïdes) sont parfois prescrites lorsque la douleur est intense et persistante.

Selon les cas, le médecin traitant peut donner des conseils pour contribuer à soulager la douleur et éviter les récidives, par exemple perdre du poids, arrêter de fumer ou éviter les longs trajets en voiture.

Doit-on rester couché en cas de hernie discale ?
L'alitement n'est pas un traitement de la hernie discale. Dans les cas très aigus, et en attendant que les anti-inflammatoires fassent effet, il est possible de rester allongé pendant deux ou trois jours, mais jamais davantage. En effet, les mouvements du corps, même limités, sont importants pour préserver la musculature du dos.

La physiothérapie et les manipulations contre les hernies discales

kiné

Face à une hernie discale, le médecin traitant peut prescrire des massages ou des séances de kinésithérapie destinées à éviter que les muscles qui entourent le disque abîmé ne restent contractés en permanence (sous l’effet de la douleur), ce qui accroît la pression sur le disque et contribue aux symptômes douloureux. À cet effet, le kinésithérapeute peut également faire appel à des techniques utilisant les ultrasons.

De plus, il conseille à son patient des exercices destinés à détendre ses muscles et à remuscler son dos et ses abdominaux. Il lui indique les bonnes positions pour soulever une charge, se pencher, monter et descendre d’une voiture, faire le ménage, jardiner, etc.

Le recours à l’acupuncture ou à l’ostéopathie contre les hernies discales est controversé.

Doit-on porter un corset ou une ceinture en cas de hernie discale ?
Pour préserver la musculature du dos, il est préférable de ne pas porter de ceinture ou de corset de manière permanente. Leur usage est réservé aux formes aiguës intenses (pour limiter la douleur) et aux moments où l'on doit faire des efforts, chez les personnes prédisposées aux hernies discales (déménagement, jardinage, conduite automobile prolongée, etc.).

La chirurgie de la hernie discale

Dans des cas très précis, par exemple lorsque les fibres nerveuses responsables des mouvements sont compressées et provoquent de la paralysie, ou lorsque la hernie discale devient chronique et entrave la vie quotidienne, il est possible d’intervenir chirurgicalement pour lever la compression et éviter les récidives. Cette forme de traitement n’est indispensable que pour 5 à 10 % des cas, elle reste donc relativement rare.

Les techniques chirurgicales sont nombreuses et en constante évolution. Elles visent essentiellement à enlever le disque hernié et à le remplacer.

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