Mal de dos (lombalgie)

Mis à jour : Vendredi 12 Juillet 2019

Le mal de dos (encore appelé dorsalgie ou lombalgie) est l'une des principales causes de consultation médicale. De nombreuses personnes en souffrent occasionnellement, en particulier avant 65 ans. Un travail physique éprouvant est susceptible de surcharger le dos et d'entraîner des troubles, mais la sédentarité et le stress constituent également deux causes fréquentes des problèmes de dos.

Quels sont les symptômes du mal de dos ?

mal au dos

Les douleurs du dos apparaissent plus fréquemment au niveau du cou (douleur cervicale) et du bas du dos (douleur lombaire). Il s'agit en général de douleurs sourdes et pénétrantes qui augmentent lors d'un mouvement de la colonne vertébrale et même en toussant ou en riant. Elles irradient parfois dans les bras ou les jambes (douleurs sciatiques). Les muscles du dos ou du cou sont contractés et la personne a du mal à bouger. Dans la plupart des cas, la position couchée soulage, car elle décharge la colonne vertébrale du poids du corps. Ce soulagement est temporaire, l’alitement prolongé pouvant aggraver le mal de dos. Mais il arrive également que les douleurs dorsales augmentent la nuit.

Qu’appelle-t-on lumbago ?
Le lumbago (ou lombalgie aiguë) se manifeste par des douleurs subites et violentes dans la région du bas du dos (tour de reins). Celles-ci surviennent à la suite d’un geste un peu brusque ou lorsqu’on a soulevé une charge lourde. Elles sont parfois tellement fortes que tout mouvement du dos devient impossible. Lorsque la personne est assise, elle peut avoir du mal à se relever et doit parcourir plusieurs mètres avant de recouvrer la station debout. Les muscles dorsaux du bas du dos se contractent, accentuant les souffrances. Le rire et la toux peuvent eux aussi déclencher des crises douloureuses. Le lumbago nécessite toujours une consultation médicale.

Quelles sont les complications éventuelles du mal de dos ?

Souvent, les douleurs du dos sont bénignes et disparaissent spontanément en quelques jours ou quelques semaines (dans 90 % des cas, la guérison est observée en six semaines). Le mal de dos chronique est défini comme une lombalgie qui dure plus de trois mois malgré les traitements. Elle affecte toutes les activités de la vie et peut, à la longue, provoquer une dépression.

Certaines douleurs du dos peuvent elles-mêmes être provoquées par des complications, par exemple un tassement d'une vertèbre en cas d'ostéoporose.


Les douleurs de dos peuvent avoir de très nombreuses origines, que l’on peut classer en cinq familles.

Les problèmes mécaniques

colonne vertébrale
  • Défauts de posture lorsque la musculature dorsale trop faible. Cette situation entraîne des contractures musculaires et un déséquilibre de la colonne.
  • Tensions musculaires, aggravées par des contrariétés (stress, anxiété, etc.).
  • Lésion d’un des disques situés entre les vertèbres, qui peut s’affaisser ou faire pression sur la moelle épinière ou les racines des nerfs (hernie discale) provoquant ainsi des douleurs cervicales (névralgie cervico-brachiale), un lumbago ou des douleurs sciatiques.
  • Modifications des articulations vertébrales, liées à l’âge (arthrose).
  • Malformations de la colonne vertébrale.
  • Tassement de vertèbres lié à l’ostéoporose.
  • Douleurs dorsales en cours de grossesse : une femme enceinte sur deux souffre de mal de dos. Le poids du ventre augmente et les hormones de la grossesse provoquent un relâchement des ligaments de la colonne vertébrale.

Les suites de traumatismes du dos

  • Élongations ou lésions de la musculature dorsale, à la suite d’un mouvement violent (« tour de rein ») ou d’un choc par exemple.
  • Fracture de vertèbre ou tassement consécutif à un choc.

Les problèmes inflammatoires ou infectieux

  • Affections inflammatoires des articulations vertébrales (spondylarthrites), des vertèbres ainsi que des ligaments ou des muscles qui leur sont rattachés.
  • Rarement, infection d’un disque intervertébral.
  • Zona intercostal (infection d’un nerf par le virus de la varicelle).

Les irradiations douloureuses lors de certaines maladies

    Dans ce genre de cas les douleurs, bien que ressenties dans le dos, proviennent d’organes internes. Quelques exemples :
  • Irradiations de douleurs en provenance de la vésicule biliaire ou du foie (coliques hépatiques).
  • Irradiations de douleurs en provenance d’un rein (coliques néphrétiques).
  • Irradiations d’une douleur cardiaque (infarctus, angine de poitrine, péricardite).
  • Irradiations d’une maladie du pancréas.
  • Douleur de l’enveloppe des poumons (pleurésie, pneumothorax).

Des douleurs dites « fonctionnelles »

    Divers facteurs peuvent accentuer des douleurs dorsales préexistantes.
  • Douleurs dorsales en période de règles.
  • Maladies psychiques ou psychosomatiques.
  • Douleurs liées à l’irritation d’un nerf situé entre les côtes.
Les lombalgies chroniques
Définies comme persistant plus de trois mois en dépit d’un traitement adapté, les lombalgies chroniques diminuent la qualité de vie et favorisent la désinsertion socioprofessionnelle de ceux qui en souffrent. Elles touchent 10 % des patients atteints d’un premier épisode de lombalgie aiguë. Leurs causes sont souvent multiples : problèmes articulaires et musculaires, mais également difficultés psychologiques d’ordre professionnel, familial, etc.

Quelles sont les mesures pour se protéger du mal de dos ?

    Lorsque la douleur du dos est due à des problèmes mécaniques ou musculaires, un certain nombre de mesures simples permettent de l’éviter.
  • Tenez-vous droit. Évitez de courber le dos. Prenez l’habitude de vous accroupir lorsque vous voulez faire quelque chose près du sol, ou lorsque vous soulevez un poids : l’effort portera sur vos jambes et non sur votre dos. Si vous devez rester debout longtemps, essayez de surélever un pied (sur un petit tabouret, une boîte de chaussures, sur le rebord d’un trottoir, etc.).
  • Portez les charges près du corps. Lorsque vous portez un bagage, tenez-le le plus près possible de votre corps. Plus il est éloigné, plus il soumet la colonne vertébrale à des tractions intenses. D’une manière générale, évitez de porter des poids de plus de 10 kilos.
  • N’infligez pas de torsions à votre colonne vertébrale. Si vous devez soulever un paquet pour le déplacer d’une courte distance, évitez de pivoter en posture penchée. Accroupissez-vous, soulevez-le en vous aidant de vos jambes tout en gardant le dos droit et, une fois debout, retournez-vous pour vous retrouver face à l’endroit où vous voulez le poser.
  • Adoptez une posture correcte en travaillant. Choisissez un siège soutenant bien le dos et asseyez-vous confortablement, le dos bien droit. Placez un oreiller ou une serviette roulée derrière le bas de votre dos pour un soutien supplémentaire. Si vous restez assis longtemps, il est judicieux de détendre de temps en temps vos muscles dorsaux en vous levant, en marchant ou en vous étirant. Les muscles de la nuque devraient être régulièrement mis en mouvement, moulinets des bras, haussements d’épaule, mouvements de la tête, etc.
  • Chaussez-vous convenablement. Les talons hauts entraînent une mauvaise posture et une courbure artificielle de la colonne vertébrale ; si vous avez de fréquents maux de dos, portez plutôt des chaussures assez basses offrant un bon soutien.
  • Dormez confortablement. Un matelas ferme et un sommier correct préviennent les problèmes de dos. Veillez à ce que votre nuque soit bien soutenue pendant le sommeil. Certains oreillers favorisent la détente musculaire de la nuque.
  • Faites du sport. Muscler son dos et développer des abdominaux solides déchargent la colonne et ses disques intervertébraux. C’est pourquoi il importe de bien l’entraîner par une gymnastique spéciale ou un sport adéquat, telles la natation, la gym douce et la musculation du dos. Il existe des « écoles du dos » où l’on apprend à se tenir correctement, à renforcer sa musculature dorsale et abdominale, et à se détendre.
    Des chercheurs australiens et brésiliens ont analysé plusieurs études concernant la prévention du mal de dos. Ils ont montré que l’exercice physique spécifique (étirements, renforcement et tonification de la ceinture abdominale et des muscles du dos, exercices visant à corriger de mauvaises postures, etc.), seul ou avec une éducation du patient, permet une meilleure prévention du mal de dos (en savoir plus dans les Actualités du 11 février 2016).
  • Perdez du poids. Le surpoids charge la colonne vertébrale et peut ainsi provoquer le mal de dos.
  • En voiture, apprenez à vous asseoir. Pour vous installer dans une voiture, asseyez-vous en vous présentant par le dos. Ensuite rentrez une jambe, puis l’autre. Pour sortir, procédez de manière inverse. N’hésitez pas à vous servir du dossier du siège pour vous aider à vous relever.
  • Conduisez confortablement. Si vous devez effectuer un long trajet, placez un petit coussin dans le bas de votre dos et modifiez sa position de temps en temps. Arrêtez-vous toutes les deux heures pour faire quelques pas.

Que puis-je faire en cas de mal de dos ?

  • Le repos fait partie du traitement du mal de dos. Attention cependant, l’immobilité complète dans un lit est le plus souvent néfaste ! Pour maintenir sa musculature, il est indispensable de rester mobile.
  • Dormez sur le côté, avec un coussin entre les genoux. La plus mauvaise position en cas de mal de dos consiste à être couché sur le ventre.
  • L’application de chaleur sous forme de bains ou de sachets chauffants, par exemple, aide à détendre la musculature raidie et endolorie.
  • Des séances chez le kinésithérapeute contribuent à relâcher les muscles et calmer les douleurs.
  • Si des douleurs ou des picotements sont ressentis dans un bras ou une jambe pendant ou après le traitement, un avis médical urgent s’impose pour en rechercher la cause.
Conduite à tenir en cas de mal de dos
alt alt Si le mal de dos s'accompagne d'une douleur dans la poitrine, dans le bras gauche ou dans la mâchoire.
alt Si le mal de dos s'accompagne de sueurs froides, de malaise ou de lèvres bleutées.
  alt Si les douleurs sont violentes.
  alt Si le mal de dos s'accompagne de toux.
  alt Si le mal de dos est violent et s'accompagne de fièvre, de frissons ou d'un état de malaise général.
  alt Si le mal de dos survient fréquemment et sans raison apparente.
  alt Si les douleurs dorsales ne s'atténuent pas au bout de 48 heures d'automédication
  alt Si les douleurs sont anciennes et ont fait l'objet d'un diagnostic et d'une prescription.
Légende
alt Si 15 ou 112 est indiqué, appelez immédiatement le service d’aide médicale d’urgence (SAMU) en composant le 15 ou le 112.
Si 15 ou 112 n'est pas indiqué, appelez votre médecin traitant immédiatement, ou rendez-vous au service d’urgence le plus proche.
Dans le doute, n’hésitez JAMAIS à appeler le 15 ou le 112.
alt Consultez un médecin dans la journée.
alt Consultez un médecin dans les jours qui viennent.
alt Il est possible de s’automédiquer.

Que fait le médecin en cas de mal de dos ?

Il vérifie d’abord s’il n’y a pas de cause urgente ou grave – un mal de dos soudain pouvant être l’un des signes révélateurs d’une maladie sérieuse. Si ce n’est pas le cas, il cherche à trouver la cause des douleurs dorsales, parfois en prescrivant une analyse de sang, des radiographies ou un scanner. Lors d’un premier épisode de lombalgie aiguë, ces examens restent exceptionnels.

Le traitement varie selon l’origine du mal de dos. Ce peut être, par exemple, de la kinésithérapie pour renforcer la musculature dorsale. L’emploi de médicaments contre les douleurs ou pour détendre les muscles fait souvent partie du traitement. Dans certains cas, un séjour hospitalier est nécessaire pour permettre de détecter et traiter l’origine du mal de dos.

Si une absence d’amélioration est observée après quatre semaines de traitement, le médecin recherche des facteurs prédisposant au passage vers la chronicité : conflits familiaux ou socioprofessionnels, terrain anxieux ou dépressif sous-jacent, etc.


Comment soigne-t-on le mal de dos ?

Le traitement des lombalgies vise à soulager la douleur et à permettre de retrouver une vie normale. Il vise également à prévenir l’apparition de récidives ou d’une lombalgie chronique.

Le repos fait partie du traitement du mal de dos. Cependant, attention : l'immobilité complète dans un lit est le plus souvent néfaste et elle ne doit jamais se prolonger plus de trois jours. Pour maintenir sa musculature, il est indispensable de rester mobile tout en respectant les précautions indiquées par son médecin.

Le traitement médical du mal de dos repose sur la prescription de médicaments contre la douleur, des relaxants musculaires et, éventuellement, de séances de kinésithérapie.

Les traitements contre la douleur

Les médicaments contre la douleur utilisés en premier lieu sont ceux contenant du paracétamol, à la posologie de 1 g, 3 fois par jour. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent également être utilisés chez les personnes sans risque digestif connu. L’indication concernant la lombalgie n’est présente que dans certains AINS qui sont listés ci-dessous. En cas soulagement insuffisant, les antalgiques contenant un opiacé (codéine, tramadol) peuvent être prescrits par le médecin.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Juin 2019

AINS : acide tiaprofénique

AINS : alminoprofène

AINS : étodolac

AINS : flurbiprofène

AINS : ténoxicam

Légende
Médicament générique

Les myorelaxants

Les relaxants musculaires ou myorelaxants sont utilisés pour diminuer les contractions douloureuses.

Le thiocolchicoside est un dérivé chimique d'une substance naturelle extraite du colchique, commercialisé en France depuis plus de 50 ans. Il diminue les stimulations nerveuses envoyées aux muscles par le cerveau. Ses effets indésirables sont une diarrhée, nécessitant une diminution des doses, et des douleurs d'estomac. Dans ce cas, il peut être utile de prendre un pansement digestif pour protéger son estomac. Demandez conseil à votre médecin. En avril 2014, les conditions d'utilisation du thiocolchicoside ont été restreintes par l'Agence du médicament (ANSM). Il est désormais contre-indiqué pendant la grossesse, au cours de l'allaitement, ou chez les femmes en âge de procréer sans contraception efficace. La durée du traitement ne doit pas dépasser 7 jours consécutifs par voie orale et 5 jours consécutifs par voie injectable. Depuis janvier 2017, les comprimés à base de thicolchicoside ne sont plus pris en charge par l’Assurance maladie (Voir Actualités : Déremboursement des thiocolchicosides à compter du 2 janvier 2018, 11/2017).

Le méthocarbamol (LUMIRELAX) est un autre relaxant musculaire encore commercialisé. Ses effets indésirables sont une somnolence à forte dose, plus rarement des éruptions cutanées, des démangeaisons, de la fièvre et des conjonctivites, et exceptionnellement des vertiges, des maux de tête et des troubles de la vision.

Les myorelaxants contenant du tétrazépam, une benzodiazépine, (MYOLASTAN et ses génériques) indiqués dans le traitement des contractures musculaires, notamment en cas de mal de dos, ne sont plus commercialisés depuis juillet 2013.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Juin 2019

Autres myorelaxants

Légende
Médicament générique

Les infiltrations

Des injections locales de corticoïdes peuvent être proposées dans certains cas, lorsque les traitements oraux n’ont pas apporté un soulagement suffisant.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Juin 2019

Corticoïdes injectables à action prolongée

Les autres médicaments

Des traitements locaux contenant un AINS (kétoprofène) sous forme de gel sont également proposés dans les lombalgies aiguës. Ils agissent superficiellement. Leur efficacité est modérée. Ces gels contenant du kétoprofène peuvent être responsables de réactions de photosensibilisation. Les zones traitées avec le gel doivent être recouvertes par un vêtement pour ne pas être exposées au soleil, même voilé, pendant toute la durée du traitement et pendant les 15 qui suivent son arrêt.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Juin 2019

Traitements antalgiques locaux : AINS

Légende
Médicament générique

Les ceintures lombaires

Le port d'une ceinture lombaire peut être utilisé dans certains cas, notamment lors d'activités considérées comme pénibles. Il en existe de nombreux modèles. C'est à votre médecin de choisir celle qui vous convient.


Le traitement des lombalgies chroniques nécessite la mise en place d’un dispositif de prise en charge global où peuvent collaborer un kinésithérapeute, un ergothérapeute, un psychothérapeute, voire le médecin du travail ou une assistante sociale pour favoriser la réinsertion socioprofessionnelle du patient.

Quelle place pour l’activité physique adaptée dans la prise en charge de la lombalgie ?

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux des lombalgies. En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à muscler le dos et les abdominaux, ce qui renforce et soutient la colonne vertébrale dans les mouvements quotidiens.

De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes souffrant de lombalgies : par exemple, aviron, natation, taïchi chuan et qi gong.

Dans le cadre des lombalgies, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (renforcement musculaire, amélioration des postures, contrôle du poids, etc.) et les contre-indications propres au patient. Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies / départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).

Les médicaments des lombalgies chroniques

Le traitement des lombalgies chroniques utilise les mêmes médicaments que les crises de lombalgie aiguë.

Parfois, certains antidépresseurs sont utilisés pour leur capacité à soulager les douleurs d’origine nerveuse.

Deux autres médicaments (ATEPADENE, UTEPLEX), disponibles sans ordonnance, ont une indication dans les douleurs dorsales primitives. Leur intérêt est mal défini.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 18 Juin 2019

Médicaments de rhumatologie divers

Légende
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Dans certains cas, par exemple une hernie discale qui fait pression sur les fibres nerveuses qui contrôlent les mouvements, la chirurgie peut s’avérer nécessaire.


Que penser de l’ostéopathie contre le mal de dos ?

ostéopathe

Depuis une vingtaine d’années, l’ostéopathie ne cesse de conquérir de nouveaux adeptes en France. Cette forme de manipulation douce du corps a été reconnue par la loi du 4 mars 2002 et quitte son statut de médecine non officielle pour rejoindre l’ensemble des thérapies corporelles, comme la kinésithérapie.

L’ostéopathie considère que les différentes structures du corps (organes, tendons, os, etc.) sont reliées entre elles et ont la capacité de se mouvoir les unes par rapport aux autres. Toute perturbation ou restriction de ces mouvements a des répercussions sur le fonctionnement global du corps et peut entraîner certains symptômes (douleurs, migraines, problèmes digestifs par exemple).

Le travail de l’ostéopathe consiste à identifier les blocages articulaires et les tensions musculaires anormales, et à rétablir la mobilité globale des organes pour favoriser l’équilibre du corps. Pour cela, il fait appel à des manipulations et à des mobilisations de toutes les parties du corps, et plus spécifiquement de la colonne vertébrale et des os du crâne. Les gestes des ostéopathes ne provoquent pas de douleur et ne sont pas dangereux lorsqu’ils sont effectués par des praticiens expérimentés.

Plusieurs études ont montré l’efficacité de l’ostéopathie dans la prise en charge du mal de dos, des douleurs articulaires et des tensions musculaires. Au-delà des ces troubles de la mobilité, les ostéopathes interviennent sur toutes sortes de maladies, mais sans que l’efficacité de leur méthode ait été formellement évaluée dans ces indications.


Sources et références de l'article "Mal de dos (lombalgie)"