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Les compléments alimentaires dans l'ostéoporose

Mis à jour : Lundi 28 Août 2017

Les compléments alimentaires proposés dans la prévention de l’ostéoporose visent soit à fournir aux os les nutriments essentiels à leur maintien : (c’est le cas du calcium, de la vitamine D et peut-être de la vitamine K), soit à lutter contre les effets de la ménopause (ipriflavone).

Quels compléments alimentaires pour prévenir l'ostéoporose ?

compléments alimentaires

Plusieurs substances sont proposées dans le cadre de l'ostéoporose.

Le calcium dans la prévention de l'ostéporose

Bien que les besoins en calcium soient habituellement satisfaits par une consommation régulière de produits laitiers et d’eaux minérales riches en calcium, des compléments de calcium sont parfois prescrits par le médecin traitant. Ces compléments contiennent diverses formes chimiques de ce minéral telles que carbonate, citrate ou gluconate, présentées en comprimés, gélules ou poudre.

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant du calcium. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer au maintien des os à condition de contenir au moins 120 mg de calcium pour 100 g, 100 ml ou par emballage si le produit ne contient qu’une portion.

De plus, selon les autorités de santé européennes, les denrées et suppléments alimentaires apportant au moins 400 mg de calcium par portion (idéalement associés à au moins 15 microgrammes de vitamine D) peuvent prétendre contribuer à réduire la perte de densité minérale osseuse, chez les femmes ménopausées de 50 ans et plus. La consommatrice doit être informée que l'allégation concerne spécifiquement les femmes de 50 ans et plus, et que l'effet bénéfique est obtenu moyennant une consommation journalière d'au moins 1 200 mg de calcium, toutes sources confondues.

Néanmoins, récemment, l’analyse de plusieurs études a suggéré que la prise de compléments alimentaires riches en calcium après la ménopause n’aurait que peu d’effet sur la prévention de l’ostéoporose, voire un effet négatif. De plus, la prise de calcium sous forme de suppléments pourrait augmenter le risque de souffrir de maladies cardiovasculaires. Pour cette raison, il est préférable d'augmenter sa consommation d'aliments riches en calcium plutôt que de prendre des compléments alimentaires de calcium.

La vitamine D dans la prévention de l'ostéporose

La vitamine D, relativement peu présente dans les aliments, est surtout synthétisée par la peau sous l’effet des rayons ultraviolets du soleil. Son rôle est capital car elle favorise l’absorption du calcium par le tube digestif, stimule la construction des os et réduit leur destruction (en régulant l’hormone parathyroïdienne).

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant de la vitamine D. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer à l’absorption intestinale et à l’utilisation du calcium et du phosphore, au maintien de taux sanguins de calcium normaux et de l’état normal des os, à condition de contenir au moins 0,75 microgrammes de vitamine D (calciférols) pour 100 g, 100 ml ou par emballage si le produit ne contient qu’une portion.

De plus, selon les autorités de santé européennes, les denrées et suppléments alimentaires apportant au moins 15 microgrammes de vitamine D par portion journalière peuvent prétendre contribuer à réduire le risque de chute associé à l’instabilitité posturale et à la faiblesse musculaire, chez les hommes et les femmes de 60 ans et plus. Le consommateur doit être informé que l'effet bénéfique est obtenu moyennant la consommation journalière de 20 microgrammes de vitamine D, toutes sources confondues.

Récemment, il a été établi que l’alimentation, même équilibrée, et la lumière du soleil ne sont pas assez efficaces pour apporter suffisamment de vitamine D, en particulier chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Pour cette raison, les autorités sanitaires recommandent désormais la prescription de suppléments de vitamine D (entre 800 et 1000 UI par jour), en particulier chez les personnes de plus de 60 ans.

Chez les personnes à risque de carence, il est intéressant de faire une prise de sang pour mesurer le taux de 25-OH-vitamine D. La concentration sanguine de 25-OH-vitamine D devrait se situer entre 30 et 45 ng/ml de sang. Si le taux sanguin de vitamine D est inférieur à 30 ng/ml, le médecin prescrit une supplémentation en vitamine D pour le ramener à des valeurs normales. Lorsque cet objectif est atteint, un traitement d’entretien est prescrit pour le maintenir tout au long de la vie.

Cette supplémentation peut prendre la forme d’un traitement quotidien oral (à prendre pendant le repas) ou d’injections mensuelles ou trimestrielles (la vitamine D s’accumule dans la graisse du corps).

La vitamine K dans la prévention de l'ostéporose

Selon des données récentes, une alimentation riche en vitamine K pourrait augmenter la densité osseuse. Toutefois, ces allégations reposent sur des enquêtes alimentaires et non sur l’administration de compléments.

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant de la vitamine K. Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits peuvent prétendre contribuer au fonctionnement normal des os, à condition de contenir au moins 11 microgrammes de vitamine K (phytoménadione et ménaquinones) pour 100 g, 100 ml ou par emballage si le produit ne contient qu’une portion.

L’ipriflavone dans la prévention de l'ostéporose

L’ipriflavone est un dérivé synthétique de l’une des isoflavones du soja. Des études cliniques ont montré que, associée à du calcium, elle contribue à prévenir l’ostéoporose chez les femmes ménopausées. En Italie, elle est commercialisée en tant que médicament contre l’ostéoporose.

Les autres compléments alimentaires dans la prévention de l'ostéoporose

Depuis 2012, faute de preuves d'efficacité convaincantes, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant de l'acide gamma-linolénique (GLA), des coquilles d'œufs ou d'huîtres, des acides gras oméga-3 des huiles de poisson (EPA/DHA), de l'huile de germe de blé, des fructo-oligosaccharides (FOS) ou des inulines de prétendre favoriser l'absorption intestinale du calcium, ou de contribuer au fonctionnement normal ou à la solidité des os.

De plus, l'Agence européenne de sécurité des aliments a interdit aux compléments alimentaires contenant des isoflavones du soja de prétendre contribuer à maintenir la densité des os pendant ou après la ménopause.

Existe-t-il des risques à prendre des compléments alimentaires pour prévenir l'ostéoporose ?

La prise de calcium en grande quantité peut provoquer des ballonnements ou une constipation. Chez certaines personnes, elle pourrait également entraîner l’apparition de calculs rénaux ou de maladies cardiovasculaires. En outre, les compléments de calcium peuvent diminuer l’absorption de certains médicaments : traitements de l’ostéoporose, antibiotiques de la famille des cyclines et des quinolones, hormones thyroïdiennes, par exemple. Du fait du doute qui subsiste concernant les effets de la supplémentation en calcium sur la santé osseuse des femmes après la ménopause, il est préférable d’avoir une alimentation naturellement riche en calcium plutôt que de prendre des compléments qui en contiennent de grandes quantités.

La vitamine D s’accumule dans l’organisme. Un excès d’apport peut engendrer de graves complications. Néanmoins, les cas d'intoxication sont exceptionnels et liés à des doses extrêmement élevées.

Enfin, l’ipriflavone peut se révéler toxique pour les globules blancs qui sont les cellules de l’immunité. Son usage est donc limité.

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