En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Les traitements de l’ostéoporose

Mis à jour : Mercredi 10 Mai 2017

Comment soigne-t-on l’ostéoporose ?

Parallèlement à une bonne hygiène de vie (alimentation suffisamment riche en calcium, pas ou peu de tabac et d’alcool, consommation modérée de café, activité physique régulière), un traitement de l’ostéoporose peut être prescrit par le médecin. L’objectif du traitement médicamenteux est de prévenir la survenue de fractures liées à l’ostéoporose. Les médicaments disponibles agissent soit en empêchant la destruction de l’os, soit en stimulant sa formation.

Pour décider de l’opportunité de prescrire ces médicaments, le médecin prend en compte de nombreux éléments : l’âge de son patient ; le degré de perte osseuse mesurée par la densitométrie ; des antécédents de fracture des vertèbres, du col du fémur ou d’autres os chez son patient ou chez un de ses parents directs ; une éventuelle maigreur ; etc. En général, ces médicaments sont plutôt prescrits à des personnes qui présentent une perte osseuse marquée et qui ont déjà eu une ou plusieurs fractures potentiellement liées à ce défaut de densité osseuse.

Pour montrer leur efficacité, ces traitements doivent être pris pendant au moins quatre ans. Leurs effets doivent être évalués régulièrement, en surveillant la taille du patient et en pratiquant éventuellement des radiographies de la colonne vertébrale. Néanmoins, l’efficacité des traitements contre l'ostéoporose est, dans leur ensemble, difficile à mesurer. Il est nécessaire de suivre de larges groupes de patients traités pendant des années pour être certain qu'un médicament parvienne à diminuer de manière significative le risque de fracture liée à cette maladie.

D’autres mesures peuvent être mises en place, destinées à aménager le domicile pour prévenir les chutes. Enfin, le port de protecteurs de hanche peut être conseillé par le médecin.

Les protecteurs de hanche
Les protecteurs de hanche sont des coques rigides ou semi-rigides, garnies de mousse antichoc et maintenues en place par des sous-vêtements spécialement adaptés. Leur utilisation réduit le risque de fracture du col du fémur, à condition qu'ils soient portés non seulement lors des déplacements, mais également à domicile et si possible la nuit (risque de chutes nocturnes). En pratique, le caractère encombrant, inesthétique et inconfortable de ces protecteurs en limite toutefois l'utilisation, et par conséquent l'efficacité qui semble plus marquée chez les personnes de plus de 80 ans. Certains de ces dispositifs sont pris en charge par l'Assurance maladie dans la prévention des fractures du col du fémur chez les personnes âgées séjournant en institution (maisons de retraite et service de soins de longue durée).

Quelle place pour l’activité physique adaptée dans la prise en charge de l’ostéoporose ?

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie de la prévention et des traitements non médicamenteux de l’ostéoporose. En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à une meilleure solidité des os et à la préservation, malgré l’âge, du capital osseux. De plus, elle contribue à réduire le risque de chute, aux conséquences souvent dramatiques chez les personnes qui souffrent d’ostéoporose.

De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes souffrant d’ostéoporose : par exemple, athlétisme, escrime, basket-ball, football, taïchi chuan et qi gong.

Dans le cadre de l’ostéoporose, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (amélioration de l’équilibre, renforcement musculaire, amélioration de la solidité osseuse, etc.) et les contre-indications propres au patient (les personnes qui souffrent d’une ostéoporose sévère doivent être particulièrement encadrées). Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies / départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).

Les médicaments de l’ostéoporose

L'apport de calcium et/ou de vitamine D

En cas d’exposition insuffisante au soleil, le médecin peut prescrire un apport supplémentaire en vitamine D et en calcium sous la forme de médicaments. Cet apport prévient une carence en calcium qui est un facteur aggravant de la perte osseuse. Il a été démontré que l'association vitamine D-calcium réduit le risque de fracture du col du fémur chez les femmes de plus de 80 ans carencées et en institution.

Légende
Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

Les biphosphonates

Encore appelés bisphosphonates, ces médicaments sont utilisés pour prévenir et traiter l’ostéoporose. Ils ont la particularité de se fixer exclusivement dans les os pour empêcher leur destruction. Ces médicaments existent sous forme de comprimés (à prendre tous les jours ou une fois par semaine ou même une fois par mois selon les substances et les dosages) ou de solution injectable par voie intraveineuse (à administrer tous les trois mois ou tous les ans selon la substance).

Dans le cas des traitements par voie orale (comprimés), les bisphosphonates peuvent provoquer une irritation de l'œsophage. Les comprimés doivent toujours être avalés avec un grand verre d'eau peu minéralisée (eau du robinet), en position assise ou debout. Il est également indispensable de les prendre en dehors des repas (au moins une demi-heure avant un repas) : l’efficacité du traitement en dépend.

Les principaux effets indésirables de ces médicaments sont des troubles digestifs et des réactions cutanées (démangeaisons, urticaire). La prise de biphosphonates est également associée à de rares cas d'ostéonécrose de la mâchoire, en particulier chez les personnes ayant récemment subi des interventions dentaires ou chez celles présentant un mauvais état des dents et de la bouche. Un bilan buccodentaire chez le dentiste est nécessaire avant de débuter le traitement, puis au moins une fois par an au cours du traitement. De plus, toute douleur dentaire justifie de consulter rapidement son dentiste.

D'autre part, un risque de fractures du fémur (os de la cuisse) a été identifié, en particulier lors d’une utilisation de longue durée. La survenue d’une douleur, d’une faiblesse ou d’une gêne dans la cuisse doit être signalée rapidement au médecin. Pour en savoir plus : Biphosphonates : des médicaments paradoxaux.

Biphosphonates : acide ibandronique

Bisphosphonates associés à la vitamine D

Légende
Médicament générique

Le raloxifène

Ce médicament appartient à la famille des modulateurs sélectifs des récepteurs estrogéniques (SERM). Il joue un rôle protecteur contre l’ostéoporose en reproduisant l’action des estrogènes sur les os. Comme les estrogènes, les SERM augmentent légèrement le risque de formation d'un caillot de sang dans une veine (thrombose), mais en revanche, ils sont sans effet sur les seins ni l'utérus. Ce médicament est indiqué dans le traitement et la prévention de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées.

Légende
Médicament générique

Les traitements hormonaux substitutifs

À la ménopause, la perte osseuse est directement liée à la chute des concentrations d'estrogènes dans le sang. La prise d’estrogènes (par voie orale ou par voie cutanée) permet d’empêcher ou d’atténuer cette perte osseuse. Elle doit être associée à un traitement par progestatif pour prévenir le développement anormal de la muqueuse de l’utérus. Le progestatif n’est pas nécessaire chez les femmes chez qui l’utérus a été retiré chirurgicalement (hystérectomie). A l’arrêt du traitement, la densité osseuse diminue de nouveau. Le traitement hormonal substitutif (THS) est indiqué chez les femmes ménopausées souffrant d'ostéoporose lorsque les autres traitements ne peuvent être utilisés.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 20 Juin 2017

Estrogènes et progestatifs en association

Estrogènes par voie cutanée

Les autres traitements de l'ostéoporose

Les autres traitements de l’ostéoporose sont le tériparatide, le dénosumab, le ranélate de strontium et la calcitonine.

Le tériparatide (FORSTEO) est une substance proche de l’hormone parathyroïdienne, qui régule les taux de calcium et de phosphore dans le sang. Elle stimule la formation de l'os. Chez les femmes ménopausées, les études ont montré une réduction de l'incidence des fractures vertébrales, mais non des fractures de la hanche. Ce médicament se présente sous forme de solution injectable, à administrer par voie sous-cutanée tous les jours. En raison de son coût, il a un statut de médicament d'exception (prescription sur une ordonnance particulière). Son remboursement est limité au traitement de l'ostéoporose chez l'homme et chez la femme ménopausée ayant eu au moins deux fractures vertébrales et pour une durée de 18 mois.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 20 Juin 2017

Tériparatide

Le dénosumab (PROLIA) est un anticorps monoclonal qui bloque les ostéoclastes. Les études ont montré qu'il permet de réduire le risque de fractures vertébrales, non vertébrales et de la hanche. Il est indiqué dans le traitement de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées à risque élevé de fractures. Il est également indiqué chez les hommes qui présentent un risque élevé de fracture, mais n'est pas remboursé dans cette indication. Il se présente sous forme de solution injectable, à administrer par voie sous-cutanée tous les 6 mois. Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé, ce médicament devrait être réservé en cas d'impossibilité à utiliser les biphosphonates.

Des effets indésirables, parfois graves, ont été rarement observés : baisse du taux de calcium dans le sang, nécrose de la mâchoire, fracture du fémur. L’agence du médicament a publié en septembre 2014 de nouvelles recommandations concernant l'hygiène buccale et le suivi médical pour minimiser les risques.

Pour en savoir plus : PROLIA : actualisation des mesures de minimisation des risques.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 20 Juin 2017

Dénosumab

Le ranélate de strontium (PROTELOS) est utilisé dans le traitement de l'ostéoporose chez la femme ménopausée et chez l'homme, qui présentent un risque élevé de fracture, en cas de contre-indication ou d'intolérance aux autres traitements de l'ostéoporose. Ce médicament réduit le risque de fracture des vertèbres et de la hanche.

Des effets indésirables graves ont été rapportés chez des patients traités par ranélate de strontium : allergie cutanée, d'évolution parfois fatale, thromboses veineuses (phlébite…), infarctus du myocarde. La survenue d’une éruption cutanée, notamment pendant les trois à six premières semaines de traitement, impose l’arrêt immédiat du traitement et un avis médical urgent. Ces effets indésirables ont amené les autorités de santé à réévaluer ce médicament et à restreindre son indication aux cas d’ostéoporose sévère et à le contre-indiquer en cas de risque cardiovasculaire, d’antécédent d’accident thromboembolique ou d’immobilisation.

Ce médicament n’est plus remboursé depuis le 1er mars 2015 suite au jugement de la Haute Autorité de Sante (HAS) qui a estimé le service médical rendu insuffisant.

L’arrêt de commercialisation de PROTELOS est programmé pour août 2017. Si vous êtes actuellement traité par ce médicament, vous devez revoir sans urgence votre médecin pour qu’il modifie votre traitement.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 20 Juin 2017

Ranélate de strontium

La calcitonine est une hormone qui freine l'activité des cellules qui détruisent l'os. Elle est utilisée dans la prévention de la décalcification osseuse lors d'une immobilisation prolongée (notamment en cas de fracture récente due à l’ostéoporose).

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 20 Juin 2017

Calcitonine

Légende
Médicament générique

Actualités

L'isolement est un des facteurs de risque de dépression chez les personnes âgées (illustration).

Dépression chez les personnes âgées : quel diagnostic ? Quelle prise en charge ?

Levée de l’interdiction de soins funéraires pour les personnes infectées par le VIH/Sida ou une hépatite

Les cas de gonorrhée multirésistante aux antibiotiques de référence augmentent à travers le monde

Augmentation rapide des cas de gonorrhées multirésistantes aux antibiotiques couramment utilisés