La prise en charge de l’ostéoporose

Mis à jour : Mardi 11 Février 2020

Comment soigne-t-on l’ostéoporose ?

Parallèlement à une bonne hygiène de vie (alimentation suffisamment riche en calcium, pas ou peu de tabac et d’alcool, consommation modérée de café, activité physique régulière), un traitement de l’ostéoporose peut être prescrit par le médecin. L’objectif du traitement médicamenteux est de prévenir la survenue de fractures liées à l’ostéoporose. Les médicaments disponibles agissent soit en empêchant la destruction de l’os, soit en stimulant sa formation.

Pour décider de l’opportunité de prescrire ces médicaments, le médecin prend en compte de nombreux éléments : l’âge de son patient ; le degré de perte osseuse mesurée par la densitométrie ; des antécédents de fracture des vertèbres, du col du fémur ou d’autres os chez son patient ou chez un de ses parents directs ; une éventuelle maigreur ; etc. En général, ces médicaments sont plutôt prescrits à des personnes qui présentent une perte osseuse marquée et qui ont déjà eu une ou plusieurs fractures potentiellement liées à ce défaut de densité osseuse.

Pour montrer leur efficacité, ces traitements doivent être pris pendant au moins quatre ans. Leurs effets doivent être évalués régulièrement, en surveillant la taille du patient et en pratiquant éventuellement des radiographies de la colonne vertébrale. Néanmoins, l’efficacité des traitements contre l'ostéoporose est, dans leur ensemble, difficile à mesurer. Il est nécessaire de suivre de larges groupes de patients traités pendant des années pour être certain qu'un médicament parvienne à diminuer de manière significative le risque de fracture liée à cette maladie.

D’autres mesures peuvent être mises en place, destinées à aménager le domicile pour prévenir les chutes. Enfin, le port de protecteurs de hanche peut être conseillé par le médecin.

Les protecteurs de hanche
Les protecteurs de hanche sont des coques rigides ou semi-rigides, garnies de mousse antichoc et maintenues en place par des sous-vêtements spécialement adaptés. Leur utilisation réduit le risque de fracture du col du fémur, à condition qu'ils soient portés non seulement lors des déplacements, mais également à domicile et si possible la nuit (risque de chutes nocturnes). En pratique, le caractère encombrant, inesthétique et inconfortable de ces protecteurs en limite toutefois l'utilisation, et par conséquent l'efficacité qui semble plus marquée chez les personnes de plus de 80 ans. Certains de ces dispositifs sont pris en charge par l'Assurance maladie dans la prévention des fractures du col du fémur chez les personnes âgées séjournant en institution (maisons de retraite et service de soins de longue durée).

Quelle place pour l’activité physique adaptée dans la prise en charge de l’ostéoporose ?

ordonnance

L’activité physique adaptée (APA) fait partie de la prévention et des traitements non médicamenteux de l’ostéoporose. En effet, la pratique régulière d’une activité physique contribue à une meilleure solidité des os et à la préservation, malgré l’âge, du capital osseux. De plus, elle contribue à réduire le risque de chute, aux conséquences souvent dramatiques chez les personnes qui souffrent d’ostéoporose.

De nombreuses activités sportives peuvent être adaptées pour pouvoir être pratiquées par les personnes souffrant d’ostéoporose : par exemple, athlétisme, escrime, basket-ball, football, taïchi chuan et qi gong.

Dans le cadre de l’ostéoporose, le médecin traitant peut désormais prescrire de l’APA en précisant les objectifs recherchés (amélioration de l’équilibre, renforcement musculaire, amélioration de la solidité osseuse, etc.) et les contre-indications propres au patient (les personnes qui souffrent d’une ostéoporose sévère doivent être particulièrement encadrées). Dans les clubs qui proposent ces disciplines, des éducateurs formés à la pratique du sport santé sont chargés de définir des protocoles de remise en forme et d’entraînement adaptés à chaque cas particulier. Les frais engagés, souvent modestes, sont parfois pris en charge par les assurances complémentaires (« mutuelles ») ou les mairies / départements.

Les patients qui ont recours à ces activités adaptées témoignent de bénéfices physiques (par exemple sur l’autonomie et l’endurance), mais également de bénéfices psychosociaux (lutte contre l’isolement, meilleure image de soi).

L'apport de calcium et/ou de vitamine D

En cas d’exposition insuffisante au soleil, le médecin peut prescrire un apport supplémentaire en vitamine D et en calcium sous la forme de médicaments. Cet apport prévient une carence en calcium qui est un facteur aggravant de la perte osseuse. Il a été démontré que l'association vitamine D-calcium réduit le risque de fracture du col du fémur chez les femmes de plus de 80 ans carencées et en institution.

Légende
Médicament générique
Médicament ayant des présentations disponibles sans ordonnance

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