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Les médicaments de la crise de polyarthrite

Mis à jour : Mardi 18 Décembre 2018
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Pour soulager rapidement les personnes qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde, on dispose de différents types de traitements d'action immédiate ou à visée symptomatique.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) dans la polyarthrite rhumatoïde

Les AINS utilisés dans la polyarthrite rhumatoïde sont nombreux et très utiles du fait de leur effet anti-inflammatoire et antalgique (contre la douleur). Cependant, ils ne font que soulager les symptômes et ne ralentissent pas l’évolution de la maladie. Leur administration ne se justifie donc que dans les phases aiguës de la maladie.

Tous les AINS exposent aux mêmes types d’effets indésirables dont la probabilité d’apparition dépend de nombreux facteurs : posologie et durée du traitement, âge du patient, sensibilité particulière et antécédents médicaux, présence d’autres traitements, etc. Les effets indésirables les plus fréquemment observés avec les AINS sont digestifs (maux d’estomac, troubles de la digestion, acidités, nausées, etc.), cutanés (démangeaisons, urticaire, etc.) ou, chez les personnes fragilisées, vasculaires (œdème, thrombose, etc.) ou rénaux (insuffisance rénale aiguë). Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables aux effets indésirables des AINS.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 17 Septembre 2019

AINS : acéclofénac

AINS : acide niflumique

AINS : étodolac

AINS : flurbiprofène

AINS : indométacine

AINS : nabumétone

AINS : sulindac

AINS : ténoxicam

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Médicament générique

Les corticoïdes dans la polyarthrite rhumatoïde

Les corticoïdes sont des substances anti-inflammatoires de la famille de la cortisone. Ils ont un intérêt majeur au cours de la polyarthrite rhumatoïde. À faible dose, ils sont prescrits lors des premiers mois de la maladie pour soulager les symptômes rapidement et efficacement (plus efficacement qu’avec les AINS). Ils pourraient également freiner la progression de la polyarthrite rhumatoïde.

Le plus souvent, les corticoïdes sont utilisés par voie orale (par la bouche). Leur usage sous forme intraveineuse à fortes doses peut être indiqué dans des cas particuliers de polyarthrite rhumatoïde, uniquement en milieu hospitalier. Par voie orale, la posologie est ajustée progressivement pour atteindre la dose minimale efficace (pour limiter les effets indésirables).

Les personnes traitées par les corticoïdes pour une durée supérieure à trois mois présentent un risque plus élevé de développer une ostéoporose : un suivi de la densité osseuse est régulièrement pratiqué et un traitement spécifique est prescrit si nécessaire (biphosphonate, calcium et vitamine D). Ce traitement est systématiquement prescrit chez les femmes ménopausées qui sont traitées pour une polyarthrite rhumatoïde.

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Médicament générique

Les injections intra-articulaires dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde

Dans certains cas, le rhumatologue peut décider de pratiquer une injection de corticoïdes directement dans l’articulation. Avant l’injection, le rhumatologue peut aspirer le liquide synovial en excès, ce qui soulage également les symptômes. L’injection intra-articulaire de corticoïdes est très efficace sur la douleur et l’inflammation, mais ses effets restent temporaires. De plus, il est important de respecter un intervalle d’au moins trois mois entre deux injections dans une même articulation.

Lorsque la polyarthrite rhumatoïde récidive malgré des infiltrations de corticoïdes, le rhumatologue peut recourir à une synoviorthèse isotopique, c’est-à-dire l’injection intra-articulaire d’une substance radioactive à durée d’action plus longue. La radioactivité (qui reste faible et localisée) inhibe l’épaississement de la membrane synoviale et la production de liquide synovial.

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