En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres.x

Les traitements non médicamenteux de la polyarthrite rhumatoïde

Mis à jour : Mardi 18 Décembre 2018
Image sponsoring article

Au début de la maladie, il est conseillé de maintenir une activité physique qui préserve les articulations. Ces mesures sont complétées par un programme de rééducation fonctionnelle. Mises en place dès le début de la maladie, les différentes techniques de rééducation fonctionnelle vont permettre au patient de préserver sa mobilité et son autonomie, et prévenir les déformations articulaires. Dans certains cas, un traitement chirurgical est nécessaire pour augmenter la mobilité d’une articulation ou la stabiliser.

Rééducation fonctionnelle et polyarthrite rhumatoïde

La rééducation doit être proposée le plus tôt possible car il est plus facile de prévenir une déformation ou une raideur que de la corriger. Les objectifs de la rééducation sont de soulager la douleur, de prévenir les déformations articulaires et de maintenir l’autonomie et la qualité de vie. C’est une rééducation globale qui concerne toutes les articulations et qui est éventuellement associée à des massages contre les douleurs ou les contractures. Depuis l’apparition des médicaments anti-TNF, la place de la rééducation dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde est moins importante, mais elle reste utile à tous les stades de la maladie, en complément des autres traitements.

Kinésithérapie et polyarthrite rhumatoïde

La kinésithérapie lutte contre l'enraidissement, les déformations articulaires et la fonte des muscles, tout en maintenant une certaine flexibilité des articulations. Les séances doivent être de préférence courtes et répétées dans la journée. Les massages décontracturants sont utiles, tant qu’ils restent à distance des articulations touchées et en dehors des poussées inflammatoires. Le kinésithérapeute travaille manuellement sur toutes les articulations, des plus grosses (épaules, hanches, genoux) aux plus petites. Ces manipulations sont éventuellement prolongées par des postures et le port d’orthèses (voir ci-dessous).

Physiothérapie et polyarthrite rhumatoïde

Lors de poussée inflammatoire, il peut être intéressant de pratiquer des applications de froid sur les articulations touchées (toujours à travers un linge humide et pour une durée inférieure à vingt minutes pour éviter de brûler la peau). En dehors des poussées, l’application de chaleur est bénéfique et facilite la rééducation (boues chaudes ou fangothérapie).

Kinébalnéothérapie et polyarthrite rhumatoïde

La kinébalnéothérapie consiste à faire travailler les articulations et les muscles dans un bassin chauffé (environ 35° C). Elle est généralement utile et bien tolérée, mais elle est contre-indiquée en période de poussée inflammatoire. La kinébalnéothérapie permet la décontraction musculaire, l'augmentation de la flexibilité articulaire et la marche, même chez les personnes qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde sévère au niveau des hanches et des genoux.

Ergothérapie et polyarthrite rhumatoïde

L’ergothérapie consiste à apprendre au patient à préserver son autonomie en dépit du handicap, en adaptant ses gestes et son environnement. Elle est nécessaire dès le début de la maladie et permet la confection des orthèses de main (voir ci-dessous), le choix des aides techniques (par exemple des outils adaptés, des objets à gros manche, etc.) et l’adaptation des lieux de vie et professionnels.

Appareillages et polyarthrite rhumatoïde

Utilisés précocement, les appareillages permettent de prévenir les déformations articulaires : orthèses de repos (pour les mains), orthèses de correction (orthèses plantaires et chaussures orthopédiques). Ces appareillages peuvent être intéressants pour diminuer la douleur et prévenir certaines déformations des articulations. Confectionnés sur mesure dès le début de la maladie par les kinésithérapeutes ou les ergothérapeutes, et réalisés selon des normes techniques rigoureuses, ils sont portés pendant la nuit et, si possible, pendant quelques heures dans la journée, surtout au moment des poussées. Des appareillages de travail sont également utilisés pour réduire les déformations des doigts.

Actualités

Dépression et burnout : un danger pour les médecins avec des répercussions sur les patients (illustration).

Quand les médecins dépriment, les patients trinquent aussi

Selon la HAS, le dépistage universel de l'hépatite C n'est pas pertinent en France

Hépatite C : selon la HAS, le dépistage universel n’est pas pertinent en France

En France, environ 20 000 personnes ont initié un traitement prophylactique pré-exposition au VIH (PrEP)

Prévention du VIH : depuis 2016, plus de 20 000 personnes ont initié une PrEP