Rhumatisme psoriasique

Mis à jour : Vendredi 04 Septembre 2020

Image sponsoring article

Le rhumatisme psoriasique est un rhumatisme inflammatoire chronique qui se traduit par des douleurs, des gonflements et des raideurs articulaires. Même s’il est plus fréquent chez les personnes souffrant de psoriasis, 20 % des personnes atteintes de rhumatisme psoriasique ne présentent pas cette maladie de la peau.

Évoluant par poussées, parfois séparées de longues périodes d’accalmie, le rhumatisme psoriasique passe parfois inaperçu, voire est confondu avec une autre forme de rhumatisme chronique comme la spondylarthrite.

Des traitements permettent de soulager les poussées aiguës, mais aussi de réduire leur fréquence d’apparition.

Qu'appelle-t-on rhumatisme psoriasique ?

rhumatisme psoriasique

Le rhumatisme psoriasique est un rhumatisme inflammatoire chronique qui fait partie des spondyloarthrites (également appelées spondylarthropathies), comme la spondylarthrite ankylosante, les arthrites réactionnelles et les arthrites associées aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI : maladie de Crohn et rectocolite hémorragique).

Le rhumatisme psoriasique se traduit par une inflammation des articulations à l’origine de douleurs et de raideurs, associées à de la fatigue. Il est dû à une réaction du système immunitaire contre les articulations, les tendons et les ligaments. Le rhumatisme psoriasique est souvent observé chez les personnes qui souffrent de psoriasis, une maladie inflammatoire chronique de la peau.

Les différentes formes de rhumatisme psoriasique

On distingue trois formes de rhumatisme psoriasique :

  • la forme dite « axiale », qui touche la colonne vertébrale, les articulations du thorax et celles qui joignent le bassin et les vertèbres lombaires (articulations sacro-iliaques) ; cette forme peut parfois être confondue avec la spondylarthrite axiale.
  • la forme dite « articulaire périphérique », qui touche les genoux, les hanches, les épaules, les doigts ou les orteils ; c’est la forme la plus fréquente.
  • la forme dite « atteinte des enthèses », qui touche les talons et les coudes. Les enthèses sont les attaches des tendons et des ligaments sur les os.

Un patient atteint de rhumatisme psoriasique peut souffrir d’une de ces formes, ou de plusieurs, simultanément ou successivement.

Qui est touché par le rhumatisme psoriasique ?

On estime que le rhumatisme psoriasique touche environ 93 000 personnes en France, autant d’hommes que de femmes. Les symptômes apparaissent en général chez des personnes âgées de 30 et 50 ans.

Environ 80 % des personnes qui souffrent de rhumatisme psoriasique sont également touchées par le psoriasis. Mais seulement 20 à 30 % des personnes atteintes de psoriasis développeront un rhumatisme psoriasique. En règle générale, le rhumatisme psoriasique apparaît 5 à 10 ans après l’apparition des symptômes cutanés du psoriasis, mais chez 15 % des patients atteints de psoriasis le rhumatisme psoriasique est apparu avant les symptômes cutanés.


Quelles sont les causes du rhumatisme psoriasique ?

Comme le psoriasis et les autres rhumatismes inflammatoires chroniques, le rhumatisme psoriasique est dû à la conjonction d’une prédisposition génétique et de facteurs environnementaux (par exemple le stress, des traumatismes physiques ou émotionnels ou des infections). Sous l’action combinée de ces facteurs, le système immunitaire réagit de façon anormale et attaque les tissus des articulations comme si ils constituaient des corps étrangers.

Cette réaction immunitaire provoque une inflammation locale à l’origine des douleurs, des raideurs et des gonflements des articulations et, à plus long terme, des lésions.

Quels sont les facteurs de risque du rhumatisme psoriasique ?

Les personnes qui portent le gène HLA B27 dans leurs chromosomes ont un risque plus élevé de développer un rhumatisme psoriasique (ou un psoriasis) : ce gène est présent chez 25 % des personnes atteintes de rhumatisme psoriasique. HLA B27 code pour une protéine de surface des cellules qui est impliquée dans leur reconnaissance par le système immunitaire. Ce sont les protéines HLA qui définissent les compatibilités entre donneurs et receveurs pour les greffes d’organe.

HLA B27 est présent chez 8 % des personnes d’origine européenne et 0,5 à 1 % des personnes d’origine asiatique. De ce fait, les personnes d’origine asiatique, comme celles d’origine africaine, ont un moindre risque de développer un rhumatisme psoriasique.

D’autres facteurs de risque de rhumatisme psoriasique sont suspectés : l’obésité, le diabète de type 2, l’hypertension artérielle, le syndrome métabolique et, bien sûr, le psoriasis, en particulier dans les formes sévères et étendues, ainsi que celles qui touchent le cuir chevelu, les ongles ou le pli interfessier.

On estimait habituellement que 8 à 15 % des personnes atteintes de psoriasis souffrent de rhumatisme psoriasique, mais une étude récente semble indiquer que ce chiffre pourrait atteindre jusqu’à 30 %, avec une absence de diagnostic dans un cas sur deux.

Quel est le risque de transmettre un rhumatisme psoriasique à ses enfants ?

Le risque de psoriasis chez un enfant dépend du nombre de personnes de la famille qui sont eux-mêmes atteints : selon une étude de 1997 portant sur plus de 3 700 familles, il y a 83 % de risque de développer un psoriasis si les deux parents et un frère ou une sœur sont atteints, 65 % si les deux parents sont atteints, 51 % si un parent et un frère ou une sœur sont atteints, 28 % si seulement un des deux parents est concerné, et 24 % si seulement un frère ou une sœur a déclaré la maladie.

En terme de rhumatisme psoriasique, il semble que le risque de le transmettre est deux fois plus élevé lorsque le père est affecté par cette forme de rhumatisme. De plus, lorsqu’une personne est touchée par un rhumatisme psoriasique, le risque qu’un frère ou une sœur le soit également est de 10 % si aucun parent n’est touché, de 22 % si la mère est touchée et de 31 % si le père est touché.


Quels sont les symptômes du rhumatisme psoriasique ?

Les symptômes du rhumatisme psoriasique sont peu spécifiques et ressemblent pour beaucoup à ceux des autres formes de rhumatismes inflammatoires chroniques. Lorsque les crises aiguës (les « poussées ») du rhumatisme psoriasique sont peu sévères et très espacées dans le temps (plusieurs années entre deux poussées), il n’est pas rare que le rhumatisme psoriasique passe inaperçu. On estime que, chez la moitié des patients souffrant de psoriasis et de rhumatisme psoriasique, ce dernier n’a jamais été diagnostiqué.

Deux symptômes, présents chez 30 à 50 % des patients, sont particulièrement caractéristiques du rhumatisme psoriasique :

  • l’enthésite, ou inflammation des enthèses, les attaches des ligaments et des tendons sur les os, à l’origine de douleurs articulaires ;
  • la dactylite, une inflammation des articulations des doigts qui provoque douleur et gonflement : le doigt prend une forme « de saucisse ».

Ces symptômes sont souvent asymétriques (un seul côté du corps est touché).

D’autres symptômes peuvent également être observés :

  • des douleurs articulaires qui réveillent au milieu de la nuit ;
  • de la fatigue, en particulier pendant les poussées ;
  • une raideur articulaire matinale qui est soulagée par le mouvement (« dérouillage ») ;
  • des gonflements au niveau des articulations dus à une inflammation de la membrane qui protège les articulations (la « membrane synoviale »). Ces gonflements témoignent d’un « épanchement de synovie », c’est-à-dire une augmentation du volume de liquide présent dans l’articulation.

Chez les personnes qui souffrent de psoriasis, un symptôme est fréquemment présent lors de rhumatisme psoriasique (70 à 80 % des cas) : les ongles présentent de nombreux petits cratères, on parle « d’ongles en dé à coudre » ou « ongles de couturière ».

Dans certains cas, le rhumatisme psoriasique peut s’accompagner d’une inflammation des yeux (« uvéite »), d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI : maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique), de troubles du rythme cardiaque ou d’anomalies des valves cardiaques.

Comment évolue le rhumatisme psoriasique ?

Le rhumatisme psoriasique évolue par crises aiguës (les « poussées ») séparées par des périodes d’accalmie. Chez les personnes également atteintes de psoriasis, ces poussées sont indépendantes des poussées de symptômes cutanés.

Sans traitement, le rhumatisme psoriasique peut provoquer des raideurs articulaires irréversibles (on parle alors d’ « ankylose »), voire des déformations articulaires elles aussi irréversibles. Ces complications peuvent être à l’origine d’un handicap.

Comment diagnostique-t-on le rhumatisme psoriasique ?

Le rhumatisme psoriasique peut être diagnostiqué par un dermatologue (chez un patient atteint de psoriasis) ou un rhumatologue. Outre les symptômes, une série d’examens complémentaires (radiographies, tests sanguins) permettent de confirmer la suspicion de rhumatisme psoriasique.


La prise en charge du rhumatisme psoriasique

Le traitement du rhumatisme psoriasique repose sur la prescription de médicaments, mais également sur des appareillages orthopédiques, de la rééducation fonctionnelle, de l’activité physique adaptée et, éventuellement des interventions chirurgicales.

Les médicaments prescrits contre le rhumatisme psoriasique visent à soulager la douleur et prévenir les dommages articulaires, en diminuant l’inflammation locale. Ils contribuent également à limiter la perte de mobilité articulaire.

Les traitements de fond sont prescrits pour prévenir les poussées de rhumatisme psoriasique chez les personnes qui en souffrent de manière fréquente, ou lorsque les traitements pour soulager les poussées ne sont pas suffisants. Ces traitements visent à inhiber partiellement l'action du système immunitaire pour réduire l'inflammation : ils sont dits « immunosuppresseurs ». Ces traitements sont réservés aux rhumatismes psoriasiques sévères ou de sévérité modérée mais qui ont un fort impact sur la qualité de vie du patient.

Les traitements des poussées de rhumatisme psoriasique

Les poussées de rhumatisme psoriasique sont généralement soulagées par la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS, par exemple ibuprofène ou kétoprofène).

Dans certains cas, des médicaments antalgiques (contre la douleur) peuvent être prescrits pour une durée limitée. Enfin, il est possible de pratiquer des injections de corticoïdes (médicaments de la famille de la cortisone) directement dans la ou les articulations douloureuses.

Les traitements de fond du rhumatisme psoriasique

Le méthotrexate dans le traitement du rhumatisme psoriasique

Le méthotrexate, médicament immunosuppresseur, est le traitement de fond de référence du rhumatisme psoriasique de l'adulte. Son mécanisme d’action repose sur une réduction de l’hyperactivité du système immunitaire et des réactions inflammatoires. Le méthotrexate se prend une fois par semaine. Chez les patients pour qui la voie orale ne donne pas de résultats suffisants, il est également possible d’administrer le méthotrexate en injection.

Le méthotrexate est généralement bien supporté : 50 % des patients traités peuvent poursuivre le traitement pendant au moins trois à cinq ans. Les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs (diarrhée, nausées, etc.). Les patients qui prennent du méthotrexate sont régulièrement suivis (examen clinique et prise de sang) pour déceler d’éventuels effets indésirables. En général, les personnes qui prennent du méthotrexate prennent également de la vitamine B9 (folates) pour éviter certains effets indésirables.

Son usage chez les personnes qui souffrent d’hépatite chronique oblige à faire régulièrement des examens complémentaires. De plus, lors de traitement par méthotrexate, il est préférable de ne pas prendre d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 25 Août 2020

Méthotrexate

Légende
Médicament générique

La ciclosporine dans le traitement du rhumatisme psoriasique

La ciclosporine, médicament immunosuppresseur, a une efficacité comparable au méthotrexate. Cette substance a la propriété de bloquer certaines cellules qui interviennent dans les réactions immunitaires. Ces principaux effets indésirables sont une toxicité rénale, l’hypertension artérielle, des troubles du foie, des tremblements, des fourmillements des mains et des pieds, une pousse excessive des poils, des troubles digestifs, un gonflement des gencives.

Actuellement, il n’existe pas de médicament à base de ciclosporine officiellement indiqué dans le traitement du rhumatisme psoriasique. Néanmoins, certains spécialistes peuvent prescrire ceux utilisés dans le traitement du psoriasis.

La sulfasalazine dans le traitement du rhumatisme psoriasique

La sulfasalazine (SALAZOPYRINE) appartient également à la famille des traitements de fond antirhumatismaux. Elle est parfois proposée dans le traitement du rhumatisme psoriasique, mais n’a pas l’indication officielle. Elle entraîne parfois des complications graves cutanées, sanguines ou hépatiques.

Les biothérapies anti-TNF dans le traitement du rhumatisme psoriasique

Les biothérapies (anticorps monoclonaux ou protéines de fusion) dans le traitement du rhumatisme psoriasique comportent des agents anti-TNF : certolizumab pégol, étanercept, infliximab, adalimumab ou golimumab. Le TNF (Tumor Necrosis Factor) est une protéine présente dans l’organisme qui intervient dans le processus inflammatoire. Elle est produite en excès chez les personnes atteintes de rhumatisme psoriasique. En se liant au TNF, ces médicaments bloquent son action et permettent de diminuer les réactions inflammatoires.

En raison du risque accru d'infections auquel ils exposent, ces médicaments sont réservés au traitement du rhumatisme psoriasique en cas de réponse insuffisante au traitement de fond non biologique, notamment le méthotrexate.

Avant la mise en route du traitement par un médicament anti-TNF, un bilan préalable est effectué pour dépister une éventuelle infection, même bénigne. Un bilan dentaire est également effectué pour dépister une infection des dents qui pourrait se compliquer en infection des valves du cœur. Si une infection est dépistée, elle est traitée par des antibiotiques avant la mise en route du traitement anti-TNF. Le traitement est administré par injections, soit intraveineuse à l’hôpital de jour, soit sous-cutanée (par une infirmière ou le patient lui-même après une formation). Outre le risque infectieux, les agents anti-TNF peuvent être responsables d’une réactivation d’hépatite B, d’insuffisance cardiaque parfois grave, d’atteintes neurologiques et de réactions allergiques (choc anaphylactique). Les patients doivent être suivis régulièrement pour dépister au plus tôt d’éventuelles infections ou des effets indésirables graves.

Lorsqu’on reçoit un médicament anti-TNF, il est important de rester vigilant et de signaler à son médecin tout signe pouvant évoquer une infection : fièvre (même peu élevée) ou perte de poids (même modérée). En effet, une infection négligée peut avoir des conséquences extrêmement graves chez les personnes qui reçoivent des anti-TNF.

Ce sont des médicaments d’exception dont la prescription est réservée à certains spécialistes. L'ordonnance initiale doit être réalisée une fois par an à l'hôpital. Les renouvellements d’ordonnance au cours de l’année peuvent être faits en ville par un spécialiste.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 25 Août 2020

Agents anti-TNF : adalimumab

Agents anti-TNF : certolizumab

Agents anti-TNF : étanercept

Agents anti-TNF : golimumab

Agents anti-TNF : infliximab

Légende
Médicament biosimilaire

Les biothérapies anti-interleukines dans le traitement du rhumatisme psoriasique

Parmi les biothérapies prescrites contre le rhumatisme psoriasique, on trouve des inhibiteurs des interleukines, des protéines naturelles produites par le système immunitaire et impliquées dans le processus inflammatoire.

Ils se présentent sous forme de solution injectable à administrer par voie sous-cutanée. Leurs principaux effets indésirables sont des douleurs articulaires, des maux de tête et des réactions au point d'injection. De rares cas d’atteintes cutanées ont été rapportées (rougeur, desquamation) avec l’ustékinumab. Ils exposent probablement à un risque accru d'infection, comme les autres biothérapies.

Ce sont des médicaments d'exception dont la prescription initiale doit être faite à l’hôpital et est réservée aux médecins spécialistes en dermatologie, en médecine interne et en rhumatologie. Leur remboursement est restreint au rhumatisme psoriasique sévère en cas de réponse inadaptée aux autres traitements de fond antirhumatismaux.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 25 Août 2020

Immunosuppresseurs : ixékizumab

Immunosuppresseurs : sécukinumab

Immunosuppresseurs : ustékinumab

Le léflunomide dans le traitement du rhumatisme psoriasique

Le léflunomide (ARAVA) est un médicament immunosuppresseur d’action lente : un délai de deux à trois mois est nécessaire avant de pouvoir juger de l'efficacité du traitement. Dans l'intervalle, l'usage des traitements antalgiques habituels reste possible.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 25 Août 2020

Immunosuppresseurs : léflunomide

Légende
Médicament générique

L'aprélimast dans le traitement du rhumatisme psoriasique

L’aprélimast (OTEZLA) est un nouvel immunosuppresseur. Il inhibe une enzyme appelée phosphodiestérase qui intervient dans la production de cytokines, des substances messagères du système immunitaire. Il s’agit d’un traitement de seconde intention du rhumatisme psoriasique chez les adultes en cas d’échec, ou de contre-indication, ou d’intolérance à la ciclosporine ou au méthotrexate. Son efficacité semble modeste, mais du fait de sa bonne tolérance, il peut être utile en association avec un autre traitement.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 25 Août 2020

Immunosuppresseurs : aprémilast

Le toficitinib dans le traitement du rhumatisme psoriasique

Le tofacitinib (XELJANZ) appartient à la famille des inhibiteurs des Janus kinases. Ces médicaments bloquent des enzymes, les Janus kinases, qui ont un rôle clé dans la production de cytokines intervenant dans l’inflammation et l’immunité. Le tofacitinib a une indication dans le traitement du rhumatisme psoriasique chez les adultes en association au méthotrexate. Il est destiné aux patient ayant présenté une réponse inadéquate ou une intolérance à un autres traitement de fond antirhumatismal.

Les effets indésirables les plus fréquents du tofacitinib sont l'augmentation des taux cholestérol dans le sang. La tolérance à long terme, notamment les conséquences liée à l'hyperlipidémie, est mal évaluée.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 25 Août 2020

Immunosuppresseur : tofacitinib

L'abatacept dans le traitement du rhumatisme psoriasique

L’abatacept (ORENCIA) agit en freinant l’activation des lymphocytes T (des cellules coordinatrices du système immunitaire). Il empêche ainsi le système immunitaire d’attaquer les tissus normaux des articulations chez les personnes atteintes de rhumatismes inflammatoires. Il est utilisé dans le traitement du rhumatisme psoriasique chez les adultes qui n’ont pas répondu au traitement par un ou plusieurs traitements de fond antirhumatismaux, dont le méthotrexate. Il n’est actuellement pas remboursé dans cette indication. Il doit être prescrit à l’hôpital par un médecin spécialiste en rhumatologie ou en médecine interne. Il peut être administré en perfusion intraveineuse ou par voie sous-cutanée. Comme les autres biothérapies, il peut être à l’origine d’infections graves, dont la tuberculose, et de réactions allergiques.

Liste des médicaments mise à jour : Mardi 25 Août 2020

Immunosuppresseurs : abatacept


Outre les médicaments, d'autres types de traitement existent pour soulager les symptômes du rhumatisme psoriasique.

Les appareillages orthopédiques

Le port d’orthèses, destinées à limiter les mouvements des articulations touchées, permet de soulager la douleur et de prévenir ou limiter les déformations articulaires.

La rééducation fonctionnelle

La rééducation fonctionnelle, qui vient en complément du traitement médicamenteux, est mise en place par un kinésithérapeute qui réalise des programmes adaptés aux articulations touchées. Les séances, pratiquées seul ou en groupe, visent à préserver la mobilité articulaire et la force musculaire, et à soulager la douleur. De plus, elles peuvent contribuer à prévenir les déformations. Lorsque les articulations du thorax sont atteintes, la rééducation fonctionnelle permet également de préserver les capacités respiratoires.

Ces exercices sont souvent complétés par un programme d’exercice à faire au domicile, entre les séances de kinésithérapie.

L'activité physique adaptée

La pratique régulière d’une activité physique ou sportive adaptée est recommandée pour prévenir les complications du rhumatisme psoriasique. Les sports qui ne sollicitent pas trop les articulations du bassin et des jambes sont particulièrement indiqués : natation et vélo. Mais plusieurs fédérations sportives ont également développé des formes adaptées de leur discipline, plus douces sur ces articulations. C’est le cas, par exemple, des fédérations de volley-ball et de basket-ball.

Les interventions chirurgicales

Dans certains cas exceptionnels où les articulations sont très endommagées, la chirurgie permet de corriger une déformation ou de remplacer une articulation par une prothèse.


Sources et références de l'article "Rhumatisme psoriasique"